L'épée de Sainte Jeanne d'Arc.



Ce chapitre du site Theudericus a pour objet un des objets les plus sacrés de l'Histoire de France : L'Epée de Jeanne d'Arc. L'histoire de cette Epée sera abordée dans les paragraphes suivants, ainsi que les légendes qui sont censées révéler ce qu'est devenu cette Epée.

Histoire de l'Epée de Jeanne d'Arc :

La découverte de l'Epée :

L'Epée de Sainte Jeanne d'Arc est une des arme des plus renommées de l'Histoire Sacrée de France.

Comparable à Durandal, l'épée de Roland, Joyeuse, celle de Charlemagne, Hauteclaire, l'épée d'Olivier le Preux, Courtain l'épée tronquée d'Ogier le Danois, l'Epée de Jeanne qui "bouta les Anglois hors du Royaume de France" participe de la mystique guerrière du Royaume.

Jeanne d'Arc et son Epée.

Jeanne d'Arc et son Epée.


Cette Epée qui fut l'arme par excellence de la Pucelle d'Orléans pendant toutes ses batailles et ses faits d'arme fut découverte sur son indication sous les dalles de l'église de Sainte-Catherine-de-Fierbois (Indre-et-Loire).

Jean Chartier, dans son "Journal du Siège et Chronique de la Pucelle", mentionne l'Epée et les circonstances de son acquisition par Jeanne d'Arc : le Dauphin Charles ayant voulu lui fournir une épée, Jeanne demanda une épée particulière, celle qui devait provenir de l'église de Sainte-Catherine de Fierbois.

Jeanne d'Arc, partie de Vaucouleurs le 23 Février 1429, était parvenue à Sainte-Catherine-de-Fierbois, en Touraine, le 4 Mars et avait prié pour le succès de sa mission dans la chapelle dédiée à Sainte Catherine d'Alexandrie.

Les Voix de Jeanne lui avait indiqué que l'Epée qui lui était destinée était présente dans la chapelle de Sainte-Catherine-de-Fierbois. Les Voix de ses Saints lui avaient précisé que la garde de l'Epée était ornée de cinq croix.

Ces cinq croix symbolisaient les cinq plaies du Christ : Celles des deux mains et des deux pieds de Jésus de Nazareth crucifié et cloué sur la Croix, et de sa plaie au flanc droit faite par le centurion Longin avec son javelot, pour constater sa mort.

A propos de cette Epée, Jean Chartier précise : "on lui demanda si elle (Jeanne) l'avoit oncques veue, et elle dit que non.".

Un forgeron, fonction magique par excellence, fut alors envoyé depuis Tours et découvrit l'Epée parmi plusieurs ex-voto déposés là, apparemment dans un coffre derrière l'autel. Selon d'autres sources, l'Epée était ensevelie près de l'autel de la chapelle. Quoiqu'il en soit, tous les récits concordent sur le fait que l'Epée fut formellement identifiée par les cinq croix.

L'Epée de Charles Martel :

Cette Epée était de facture très ancienne : La légende veut que Charles Martel, après avoir repoussé les Sarrasins des portes de Tours et les avoir battus sur la route de Poitiers le 25 Octobre 732, exterminât les dernières troupes musulmanes dans les bois qui avoisinaient alors Sainte-Maure.

Pour remercier Dieu de cette victoire décisive sur les Maures, Charles-Martel fit construire en ce lieu sauvage appelé Fierbois ("Ferus bocus") une petite chapelle, dédiée à sainte Catherine d'Alexandrie, patronne des soldats. En ex-voto, il y déposa, derrière l'autel, son épée qui avait sauver la Chrétienté.

Dès lors, Jeanne portât cette Epée en toute occasion et cette Epée fut l'arme de tous les sièges et de toutes les exploits de Jeanne (Orléans, Jargeau, Donnery, Meung, Beaugency, Patay)

Mais la Providence sembla quitter La Pucelle, quand Jeanne, selon le duc d'Alençon, brisa à Saint-Denis son Epée sur le dos d'une prostituée, vraisemblablement après la tentative manquée contre Paris en Septembre 1429.

Il semble que la Pucelle d'Orléans ait pris l'habitude de frapper avec cette Epée sur le dos des filles de joie qu'elle rencontrait, de tels incidents étant précédemment mentionnés à Auxerre par le chroniqueur Jean Chartier et par son page, Louis de Coutes, en l'étape de Château-Thierry.

Charles VII se montra très mécontent du bris de l'Epée. Celle-ci avait en effet pris des allures d'arme magique parmi les compagnons de Jeanne, et sa destruction passa pour un mauvais présage.

Ici s'arrête l'histoire "officielle" de l'Epée de la Pucelle d'Orléans. Les chroniques de l'èpoque ne firent plus mention de l'Epée miraculeuse de Jeanne, ni des ses fragments éventuels.





Les légendes sur Histoire de l'Epée de Jeanne d'Arc :

Des nombreux érudits se sont poser des questions sur le bris de l'Epée de Jeanne d'Arc. L'auteur de ces lignes, lui-même s'interroge sur le fait plutôt curieux que Jeanne ait frappé des prostituées avec une arme autant chargée de sens symbolique et sacrée.

De plus, cet estoc qui fut manié gaillardement au cours de tant de batailles, semble bien fragile pour s'être rompu sur le dos d'une catin.

Nous pensons que cette histoire de bris et de prostituée a été inventée, de manière à ce que cette Epée soit définitivement oubliée, de manière à la mettre en lieu sur et à ce que personne ne cherche à la retouver.

Cette mention de prostituée, si incongrue et surprenante, présente une telle opposition avec la symbolique de l'Epée, que cette anecdote est plus que certainement un signe permettant auw Initiés de chercher une explication plus plausible quant au devenir de l'Epée.

De fait plusieurs légendes mentionnent le fait que l'Epée de Jeanne d'Arc a été préservée et a été dissimulée aux yeux des profanes. Dans ce paragraphe, nous aborderons les légendes de Wandonne, de Lagny, et de
Donnery, afférentes à l'Epée de Jeanne d'Arc.

La légende de Wandonne :

Suivant une légende du comté de Flandres, l'Epée de Jeanne d'Arc fut récupérée et conservée par un certain Lyonnel de Wandonne. Wandonne est une petite ville du pas de Calais, (qui s'appelait autrefois Audincthun.)

En effet, le 23 mai 1430 c'est l'écuyer Lyonnel de Wandonne, appelé couramment par les historiens "le Bâtard de Wandonne ", qui eu le triste honneur de capturer Jeannne d'Arc. Celle-ci fut remise au Comte Jean de Luxembourg contre une forte rançon.

La légende dit que l'écuyer avait gardé par devant lui, la fameuse Epée et qu'il l'emmura derrière l'autel de l'église de Wandonne. De nombreuses fouilles et recherches, pour localiser l'Epée furent menées en pure perte dans cette église.

De fait, bon nombre d'historiens et même d'érudits locaux pensent que Wandonne, ne serait pas le véritable lieu ou seraient conservés les reliques de l'Epée de Charles Martel. (Cette petite ville du Pas-de-Calais ne représentant rien dans l'épopée Johannique). Cependant, le lecteur verra plus avant que la récit de Wandonne donne des indications précieuses quant au veritable lieu où pourrait se trouver l'Epée.

La légende de Lagny :

Une autre légende prétend que l'Epée de Jeanne d'Arc serait cachée de l'église Notre-Dame-des-Ardents, à Lagny-sur-Marne, depuis presque six siècles.

La légende prend forme vers en 1430, lors du second passage de Jeanne d'Arc à Lagny-sur-Marne vers la fin Avril. Aux alentours de Lagny, la Pucelle d'Orléans apprend qu'une troupe de Bourguignons, alliés de l'Angleterre, est stationnée à quelques kilomètres de la ville, dans la plaine de Vaires.

A la tête d'une armée, Jeanne engage le combat et fait prisonnier le chef des ennemis, Franquet d'Arras. Elle s'empare de son épée, et revient à Lagny-sur-Marne avec deux armes.

Début Mai, Jeanne d'Arc quitte Lagny, sauf que les témoins disent que Jeanne ne repart qu'avec une seule épée. Quelques jours plus tard, Jeanne d'Arc est arrêtée à Compiègne. Lors de son procès, en février 1431, elle est interrogée sur ses armes. La Pucelle d'Orléans explique que si elle a conservé jusqu'à Compiègne la lame prise à Franquet d'Arras, elle en a offert une première à l'abbaye de Lagny-sur-Marne. Personne ne précise allors si l'épée confiée à l'abbaye est bien celle de Charles Martel.

Depuis, l'épée serait cachée dans l'église Notre-Dame-des-Ardents, dans un mystérieux souterrain, une éventuelle crypte ou dans un pilier.

Cependant les érudits sont très prudent avec cette légende de Lagny. En effet, des historiens précise qu'un frère de Jeanne d'Arc, chargé de veiller sur ses biens, aurait été en possession de cette fameuse Epée, et ce après la mort de sa soeur Jeanne.

La légende de Donnery :

Une troisième légende fait état de la conservation de l'Epée de Jeanne d'Arc. Celle ci concerne le village de Donnery, situé dans le Duché d'Orléans.

Cette nouvelle légende Orléanaise, fait pendant à la légende de Wandonne. En effet, des historiens ont fait appel à la Science Sacrée de l'Héraldique, afin de retrouver ésotériquement le véritable lieu où seraient cachées les reliques.

Des rapprochements héraldiques et onomastiques troublant laissent à penser que les reliques de l'Epée de Jeanne d'Arc, l'Epée de Charles Martel ont regagnés les centres spirituels de la forêt des Carnutes et de l'ancienne Gaule.

En effet la région comprise entre Donnery, Jargeau et Saint-Benoit-sur Loire, correspond à un "Triangle Sacré" de l'épopée Johannique. Tout naturellement, certains auteurs ont recherché des indices permettant d'affirmer que l'Epée de France serait cachée dans ce triangle géographique immémorial.

Par delà la délivrance d'Orléans, qui fut la plus grande défaite des Anglais depuis le commencement de la Guerre de Cent ans, l'exploit le plus miraculeux de la Pucelle, envoyée par Dieu pour délivrer la France, fut le couronnement du Dauphin Charles à Reims. Ce couronnement prouvait au peuple de France et d'Angleterre, que Charles VII était le véritable Roi de France désigné par Dieu, et le Roi d'Angleterre un usurpateur.

Après avoir délivré l'Orléanais en Mai 1429, Jeanne d'Arc partit le 1er Juillet avec le Dauphin sur la route de Reims. Son point de départ fut l'abbaye de Sully sur Loire. Il est donc tout à fait naturel que l'Epée qui permis possible un tel miracle, regagne, à la fin de l'épopée Johannique les Lieux les plus Saints du Royaume de France, dans le triangles sacré de l'Orléanais.

En se basant sur les règles du Blason, des historiens ont rattaché le blason d'Audincthun, à celui de Donnery et celui de la famille des seigneurs de Donnery, pour conclure que les restes de l'Epée auraient été déposés dans l'Omphalos de la Forêt des Carnutes, le Dun Rix.

Les deux armoiries de la ville d'Adincthun, et de Donnery ainsi que celle de la famille Foyal de Donnery, non seulement se ressemblent étonnament selon le règles Héraldqies, mais se complétent par le nombre de pièces honatables (chevrons et de chevronnels), dessinés sur les armoiries de ces villes.

Blason de Wandonne - Audincthun.

Blason de Wandonne - Audincthun : "De sinople au trois chevrons d'argent cantonné de trois calices d'or.




Blason de Donnery

Blason de Donnery : "D'argent au deux chevrons d'azur."






Blason de Foyal de Donnery

Blason de Foyal de Donnery : "De gueules au quatre chevronnels d'argent.


Sur le plan onomastique, il est également édifiant de noter que le vocable Audincthun (Odingten en flamand) est issu du nom du Dieu Germanique Odin (ou Wotan).

Cette origine peut être rapprochée de celle de Donnery ("Donnericus") qui au IXème siècle fut rapproché du nom du Dieu du Tonnerre Nordique : Donner ou Donar, plus connu sous le nom de Thor. "Donner-icus", ou "Lieu qui est consacré à Donner", serait donc un lieu de culte dédié au fils d'Odin-Wotan, par les guerriers Normands. Ce vocable serait une transposition Scandinave du vocable Gaulois "Dun-Rix", qui signifiait un lieu magique consacré aux Rois Guerriers Celtes.

En fait, la légende de Wandonne en Pas-de-Calais, n'aurait été qu'un leurre, une indication cachée pour signaler le lieu véritable où se trouve l'Epée Sacrée du Royaume de France.

Ces rapprochements héraldiques et onomastiques indiquent aux Initiés que les reliques de l'Epée de Jeanne d'Arc, l'Epée de Charles Martel ont regagnés les centres spirituels de de la forêt des Carnutes et de l'ancienne Gaule, au centre du "Triangle sacré" de l'Orléanais.







L'Epée et les Armories de Jeanne d'Arc :

L'Epée de Jeanne fut reproduite dans les armoiries que lui concéda Charles VII. Dans le blason de Jeanne, l'épée est représentée avec cinq fleurs de lys, fleurs royales, ou de la famille d'Orléans, symbolisant de manière héraldique les cinq croix de l'Epée de Charles Martel.

La présence de l'Epée de Charles Martel dans le blason personnel de la Pucelle d'Orléans, prouve combien cette arme est importante dans l'épopée Johannique.

Armoiries de Jeanne d'Arc.

Armoiries de Jeanne d'Arc.



Ces armoiries furent données par le dauphin Charles après la délivrance d'Orléans. Voixi le texte intégrale de la lettre d'attribution de ces armoiries :

De la Pucelle Jehanne,

Le IIème jour de juin MIIIICXXIX, ledit sire roi, ayant connus les prouesses de Jehanne la Pucelle, et victoires du don de Dieu, et son conseil intervenu, donna, étant en la ville de Chinon, armoiries à ladite Jehanne pour son étendard et soi décorer, du patron qui s'ensuit, donna à charge au duc d'Alençon er à icelle Jehanne du siège de Jargeau.


Jeanne interrogée, au sujet de ses armoiries, au procès de Rouen, donne elle-même le 10 mars 1431, une description de son blason. Le 18 Juin 1431, une lettre adressée au Roi d'Angleterre, reprend la description de Jeanne où on lit :

Un écu d'azur, à deux fleur de lys d'or, une épée d'argent, à la garde dorée, la pointe en haut, férue en une couronne d'or.

Suite à la composition exceptionnelle de ce blason, de nombreux érudits ont attribué à Jehanne la Pucelle un origine royale. Jeanne aurait été la fille de Louis Ier d'Orléans, frère du roi fou Charles VI et de la reine Isabeau de Bavière. Jeanne d'Orléans aurait été, selon cette théorie la demie-soeur du roi Charles VII par sa mère, et de Dunois le Grand Batârd d'Orléans, par son père.

Cette origine connue de CharlesVII n'aurait put être révélée car ce fait aurait confirmé que la reine Isabeau de Bavière avait eu des enfants hors mariage VI et donc aurait pu conforter le fait que Charles le Dauphin était un batard et non le fils du roi Charles VI.

L'appartenance de Jeanne à la vraie maison d'Orléans sera abordée plus profondément dans un autre chapitre du site Theudericus. Cependant ce fait conforte la théorie que l'Epée de Charles Martel présente sur les armoiries de Jeanne d'Orléans repose dans le duché d'Orléans et plus spécifiquement dans le Triangle d'Or de l'Orléanais entre Donnery, Jargeau et Saint-Benît-sur-Loire