Les Châteaux de la région de Donnery        

Introduction :

Ce chapître du site Theudericus a pour objet les châteaux et manoirs qui sont présents sur le territoire de la seigneurie de Donnery, ou dans les environs proches de Donnery.

La richesse de ce terroir, liée aux activités du bois et des vignes, ainsi que la proximité de la ville d'Orléans ont fait que de nombreuses seigneuries ont prospéré depuis le haut moyen-âge, dans la région Donnerysienne. De fait de nombreux seigneurs firent batir de belles demeures, voire des châteaux.

Le fait également que le duché d'Orléans ait été un des premiers territoires appartenant à la Royauté Capétienne, a également contribué à la construction de châteaux royaux. Dans le haut Moyen-âge, la Cour royale était encore itinérante, et les Rois Capétiens, férus de chasse à courre, utilisaient régulièrement les châteaux de l'Orléanais, comme demeures pendant l'automne, pour sacrifier à leur passion cynégétique.

Dans les paragraphes suivants, nous nous intéresserons aux châteaux de La Touche, d'Allone, de Latingy, de Chénailles, de la Reinerie, de Reuilly, de la Motte, de Vaux et du Plessis. de Combreux.

La carte suivante montre la localisation de Donnery et des châteaux cités dans ce chapitre du site Theudericus. Merci de cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Les châteaux Donnerysiens (Cliquez pour agrandrir)

Les châteaux Donnerysiens (Cliquez pour agrandrir).


Le château de La Touche :

Le Chateau de La Touche, est situé sur la commune de Donnery, à deux kilomètres au sud du village.

Ce Château est très lié à l'histoire de Donnery, car la seigneurie gouvernée par ce château, fut regroupée au début du XVIIème siècle celles de Donnery et d'Allone.

Cette superbe résidence est située dans la magnifique chêneraie Donnerysienne, jouxtant le Domaine des Grands Billons.

Une des premières familles nobles connues ayant possédé Donnery est la famille Foyal. Il est intéressant de noter que cette famille qui posséda la seigneurie de Donnery de 1445 à 1710, arbore des armoiries présentant une analogie certaine avec les armes de Donnery ("D'argent aux deux chevrons d'azur.")

Le Blason de Donnery.

Le Blason de Donnery.

Les armes de la famille Foyal de Donnery se blasonnent : "De gueules au quatre chevronnels d'argent" (Chevronnel ou étai, et non pas chevron car, les règles héraldiques précisent que le chevron ne peut être rebattu plus de trois fois)

Le Blason des Foyal.

Le Blason de la famille Foyal de Donnery.

Cette famille conclura de nombreuses alliances avec des fiefs proches de Donnery pour accroitre ses domaines.

En 1445, Guyot de Foyal, seigneur de Donnery et d'Allone, épouse Marie Boyau, fille du seigneur de Fay-aux-Loges.

Son fils Jean de Foyal est seigneur de Donnery, d'Allonne, etde Vernillon.

La famille Foyal prospérera, et le petit-fils de Jean, François de Foyal possédera les fiefs d'Allonne, de Donnery, de Fay-aux-Loges, de Puiseaux, de Mainvilliers et sera gouverneur pour le Roi, de la ville de Gergeau (Jargeau), Chateau-Renard et Chatillon sur Loing (vers 1583).

En 1710, Nicolas de Foyal, petit-fils de François, vendra la Terre d'Allonnes et la Seigneurie de Donnery à Jules de Flacourt, Seigneur de la Touche. Le Château de la Touche étant situé sur les terres Donnerysiennes.

Donnery - Le château de La Touche.

Donnery - Le château de La Touche.

Ce château, très remanié au XIXème siècle, posséde dux corps rectangulaires de trois étages. Le batiment le plus ancien est cantonné de quatre tours rondes couvertes de toîts coniques.

Donnery - Le château de La Touche.

Donnery - Corps ancien du château de La Touche.

Le château de d'Allone :

Le Chateau d'Allone, est très lié à l'histoire de Donnery, car la seigneurie afférente à ce chateau, regroupa au début du XVIIème siècle celles de Donnery et de La Touche.

Pour certains auteurs, le nom d'Allone aurait pour origine la tribu Barbare des Alains. Les Alains étaient un groupe de nomades Aryens proches des Sarmates. Les Alains formaient un peuple Scythique, probablement originaire d’Ossétie dans le Caucase. En 375, date du début des "Grandes invasions", une partie d’entre eux prend la fuite devant les Huns et passent en Germanie.

Un de leurs groupes, dirigé par Goar accepte de se joindre aux forces armées Romaines. Flavius Aetius (395-454), sénateur et généralissime des légions romaines installe ces Alains en tant que fédérés, sur la Loire, dans la région à l'Est Orléans, et certainement dans la région de Donnery. Mais ces Alains, Barbares turbulents, sont très mal perçus par les autochtones. Un jour, estimant ne pas être payés assez vite ou suffisamment, ils n'hésitent pas à tuer des sénateurs d'Orléans.

Une centaine de localités de l'Orléanais se souviennent de l'installation de ce peuple Barbare : Allaines, Allainville, etc, dont Allone.

Sous le règne de leur roi Sangiban, les Alains se joignent aux forces d'Aetius qui s'opposent à Attila qui avait envahi la Gaule en 451 et prennent part à la bataille des Champs Catalauniques.

Donnery - Le château d'Allone.

Donnery - Le château d'Allone (Vue aérienne)

Le Domaine d'Allone est assez isolé du village de Donnery.

Les batiments de ce château sont positionnés selon un plan rectangulaire autour d'une grande cour intérieure, rappellant les plans des fermes fortifiés de l'Orléanais et de la Beauce.

Les batiments frontaux sont flanqués de deux grosses tour rondes couvertes d'un toit conique.

Devant ce chateau se trouve un jardin semi-circulaire, qui dans les temps anciens devait certainement former un glacis d'entrée.

Donnery - Le château d'Allone.

Donnery - Le château d'Allone.


Donnery - Les tours du château d'Allone.

Donnery - Les tours du château d'Allone.



Le château de Latingy :

Le Chateau de Latingy est situé à quelques kilomètres de Donnery, sur la commune de Mardié-Pont-aux_Mones.

Ce paragraphe est un extrait du magnifique site de Monsieur Dominique Laborde et du livre de Madame Georgette Allard consacrés à la ville de Mardié.

Compte-tenu de nombreux artefacts datant de l'époque Romaine trouvé dans les environs de Latingy, il est fort probable que ce site fut un domaine rural Gallo-Romain puis Barbare.

La plus ancienne mention qui a pu être trouvée sur Latingy est une saisie féodale de 1446 par Jehan de Monceau, écuyer seigneur de la Roncière sur le lieu et métairie de Latingy appartenant à défunte Jehanne de Meung...

La seigneurie de Latingy s'agrandissant au fil des années, les seigneurs de ce lieu relevaient de différents seigneurs pour leur différentes terres : Le fief du Bouchet réuni à Latingy en 1564 relevait d'un seigneur de Senives près de Pithiviers; la Motte Bretauche, réunie à Latingy avant 1491 avait pour seigneur l'évêque d'Orléans. Un pré relevait du seigneur d'Allonnes paroisse de Donnery et un arpent et demi de pré en la Prairie de Pont aux Moines dépendait de Monsieur de Champvallin à Sandillon. Enfin, le chapitre de Sainte Croix était seigneur féodal pour soixante-neuf arpents sur la ferme de la Gaillardière qui fut réunie à Latingy en 1663.

Les derniers actes de foi et hommage furent passés par Monsieur Lasneau lors de son acquisition de Latingy le 22 janvier 1790 en faveur du seigneur de la Roncière et de l'évêque d'Orléans.

Au XVIème siècle, la seigneurie de Latingy, relevant féodalement de la seigneurie de la Roncière, appartient à la famille Anjorrant, Simon dit Bourré est le chef d'une lignée qui occupera le domaine pendant plusieurs siècles.

Les Anjorrant portaient "D'azur à trois fleurs de lys au naturel, tigées et feuillées de sinople"

Le Blason de la famille Anjorrant.

Le Blason de la famille Anjorrant.

En 1614, la seigneurie de Latingy échut en 1614 à Geneviève Anjorrant épouse de Adrien Dudrac, sieur de Beaulieu, son cousin, conseiller du roi en ses conseils d'Etat et Privé, gentilhomme ordinaire de sa chambre. Elle reste veuve en 1628. Geneviève s'occupe activement de ses propriétés, secondée par un serviteur probe et zélé, son maître d'hôtel Christophe de Paris; ce dernier se constitue rapidement une propriété personnelle importante.

En 1633, Françoise Dudrac, mariée à Nicolas Courtin, seigneur de Rosay en Brie hérite à son tour de Latingy, le mariage eut lieu à Mardié le 13 mars 1633.

Le château de Latingy.

Le château de Latingy.

C'est Nicolas Courtin, conseiller au parlement de Paris qui entreprit la reconstruction du château et fit creuser un canal au bas du jardin. En 1643, il fit dresser le magnifique plan de Fleury que nous connaissons.

Devenu veuf en 1663, il recueillit au nom de ses filles le généreux leg que leur fit le dévoué serviteur de sa famille Christophe de Paris par son testament. it:

Jeanne Françoise Courtin épousa le 26 mars 1667 Thomas Hue seigneur de la Rocque, conseiller au grand conseil, chevalier puis marquis de Miromesnil (près de Dieppe). Il fut ensuite intendant de police, justice et finance de Champagne puis de Touraine. Cette nouvelle famille devait occuper Latingy jusqu'à la Révolution.

Le château de Latingy.

Le château de Latingy.

Bien que fortement restauré fin XIXème siècle, le château à conservé quelques éléments intérieurs ont été conservés. Le pigeonnier date de 1516.

Le château de Chenailles :

Le Château de Chenailles est situé à quelques kilomètres de Donnery, sur la commune de saint-Denis-de-l'Hôtel.

Le château jadis de haute façade en pierre de taille avec un parc dessiné par Le Nôtre, n'est plus qu'une modeste bâtisse dissimulée dans les bois. Il ne reste de l'ancien aménagement qu'un boudoir doré Louis XIV sur les panneaux duquel un élève de Lebrun a peint les "Amours de Renaud et d'Amélie".

Le Château de Chenailles est flanqué de deux pavillons précédés d'une grille sur les piliers de laquelle deux lions héraldiques soutiennent des écussons armoiriés.

De la demi-lune qui est devant cette grille, partent, dans un développement d'éventail, trois avenues dont l'une conduit, à travers bois, jusqu'à Châteauneuf-sur-Loire.

Le château de Chenailles.

Le château de Chenailles.

Au XVIème siècle, le château et ses dépendances appartenait à Geoffroy Vallée, seigneur de Chenailles. Son fils Georges, fut pendu à Paris en 1574, sa fille Marie, porta la terre de Chenailles en dot à Robert Miron, conseiller du roi Henri III. Un autre de ses fils, Jacques, sieur des Barreaux, continua seul la perpétuité du nom.

Le Château fut souvent habité par les rois de France, en particulier le roi Henri IV. L'histoire raconte qu'un jour Henri IV s'y trouvait en compagnie de Gabrielle d'Estrée. Le Vert-Galant" ayant querellé la duchesse, celle-ci s'enfuit à travers bois, où elle eut peur et elle se réfugia jusqu'à une pauvre maison dépendant de Châteauneuf, laquelle depuis fut baptisée la "Belle-Sauve".

Les châteaux de Faye-aux-Loges : La Reinerie et Reuilly :

Le chateau de la Reinerie est situé sur la commune de Faye-les-Loges, à trois kilomètres et demi de Donnery.

Ce château a appartenu à Pierre Alexis Vicomte de Ponson du Terrail (1829- 1871), écrivain populaire au XIXe siècle et l’un des maîtres du roman-feuilleton. Il est célèbre pour son personnage Rocambole.

Le Château de la Reinerie (Faye-aux-Loges).

Le Château de la Reinerie (Faye-aux-Loges).

En Juin 1860, Ponson du Terrail épouse la fille du Maire de Donnery, Mademoiselle Louise Lucile Jarry-Morand, une riche héritière d'origine Lyonnaise et s’allie ainsi à une respectable famille de la bourgeoisie Orléanaise et Donnerysienne.

Il gagne en sa compagnie l'été venu son château de la Reinerie.

Ponson du Terrail achètera également à Donnery, en bordure du canal d’Orléans, une coquette demeure, "les Charmettes", où il trouvera l'inspiration propice à son oeuvre.

Donnery : Les Charmettes.

Donnery : Les Charmettes.

Un second château se trouve également à Faye : Le château de Reuilly.

Le Château de la Reuilly (Faye-aux-Loges).

Le Château de la Reuilly (Faye-aux-Loges).



Le Château Royal de Vitry-aux-Loges :

Le bourg de Vitry-aux_Loges, situé à quatorze kilomètres au Nord-Est de Donnery, possède de nos jours trois châteaux : Le château de la Motte, celui de Vaux et celui du Plessis.

Ce village peut s'enorgueillir du fait d'avoir également abriter au Xème siècle un château Royal.

En effet dans ce château primitif aujourd'hui disparu, les chroniques royales mentionnent qu'Henri Ier, troisième Roi Capétien, petit-fils d'Hugues Capet, trouva la mort le 9 Août 1060, suite à l'absoption d'une potion concotée par son médecin.

Henri Ier (1009 - 1060).

Henri Ier (1009 - 1060).

Le goût pour la chasse des monarques, la nécessité de parcourir sans arrêt le domaine royal pour mettre au pas les seigneurs locaux, poussèrent Henri Ier à s'installer périodiquement, comme l'avait fait son père Robert II le Pieux, à Vitry-aux-Loges, résidence royale depuis le Xème siècle.

L'endroit où séjournait le roi est décrit par certains auteurs comme étant "une enceinte palissadée, murée peut-être, qui renfermait plusieurs maisons de pierre dominées par une grosse tour carrée dans le genre de celle de Beaugency."

Donjon de Beaugency (XIème siècle).

Donjon de Beaugency (XIème siècle).

Ce type de construction correspond bien à l'idée que se font les historiens des châteaux-forts du haut moyen-âge, batis par de très riches et puissants seigneurs.

Le Château de la Motte (Vitry-aux-Loges) :

Au creux de la vallée, près du canal d'Orléans, le château de la Motte, construit au moyen-âge a été reconstruit en 1866. Cette rénovation a conservé les quatre tours d'angles et la façade postérieure.

Le château de La Motte à Vitry-aux-Loges.

Le château de la Motte à Vitry-aux-Loges.

Peut être le plus ancien chateau de Vitry, aprés le chateau royal, il nous apparaît aujourd'hui sous la forme donnée au XIXème siècle aprés un incendie.

Au XVII° siècle, le propriétaire est Abraham Nouël, seigneur de Saint Denis, le château de La Motte appartenait au début du XVIII ème siècle à Jacques d'Estrades, seigneur de la Motte-Vitry, Conseiller du Roy, contrôleur provincial de l'Artillerie.

Le Château de Vaux (Vitry-aux-Loges) :

Le château de Vaux, bati au XVème siècle, est bati un plan quadrangulaire. Il est constitué de quatre corps de logis qui encadrent une grande cour d'honneur.

Le château a conservé trois tours cylindriques d'origine.

Le château de Vaux à Vitry-aux-Loges.

Le château de Vaux à Vitry-aux-Loges.


Le château de Vaux à Vitry-aux-Loges.

Le château de Vaux à Vitry-aux-Loges.


Le Château du Plessis (Vitry-aux-Loges) :

Vitry-aux-Loges possède également le château du Plessis. Ce magnifique château a été construit au XIIème siècle et rénové au XIIIème siècle. La famille de Monsieur et Madame de Beauregard possède ce château depuis la révolution française.

Le château du Plessis est situé près de l'église dans un vaste parc. Il comprend une long batiment haut de deux étages, terminé à chaque extrémité par une tour.

Le château du Plessis à Vitry-aux-Loges.

Le château du Plessis à Vitry-aux-Loges.

Ce château remonte au temps les plus reculés et, depuis Pépin le Bref, Robert le Pieux, Louis le Débonnaire, et Louis VI le Gros, de nombreux rois séjournèrent en cet endroit qui commandait la forêt d'Orléans, ou forêt des Loges.

En 814, le comte d'Orléans Manfret est chargé de préparer la réception du roi Louis le Pieux (778-840), fils de Charlemagne, le château du Plessis devint le séjour des comtes d'Orléans, connus sous le nom de Bouteiller d'Orléans, ce titre fut remplacé par celui de grand Echanson.

Payen fut le premier comte d'Orléans qui porta ce titre, auprés du roi Philippe Ier (1053-1108), c'était le frère de l'évêque d'Orléans. Payen d'Orléans eut un fils Hugues 1er qui épousa Mathé de Vitry vers 1108 la famille de Vitry donnera des évêques à la ville d'Orléans et sera bienfaitrice de l'abbaye de La Cour Dieu, sixième fille de l'abbaye de Cluny, fondée le 30 Avril 1119, et située à une vingtaine de kilomètre au Nord de Donnery.

Les ruines de l'Abbaye de la Cour-Dieu (Ingrannes).

Les ruines de l'Abbaye de la Cour-Dieu (Ingrannes).

Les Bouteillers d'Orléans suivront le roi Saint Louis lors de la Septième et Huitième Croisade, un Payen d'Orléans mourra à Ascaris aux côtés de Robert de Courtenay...

Plus tard, ayant acquis de Domaine de Rère, les Orléans de Rère délaisseront Vitry pour Rère au milieu du XVII siècle.

Au XIVème siècle, la prévôté de Vitry fut transformée en châtellenie et releva du duché d'Orléans dont la forêt prit le nom. Le château du Plessis appartenait au XVIIème siècle, à M. de la Vrillière, lui succèdent les Picots, barons Dampierre ; les Ferrières ; les d'Estrades et les Chauvelin.

En 1700 le Marquis de Garancière, le vendit à Vincent Maynon, baron de Chambon qui louera le chateau à un marchand puis à son régisseur François Deschamps.

En 1731, Barbe Maynon, épouse Roujault vendra le Plessis au sieur Barbot de la ville d'Orléans, par alliances successives, la propriété passera aux Colas des Francs,puis aux Coste de Bagneaux et aux Sordeau de Beauregard en 1844, le nouveau propriétaire Théobald Sordeau de Beauregardfut fut maire en 1852 jusqu'en 1875.

Le Plessis, fief importan, eut jusqu'à la révolution le droit de justice sur ses terres et disposa de prisons, son aspect fut modifié au XIX siècle, en 1870 à la suite d'un incendie qui détruisit en partie les batiments des cotés Sud et Ouest épargnant une des tours et le pigeonnier...

Parmi les autres seigneurs de Vitry, on relève Pierre de Hanelles au XVIème siècle, Philippe et Jean de Bridiers au XVIème siècle également, et les de Ruzé au XVIIIème siècle.

Le château du Plessis à Vitry-aux-Loges.

Le château du Plessis à Vitry-aux-Loges.



Le Château de Combreux :

Combreux est un Village situé sur le Canal d'Orléans, a dix-sept kilomètres au Nor-Est du village de Donnery. Situé en plein coeur de la Forêt d'Orléans. Ce charmant village possède un maginfique château du XVIème, XVIIè siècle.

Combreux existait dès l'antiquité Gallo-romaine. La voie romaine d'Orléans à Sens passait à proximité de son territoire. Son nom latin Combriosium, viendrait de Combri (en vieux français combres) qui signifierait "abattis de bois".

En effet selon le chroniqueur Aimoin, un moine de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, pour échapper à ses ennemis, se serait réfugié dans la forêt d'Orléans à Combreux, et s'y retrancha derrière des fortifications faites d'arbres coupés et amoncelés. Cette fortification sommaire aurait donné le nom au lieu.

Selon d'autres auteurs, le toponyme Combreux viendrait du Gaulois : comboros, mot qui signifie "barrage pour arrêter les poissons",

Dans le haut Moyen-Age, les Rois de France qui possédaient l'Orléanais ont très tôt connu Combreux sans doute entre entre le VIIe siècle et le IXe siècle, car ils aimaient venir chasser dans cette immense forêt.

Il est tout aussi probable que le village a été doté de constructions servant de rendez-vous de chasse. De nombreux capétiens ayant résidé à Vitry-aux-Loges (Cf:Supra), distant de quatre kilomètres de Combreux.

En 1124, le nom de Combreux est mentionné dans une donation où Gui de La Tour fait présent à Saint-Nicolas-d'Acy de "vinage de Combris, au pays d'Orléans".

Le château de Combreux, fut construit au XVIème siécle et agrandi au XVIIème. Il est bati en briques avec des chainages de pierres blanches.

Le Château de Combreux.

Le Château de Combreux.


Ce château est bati en briques avec des chainages de pierres blanches. Le batiment central est assez ramassé mai flanqué de nombreuses tours tant rectangulaires que rondes. Des échaugettes cantonnent certaines tours cylindriques.

Enfin des douves alimentées par le canal d'Orléans, entourent ce magnifique château.

Le château de Vaux à Vitry-aux-Loges.

Facade du château de Combreux.


Au milieu du XIXème siècle, le propriétaire du château, le comte de La Rochefoucauld duc d'Estissac, entreprend de grands travaux, tant pour le château que pour le village. Le château est modifié par l'ajout d'un étage supplémentaire décoré dans le style néogothique.

Armoiries des La Rochefoucauld.

Armoiries des La Rochefoucauld.

Parallèlement à ces grands travaux un pèlerinage en l'honneur de la Vierge est mis en place à partir de 1877, jusqu'à vingt millepersonnes viennent se recueillir en 1904. Par la suite le nombre de pèlerins diminue et après la Seconde Guerre mondiale il est arrêté.

Il est intéressant de noter que le château de Combreux est situé sur le fameux "Méridien de Paris", ligne mythique qui est un élément crucial de l'Enigme de Rennes-le-Château, enigme qui fut en premier lieu dévoilée au grand public par les ouvrages de Gérard de Sède.

L'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire est également positionnée sur ce Méridien.

Combreux et la Vénérie :

Combreux est le siège d'un Rallye de Vénerie, constitué en 1856 par Roger de la Rochefoucauld, duc d'Estissac pour chasser à courre le sanglier et le loup sur le massif d'Ingrannes.

En 1870 le Rallye Combreux est arrêté à cause de la guerre et le duc décède le 9 novembre 1889. En 1877 le chenil est remonté par Alexandre de la Rochefoucauld, il chassera le sanglier éssentiellement sur Ingrannes et quelques cerf dans sa propriété. La meute comporte alors quarante chiens.

Dans les années 1890 la meute s'agrandit jusqu'à soixante-dix chiens et la meute est servie par trois hommes à cheval et autant à pied.

Les deux guerres mondiale détruise la meute mais cette dernière est reconstituée, le 11 novembre 1930 le duc d'Estissac décède c'est son fils Louis qui devient maître d'équipage. De 1946 à 1950 le Rallye Combreux est constitué d'une quinzaine de chiens suite à la guerre. Il retrouve très vite le rythme des hallalis d'avant-guerre avec environ 40 sangier par saison et une meute qui avoisine les 60 anglo-français tricolore et poitevins.

Vénerie à Combreux.

Vénerie à Combreux.



Les Saint-Hubert avec une messe sonné débutent en 1951. Apartir de 1963 les jours de chasse seront les mercredis et les samedis au lieu des lundis et jeudis, l'animal chassé sera alors le cerf. Le duc d'Estissac nomera son fils Pierre-Louis maître d'équîpage à partir de 2005 et le duc décèdera le 19 Septembre 2008.

La meute est actuellement d'une centaine d e chiens servie par Volcelest depuis Février 2006.





Quelques sites externes :











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