Le Sentier de Grande Randonnée : GR 655 Est

Le GR 655 Est est un chemin de Grande Randonnée, branche secondaire du GR 655. Le GR 655 correspond au chemin de Compostelle qui s'appelle La via Turonensis.

La via Turonensis (ou Voie de Tours) est le nom latin d'un des quatre chemins de France, du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. C'est le chemin dont le point de départ, Paris est situé le plus au nord. Elle part de la tour Saint-Jacques, puis traverse notamment Orléans, Blois, Tours, Poitiers, Bordeaux.



Chemins de Compostelle : Partie Nord de la France.

Chemins de Compostelle : Partie Nord de la France.



Près d'Ostabat, elle est rejointe par la Via Lemovicensis ou Voie de Limoges qui part de Vézelay et la Via Podiensis ou Voie du Puy-en-Velay.

Les trois chemins prennent alors le nom de Camino Navarro et se prolongent jusqu'à Puente la Reina en Espagne, après le passage des Pyrénées et de la frontière par le col de Bentarte ou par Valcarlos, en amont du col de Roncevaux. Ils y retrouvent le Camino Aragonés, prolongement Espagnol de la via Tolosane ou Voie de Toulouse, quatrième chemin venant de France, voie qui part de Saint-Gilles-du-Gard.

L'ensemble de ces quatre voies principales devient alors le Camino Francés qui conduit jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice.

Au cours des Xe et XIe siècles, le culte de Saint Jacques étroitement lié en Espagne à la Reconquista commence à se répandre grâce à la légende de Charlemagne qui mobilise la Chevalerie Européenne. C'est en ces siècles du haut-Moyen-Age que de nombreux pélerins pérégrineront sur le routes de France pour atteindre le tombeau de Saint-jacques-le-Majeur.



Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.





Introduction :

Ce chapître du site Theudericus a pour objet la toute première partie de la La via Turonensis qui conduit de Paris à Orléans et donc plus particulièrement le trajet d'Etampes à Orléans par la voie secondaire du GR 655 Est.

Il sera également abordé la partie du chemin Compostelle dérivé de Donnery vers Saint-Benoit-sur-Loire via la ville de Jargeau.

Cette voie permettait aux pélerins de s'écarter momentanément de la voie principale pour vénérer les reliques de deux grands Saints renommés de la Chrétienté (Cf : Infra.)



Le GR 655 Est :

La voie principale de la La via Turonensis passe par les villes suivantes Paris, Monthléry, Arpajon, Étampes, Artenay, Orléans. C'est l'antique voie Romaine qui reliait Lutèces (Paris) à Cenabum (Orléans) et qui correspond à l'ancienne Route Nationale 20.

La voie secondaire qui intéresse notre propos bifurque à partir d'Etampes directement vers le Sud. Ce chemin de Compostelle a pour but de parvenir plus rapidement au sanctuaire de Saint Benoit sur Loire haut lieu de la Chrétienté.

Le GR 655 Est d'Etampes à Orléans traverse les villes et villages de Pithiviers, Sully-La-Chapelle, Faye-aux-Loges, Donnery, et Mardié. Il passe également par La Cour Dieu, lieu d'une ancienne abbaye Cistercienne et du Pont-aux-Moines.

Lors de ce trajet le chemin traverse la partie de plus large de la magnifique Forêt d'Orléans.,

Enfin (Cf : Supra.) un chemin secondaire de Compostelle dérivé de Donnery vers Saint-Benoit-sur-Loire passe par la ville de Jargeau. En effet l'église de Jargeau conservait les relique de Saint Véran, saint saurochtone très vénéré à Jargeau, Donnery et toute la contrée.

Les Jacquets, pélerins de compostelle empruntait donc ce chemin pour vénérer les reliques de Saint Véran et de Saint Benoît-de-Nursie, avant de retourner à Orléans.

Ci-dessous, les cartes détaillés du parcour du chemin de Grande Randonnée 655 Est.



GR 655 Est (Partie Nord)

GR 655 Est (Partie Nord).





GR 655 Est (Partie Sud)

GR 655 Est (Partie Sud).







Sites et Monuments du GR 655 Est :

Ce paragraphe traitera des sites et des monuments ayant un rapport avec le Pélerinage de Compostelle. Les églises, prieurés, abbayes et autres édifices religieux seront donc mentionnés. En voici la liste :






Prieuré de Dadonville :

Dadonville est un petit village tout proche de Pithiviers. Dadonville abritait au Moyen-âge la grande abbaye Saint-Pierre, abbaye Cistercienne datant de 1080.

De nos jours seul subsiste un prieuré perché sur un promontoire, rappelant cette glorieuse abbaye, qui accueillait les pélerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.



Prieuré de l'abbaye Saint-Pierre (Dadonville).

Prieuré de l'abbaye Saint-Pierre (Dadonville).







Prieuré de l'abbaye Saint-Pierre (Dadonville).

Prieuré de l'abbaye Saint-Pierre (Détail).










Abbaye de la Cour-Dieu :

La Cour-Dieu est un lieu-dit situé sur la commune d'Ingrannes. L'abbaye de la Cour-Dieu est implantée au cœur de la forêt d'Orléans, dans une clairière qu'arrose le ruisseau du Cens, à proximité d'un étang créé par les moines.

L'abbaye de la Cour Dieu (Curia-Dei) a été fondée le 30 avril 1119 sur la demande de l'évêque d'Orléans, Jean II, qui dote la communauté de quelques terres et d'une forêt à Ingrannes et le chapître de sainte-Croix d'Orléans.

En 1118, douze moines de l'abbaye de Cîteaux dont le frère Amaury sont envoyés par l'évêque d'Orléans dans la forêt d'Orléans, à Ingrannes au lieu de la Cour-Dieu. En 1123, Amaury devient le premier abbé par la charte de fondation.

La même année, le roi de France Louis VI le Gros confirme cette fondation en y ajoutant plusieurs donations nouvelles.



Abbaye de La Cour Dieu.

Abbaye de La Cour Dieu.



En 1147, la Cour-Dieu reçoit la protection du pape Eugène III qui approuve les donations et, en 1159, le pape Alexandre IV permet la sépulture dans le monastère, ce qui est une grande source de revenus. En 1187, l'abbé Hugues fonde l'abbaye de Cercanceau dans le diocèse de Sens. En 1187 et 1191, les papes Clément III, Innocent III et le roi Philippe-Auguste confirment les donations et privilèges.

Honorée de la protection des Papes, des rois et des évêques et de plusieurs familles puissantes, la Cour Dieu prit un accroissement rapide.

Après les abbayes de La Ferté, Pontigny, Clairvaux et Morimond, l'abbaye de la Cour-Dieu eut un rayonnement assez important pour être appelée la cinquième fille de Cîteaux..







Abbaye de La Cour Dieu : Plan de l'Abbaye.

Abbaye de La Cour Dieu : Plan de l'Abbaye



Bientôt le couvent ne put contenir les moines qui se pressaient dans son enceinte, c'est ainsi que furent fondées successivement ses quatre filles, les abbayes de Loroy, Val-Notre-Dame, Olivet et Cercanveau.

En 1216, dédicace de l'église avec quinze autels après quarante de construction, En 1256, la visite du roi Saint-Louis honore l'abbaye. En 1322, le roi Charles IV le Bel et en 1342, le roi Philippe IV iront à l'abbaye de la Cour-Dieu.



Abbaye de La Cour Dieu : Ogive.

Abbaye de La Cour Dieu : Ogive





La décadence de l'abbaye commenca avec les exactions des Anglais pendant la Guerre de Cent Ans. L'abbaye vit ses biens pillés et ravagés. En 1562, elle fut saccagée par les Protestants. Enfin le coup de grâce lui fut porté par la Révolution qui enveloppe dans une ruine commune tous les établissements religieux.






Le Château de Claireau :

Après l'abbaye de la Cour-Dieu, le GR 655 Est traverse le villages de Sully-la-Chapelle. Le château de Claireau est situé sur cette commune, au sud du village.

Ce château comprend un vaste corps de logis du XVIIe siècle flanqué de deux tours rondes, seuls vestiges de l'ancien manoir féodal qui avait appartenu à Richard de Longueau, maître de la garde de Courcy en forêt d'Orléans, avant de passer en 1524 à Jean de Pathay dont le petit-fils Claude épousa en 1602 Louise du Lac, fille de Lancelot du Lac, seigneur de Chamerolles, Claude de Pathay tut seigneur de Claireau de 1636 à 1643.

Puis la seigneurie de Claireau fut érigée en baronnie & passa à la famille des du Benay, c'est ainsi que François René, marquis du Bellay et baron de Claireau, époux de Marthe-Suzanne de Rochechouart, rebâtit en 1699 le château actuel. Claireau resta dans la même famille jusqu'à ce qu'il fut acheté en 1733 par Louis François Roussel, baron de Courcy, conseiller au Parlement.

Les terres de Courcy et de Claireau furent ensuite réunies & érigées en marquisat en 1751 par Louis XV en récompense des services rendus par Louis Francois Roussel et sa famille au Parlement ainsi qu'à l'armée par un de ses fils mort des blessures reçues à Fontenoy. Claireau est toujours resté dans la famille de Courcy qui s'illustra dans la diplomatie.



Le château de Claireau.

Le château de Claireau.








Eglise Notre-Dame de Faye aux Loges :

Après l'abbaye de la Cour-Dieu, le GR 655 Est traverse les villages de Sully-la-Chapelle et de Fay-aux Loges. Faye présente une curieuse et pittoresque église du XIème siècle.





Notre-Dame de Fay-aux-Loges.

Notre-Dame de Fay-aux-Loges.



Faye-aux-Loges possède également une fontaine miraculeuse : La Fontaîne Saint Côme. Ce Saint guérissait les maux de ventre.

Les malades se randait à Fay aux Loges à la fontaine de saint Côme et saint Damien ou à celle de saint Mammès à Seichebrières...





La fontaine de saint Côme et saint Damien

La fontaine de saint Côme et saint Damien





Il était possible, si l'on ne pouvait se rendre soi-même en ces lieux, de demander à quelqu'un d'autre de faire "le voyage", certaines personnes faisant profession de pèlerin. Le village présentait également,situé sur la route de Vitry aux Loges, La grand’Croix, ou était sculpté un bourdon de péleri;







Eglise Saint-Etienne et Saint Sébastien de Donnery :

Petite ville du Loiret dans la région du Centre, Donnery fait partie de nos jours du canton de Chécy. Située à 112 mètres d'altitude, Donnery est voisine des communes de Saint-Denis-de-l-Hôtel, de Fay-aux-Loges, de Mardié-Pont-aux-Moines et de Trainou.



Donnery (Carte de Cassini)

Donnery (Carte de Cassini)



Donnery est située entre la Loire et le canal d'Orléans, à égale distance entre Orléans et Châteauneuf-sur-Loire. Donnery s'est développée au nord de la Loire à quatre kilomètres de la ville de Jargeau.

Donnery est également le nom d'un cépage méconnu qui est employé dans l'élevage des vins de l'appelation Cour-Cheverny.

Le nom de Donnery serait d'origine Celte et signifierait "le centre sacré des Rois" : Dun (Centre sacré, tertre) et Rix (Roi ou Chef). Donnery serait donc un "locus consecratus" Celte. Ce lieu sacré Royal, situé également au coeur de la Forêt des Carnutes était très certainement le pendant de l'Omphalos spiriuel Druidique de Saint-Benoît-sur-Loire.

Donnery possède une église datant du XIIIème siècle placée sous le vocable de Saint-Étienne et de Saint-Sébastien. La tour-clocher haute de 30 mètres est à base carrée avec toit en bâtière. La nef principale a été détruite probablement en raison d'un incendie durant les guerres de la Ligue. Le feu détruisit le presbytère par la même occasion.



Donnery : Eglise saint Etienne et Saint Sébastien.

Donnery : Eglise saint Etienne et Saint Sébastien.



A coté de l'église, une chapelle Saint-Hilaire existait au Moyen-Age. Des traces de cette chapelle sont encore visibles malgré les transformations entreprises au début du XIXe siècle.

Une chappelle Saint-Marin existait également dans le hameau de Montréal.

De cette époque date aussi les vieux chemins dont le Chemin de Saint-Vrain. Un culte à cet évêque de Cavaillon était rendu à Jargeau. Ce chemin était un chemin de pèlerinage. On retrouve sa trace plus au nord : à Mardié (les Breteaux), à Boigny-sur-Bionne, à Loury.

Dans ce lieu comme à Donnery, il sert à marquer la limite des communes, ce qui prouve son ancienneté. La motte féodale de ce nom se trouve à proximité de ce chemin dont la portion dans la traversée de bois a aujourd'hui disparu. Il existait à ses extrémités deux croix permettant de repérer son emplacement entre les bois de la Motte-Melleraye et ceux de la Gaillardière.

de nos jours, le chemin GR 655 Est rejoint le Canal d'Orléans. Au Moyen-Age, le Chemin rejoignait la rivière du Cens.



Donnery : Panneau Compostelle.

Donnery : Panneau Compostelle.








Le Château d'Allonne :

Sur la commune de Donnery se trouve le château d'Allonne.

Le Chateau d'Allone, est très lié à l'histoire de Donnery, car la seigneurie afférente à ce chateau, regroupa au début du XVIIème siècle celles de Donnery et de La Touche.

Pour certains auteurs, le nom d'Allone aurait pour origine la tribu Barbare des Alains. Les Alains étaient un groupe de nomades Aryens proches des Sarmates. Les Alains formaient un peuple Scythique, probablement originaire d’Ossétie dans le Caucase. En 375, date du début des "Grandes invasions", une partie d’entre eux prend la fuite devant les Huns et passent en Germanie.

Un de leurs groupes, dirigé par Goar accepte de se joindre aux forces armées Romaines. Flavius Aetius (395-454), sénateur et généralissime des légions romaines installe ces Alains en tant que fédérés, sur la Loire, dans la région à l'Est Orléans, et certainement dans la région de Donnery. Mais ces Alains, Barbares turbulents, sont très mal perçus par les autochtones. Un jour, estimant ne pas être payés assez vite ou suffisamment, ils n'hésitent pas à tuer des sénateurs d'Orléans.

Une centaine de localités de l'Orléanais se souviennent de l'installation de ce peuple Barbare : Allaines, Allainville, etc, dont Allone.

Sous le règne de leur roi Sangiban, les Alains se joignent aux forces d'Aetius qui s'opposent à Attila qui avait envahi la Gaule en 451 et prennent part à la bataille des Champs Catalauniques.

Pour d'autres auteurs, Ce vocable Allonne (du latin Allonna) tirerait son nom d'une déesse fontainière Celte.Cette origine Celte est également plausible compte-tenu des origines Celtes avérées du domaine de Donnery.



Le Château d'Allonne : Vue aérienne.

Le Château d'Allonne : Vue aérienne.




Le Château d'Allonne : Vue d'ensemble.

Le Château d'Allonne : Vue d'ensemble.


Le château d'Allonne date du XVe siècle mais il a perdu son allure primitive.

Les batiments de ce château sont positionnés selon un plan rectangulaire autour d'une grande cour intérieure, rappellant les plans des fermes fortifiés de l'Orléanais et de la Beauce.

Les batiments frontaux sont flanqués de deux grosses tour rondes couvertes d'un toit conique. Celle de droite est un colombier à pied, privilège des seigneurs détenant le droit de haute justice.

Devant ce chateau se trouve un jardin semi-circulaire, qui dans les temps anciens devait certainement former un glacis d'entrée.

Ce pigeonnier était appelé ainsi car il possédait des boulins de la base jusqu'en haut. Le nombre de ses cases était en rapport avec la surface à fumer par les excréments des volatiles.

Habité jusqu'en 1710 par la famille de Féal ou de Foyal, le château fut ensuite délaissé par les propriétaires qui habitaient le château de la Touche. Il ne subsista que la ferme qui fut entretenue, le reste tomba en ruines. Les tours de derrière furent démolies ainsi que la chapelle Saint-Lubin du château.

Le Château d'Allonne : Les tours flanquantes.

Le Château d'Allonne : Les tours flanquantes.





Le Tumulus Celte de Reuilly :



Tout près du château d'Allonne, à la limite nord de la commune de Mardié, limitrophe de Donnery eut lieu à la fin du XIXème siècle, une importante découverte archéologique sur le site appelé "la Butte Moreau" ou "Tumulus de Reuilly" : En 1885, Messieurs Boucher de Molandon (1805-1893) et Aldabert de Beaucorps ont exploité une tombe antique, certainement celle d'un personnage important compte tenu du mobilier funéraire déposé dans celle-ci.

Le Tumulus de Reuilly.

Le Tumulus de Reuilly.


D'après la nature des ossements il s'agirait de la sépulture d'une femme encore jeune, datant de l'époque dite de Halstatt, soit environ 500 ans avant J.C.

Sur ce site, furent en particulier trouvés : Une ciste à cordons de bronze (sorte de petit seau cylindrique), aujourd'hui déposée au musée de St Germain-en-Laye, des débris de tissus, un fragment de javelot en fer, et trois torques (ou colliers) à boules, dont deux complets.

D'après ces restes, le professeur Corot a rapproché cette tombe de la civilisation Italo-Etrusque de l'âge de Fer (Période II de Halstatt).

Le ciste de bronze du Tumulus de Reuilly.

La ciste de bronze du Tumulus de Reuilly.





Eglise abbatiale Saint Etienne et Saint Véran de Jargeau :

Comme nous l'avons mentionné au début de ce chapitre du site Theudericus, nous allons abordé la partie du chemin Compostelle dérivé de Donnery vers Saint-Benoit-sur-Loire via la ville de Jargeau.

Jargeau est une commune française et un chef-lieu de canton du Val de Loire. Elle est située dans l'arrondissement d'Orléans, le département du Loiret et la région Centre, sur la rive gauche de la Loire, en face de la commune de Saint-Denis-de-l'Hôtel et à quelques kilomètres du village de Donnery, centre sacré de la Forêt des Carnutes.

Jargeau a été une importante cité médiévale qui controlait le premier pont en amont d'Orléans. Par son implication dans l'épopée de Jeanne d'Arc, Jargeau a été élevée au rang de Cité Johannique, elle est renommée pour son église moyen-âgeuse,



Jargeau : Eglise saint Etienne et Saint Véran.

Jargeau : Eglise saint Etienne et Saint Véran.



L'origine du nom Jargeau se trouverait dans "Garrigoïalum", de Garrig signifiant "le chêne". L'analyse est confirmée en donnant pour Darvoy, le village voisin à l'ouest de Jargeau, l'étymologie celtique Der de Dervos (chêne) ou Dervetum (chênaie). Il y a donc fort à parier qu'une forêt de chênes ait existé dans les environs. Le nom d'un lieu-dit situé au sud de la commune, Le Chênat, tendrait à corroborer cette hypothèse.

Gargolium est également le nom éponyme du Dragon de la Loire qu'aurait vaincu Saint Véran , ou ses reliques, transférées dans les églises Saint Etienne de Jargeau et de Donnery.

La suite sur le chapitre du site Theudericus sur Jargeau.








Eglise Notre-Dame-de-L'Epinois de Châteauneuf-sur-Loire :

La vierge Noire de Chateauneuf-sur-Loire, appelée Notre-Dame-de-l'Epinoy fut comme toutes le Vierges Noires découverte fortuitement.

La légende Castelneuvienne, raconte qu’un pieux Seigneur aurait eu en songe des apparitions d’une dame couverte de déchirures d’épines. Marchant dans ses terres, il aurait un jour découvert une statue de la Vierge Marie au milieu d’un buisson d’épines. Celle-ci était noire comme de l'ébène.

Le seigneur aurait alors, avec l’aide de la population, édifié une vaste église pour y placer la statue. La renommée de « Sainte Marie de Montraer (ancien nom de Châteauneuf) » ou "Sancta Maria de Castro Novo" était alors très grande. On l’appela ensuite « La Vierge sauvée des épines » ou encore « Notre-Dame de l’Epinoy » et puis « la Bonne Dame ».

Suite à cet événement, les initiés rappellent une phrase du Cantique des Cantiques (2.2)fut rapprochée de la Vierge Noire de L'Epine :

"Sicut lilium inter spinas, sic amica mea inter filias"

"Comme un lis au milieu des épines, telle est mon amie parmi les jeunes filles."

Notre-Dame-de-L'Epinois était un sanctaire vénéré par les Pélerins de Compostelle.

La suite sur le chapitre du site Theudericus sur "Les Vierges Noires de l'Orléanais".








Oratoire Carolingien de Germigny-des-prés :

Germigny-des-près : est une petite ville qui abrite l'oratoire du la villa que possédait Théodulphe, év^que d'Orléans sous le règne de Charlemagne.

Gemigny à quelques kilomètres de Saint-Benoît-sur-Loire, à Germigny-des-Près,(Germiniacus) situé près du village de Donnery.



Oratoire de Germigny-des-près : L'Arche d'Alliance.

Oratoire de Germigny-des-près : L'Arche d'Alliance.



Les édifices de ce domaine rural furent construits après le retour de Théodulphe de Septimanie entre 799 et 818. La dédicace de l'Oratoire fut prononcée en 806.

La suite sur le chapitre du site Theudericus sur Germigny.








Abbaye de Fleury de Saint-Benoît-sur-Loire :

L'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, appelée également abbaye de Fleury, est une abbaye bénédictine de style roman située dans la ville du même nom dans le Loiret, près de la rive nord de la Loire.

C'est une des plus anciennes abbayes de France. Elle est illustre, car elle renferme les reliques de Saint Benoît de Nursie (480 - 547), fondateur de l'ordre Bénédictin du le monachisme Européen, considéré comme le patriarche des moines d'Occident,

Au milieu du VIIème siècle, quelques moines venus d'Orléans,s'établissent sur la rive nord de la Loire, à trente kilomètres en amont d'Orléans, sur une petite butte proche du village de Fleury, et y construisent une église dédiée à Notre-Dame.

Dans le même temps, une seconde colonie de moines s'installe à une centaine de mètres plus loin, autour d'une église Saint-Pierre. A cette époque ces communautés ne vivent pas encore sous la règle de saint Benoît, mais sous celle d'un autre grand fondateur, saint Colomban.



Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire.

Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire.



Vers 651, les deux communautés fusionnent, et le monastère est désormais connu sous le nom de Saint-Pierre de Fleury. Peu de temps après avoir adopté la règle de Saint Benoit, les moines de Fleury entreprirent d'aller chercher les restes de son auteur abandonnés dans son tombeau par les moines du Mont Cassin chassés par les invasions lombardes et réfugiés à Rome.

En 660, à l'initiative de l'Abbé Mumma ou Mummolus, les reliques de Saint Benoît sont translatées du Mont-Cassin en Italie vers l'Abbaye de Fleury qui deviendra l'Abbaye de Saint-Benoit-de-Fleury.

Cette "Translatio Sancti Benedicti" eut lieu en Juillet 672 et est célébrée chaque année dans la liturgie monastique le 11 juillet. Le linteau du portail Nord en est une magnifique illustration iconographique du XIIe siècle.

Les précieuses reliques, source de miracles, et guérison et de prodiges, attire de nombreux pélerins et valent un succès croissant à la désormais célèbre Abbaye.

La suite sur le chapitre du site Theudericus sur Saint-Benoît-sur_Loire.





Compostelle