Les Serpents de Mer



Le serpent de mer est un animal marin de forme serpentiforme qui présente des dimensions colossales, bien supérieures à tout animal connu à ce jour (plus de quarante mètres de longueur).

Ce ou ces types de créatures ont été observés depuis des siècles dans toutes les mers du Monde. Considérés par certains auteurs comme faisant partie des mythes ou du folklore, ces créatures sont considérées par d'autres écoles scientifiques comme des animaux bien réels.

Ce chapître, du site Theudericus, a pour but de présenter de nombreux témoignages de l'observation de ces créatures et de d'exposer les quelques théories de la Cryptozoologie, qui tente de classifier ce Serpent-de-Mer.

1) Bref historique des observations du Serpent de Mer :

Les premières mentions de telles créatures serpentiformes peuvent être trouvées dans la Bible. Dans le livre de Job (3:8 et 40:25), est décrit un monstre tortueux appelé Léviathan. ce nom désigne un monstre colossal, dragon, serpent ou saurien dont la forme n'est pas précisé.

Les représentations du Moyen-âge ont donné au Léviathan la forme d'un gigantesque serpent de mer. Sans doute en référence aux témoignages des hommes de Mer, qui relatèrent leurs rencontres avec les Serpents-de-Mer..

Le Léviathan.
Le Léviathan.


Le livre de Jonas fait également état d'un monstre marin qui avala Jonas et le rejeta au bout de trois jours. Ce monstre est souvent identifié avec une baleine, mais est très souvent représenté avec une forme serpentiforme.

Le peuple Juif n'étant pas un peuple de marins, il est fort probable que ces récits Bibliques soient inspirés de récits Phéniciens ou Crétois.

La Baleine de Jonas.
La "baleine" de Jonas.



Certains textes Chaldéens font état d'une gigantesque créature appelée le Serpent-qui-bat-la-Mer.

Toujours dans l'Antiquité, les mythologie Grecque et Latine, font mention de nombreux monstres marins. Le type de créature qui intéresse ce chapitre du site Theudericus est celui qui prête à cette chimère des caractéristiques chevalines. Nous verrons par la suite que certains Serpents-de-Mer sont décrit comme possédant une tête et une crinière de cheval....

Une telle caractéristique est présentée par l'Hippocampe. Pas le petit poisson chevalin que nous connaissons, mais le monstre mythologique présentant une partie antérieure équine et une partie postérieure serpentine.

Hippocampe</i> (Mosaïque Romaine).
Hippocampe (Mosaïque Romaine).


Pline l'Ancien, le célébre naturaliste Latin, décrit dans son neuvième livre d'Histoire Naturelle qu'un animal géant appelé "le Souffleur" (le Physéthère) hante l'Océan des Gaules. Celui-ci a la capacité de se dresser aux dessus des eaux, telle une énorme colonne, et ce plus haut que les voiles des navires. Le nom de Physéthère a été attribué à ce serpent-de-mer car il éjecte une eau diluvienne.

L'iconographie Chrétienne du Moyen-Age n'hésite pas à faire figurer sur les facades de ses Eglises construites près de l'Océan des représentations de ce Serpent-de-Mer qu'ont vu nombre de marins.

Ces représentations serpentiformes sont fort différentes des images de dragons ou de tarasques, qui elles ressemblent plus à des lézards gigantesques..

Le Serpent-de-Mer de l'église Sainte Radegonde de Talmont-sur-Gironde.
Le Serpent-de-Mer de l'église Sainte Radegonde
de Talmont-sur-Gironde.



En 1555, le religieux Suédois Olaüs Magnus décrit dans son ouvrage "Historia de Gentibus Septentrionalibus" un serpent gigantesque mesurant plus de soixante mètres, qui dévore non seulement la faune aquatique, mais aussi le bétail paissant près du rivage.

Cette créature qui possède une étrange crinière et des yeux flamboyants, attaque les navires en se dressant verticalement sur les flots et dévore les marins qui se trouvent sur le pont de ces navires.

Olaüs Magnus, qui devint Primat de Suècie et de Gothie, décrit ainsi la créature : "un serpent qui a bien deux cents pieds de long (Soixante mètres) et vingt d'épaisseur (Six mètres) (....) présente une masse de poils d'une coudée de long, qui lui pendent du cou, des écailles aigües de couleur noire et des yeux rutilants comme une flamme.
Il se lance contre les navires, japant et traînant à lui tout se qu'il trouve. Et se dresse tout droit comme un pilier, pour aller dévorer ceux qui sont ès navire.....


Le Serpent de Mer décrit par Olaüs Magnus.
Le Serpent de Mer décrit par Olaüs Magnus.



De nombreux témoignages croisés d'équipages marins de plusieurs époques concordent sur des animaux marins inconnus de taille gigantesques, différents des baleines, cachalots ou des calmars géants (Kraken)

En certaines occasions, Olaüs Magnus appelle ces créatures des Sea-Orms, terme signifiant Vers de Mer, sans doute pour distinguer ces créatures des serpents vivant sur la terre ferme.

Le Serpent de Mer décrit par Olaüs Magnus.
Autre représentation du Serpent de Mer décrit par Olaüs Magnus.


Le Serpent de Mer Norvégien.
Le Serpent de Mer Norvégien.



Ces Serpents de Mers ont été représentés dans différentes gravures avec différents poissons et mammifères marins très connus, signifiant que l'existence réelle de ces créatures faisait aucun doute.



Baleine et Serpent de Mer.
Baleine et Serpent de Mer.



Olaüs Magnus a également décrit le Physéthère pourvu de sa crinière de cheval. Certains témoignages attribuent également au Physéthère, de longues moustaches, voire une barbe effilée.

Dans la Carte des Régions Septentrionales (1539), le Physéthère est également pourvu sur son occiput de deux évents tubulaires, lui permettant de projeter de l'eau avec force. Certains témoins on pris ces deux orifices tubulaires pour des cornes.

Le Physéthère d'après Olaüs Magnus.
Le Physéthère d'après Olaüs Magnus.



Au milieu du XVIème siècle, François Rabelais dans son quatrième livre décrit la rencontre de Pantagruel avec le Physéthère, bruyant, soufflant, elevé plus haut que les hunes des navires et jetant eaux de la gueule en l'air devant soi, comme si c'était une grosse rivière tombant de quelque montagne.....

Une fois tué par Pantagruel, le Physéthère ressemblait à un scolopendre ou un centipède, comme ce serpent est décrit par l'ancien sage Nicander.

Le Physéthère de Pantragruel.
Le Physéthère de Pantragruel.


En 1560, l'Encyclopédiste Suisse Conrad Gesner, dans son "Nomenclator Aquatilium Animantium" distingue deux sortes très différentes de grand serpents marins :"Dans l'Océan Baltique ou Suédois, se trouvent certains serpents de Mer jaunâtres, de trente à quarante pieds de long."

En 1639, les observations d'un Serpent de mer quitte les mers Scandinaves : Un monstre marin est aperçu dans la baie du Cape Ann dans le Massachusets. Cette première apparition sera le prélude avancé d'un grand nombre d'onservations au XIXème siécle sur toute la côte de Terre-Neuve jusqu'à New-York, en particulier le long des côtes des états du Maine et du Massachussets.

Serpent de Mer Cap Ann (1639).
Serpent de Mer Cap Ann (1639).



En 1740, un autre scandinave, le révérend Danois Hans Egede décrit à son tour un monstre marin dans sa "Description et Histoire Naturelle du Groënland" publié en France en 1763.

Ce monstre marin est "d'une grandeur si énorme que sa tête lorsqu'il se montra sur l'eau s'élevoit jusqu'à la hune du vaisseau. Son corps était aussi gros que le vaisseau et trois ou quatre fois plus long (i.e. quarantaine de mètres). Il avait un museau long et pointu et soufflait comme une baleine."

Cette créature marine était couvert d'écailles, pourvu de nageoires longues et larges, et présentait d'énormes yeux rouges, semblables à du feu.

Le Serpent-de-Mer décrit par Hans Egede (1740).
Le Serpent-de-Mer décrit par Hans Egede (1740), d'après le Révérend Bling.


Autre représentation du Serpent-de-Mer décrit par Hans Egede (1740).
Autre représentation du Serpent-de-Mer décrit par Hans Egede (1740), d'après la Naturalist's Library.


En 1746, le capitaine Lorenz von Ferry, futur commandant de la place de Bergen, relate officiellement son observation dans la mer de Norvège, d'un serpent marin gigantesque, dont la tête, située à soixante centimètres au-dessus de l'eau, était semblable à une tête de cheval, pourvue d'une longue crinière blanche. Le corps de l'animal présentait sept ou huit replis verticaux séparés chacun d'une brasse (soit une longueur totale de plus de vingt-cinq mètres).

Il est intéressant de noter que les anneaux de ces serpents marins sont verticaux, et non horizontaux comme pour les serpents communs.

En 1755, L'évêque Erik Pontoppidan (1698-1764), théologien et zoologiste Danois, décrit dans son "Histoire Naturelle de Norvège" une créature marine qu'il appelle Kraken, mais dont l'apparence la rapproche du Serpent-de-Mer.

Pontoppidan, relatant des témoignages de marins, affirme que le serpent-de-Mer tout comme la Troldhwal (Baleine maléfique qu'il n'identifie pas avec le Serpent Marin) peut couler les navires. Le Serpent-de-Mer se dresse au-dessus des flots, se jette au travers du navire, qui même jaugeant plusieurs centaines de tonneaux, sombre sous le poids du monstre. L'animal arrache parfois un homme du navire en balayant de sa tête formidable le pont des bateaux.

Pontoppidan rapporte enfin que les marins Scandinaves ont l'habitude de se munir de castoreum (i.e.du musc de castor) , car le Serpent-de mer a une très forte aversion à cette odeur. Il est intéressant de noter que ce type de musc est très proche d'une matière huileuse à très forte odeur de musc que secrètent certains céphalopodes. Il se pourrait qu'à l'instar du cachalot, le Serpent-de-mer soit un adversaire du calmar géant, ce qui expliquerait la prudence du Serpent marin en présence de cette odeur de musc.

Le Serpent-de-Mer décrit par Erik Pontoppidan (1755).
Le Serpent-de-Mer décrit par Erik Pontoppidan (1755).



En Août 1817, dans la baie de Gloucester (Massachusets) (*) , quelques kilomètes au sud de Cape Ann, un Serpent-de-Mer apparaît plusieurs semaines de suite. Ces apparitions sont le point culminant d'une série de plus de cent trente rapports établis entre 1777 et 1877 au large des côtes du Maine et du Massachussets.

(*) Région de prédilection des récits de H.P.Lovecraft !

Avant les témoignages des marins, les populations Indiennes, ont toujours admis l'existence de gigantesques serpents aquatiques, tant présents dans l'Océan que dans les grands lacs du Nord de l'Amérique (e.g.Le lac Champlain dans le Vermont). ce Serpent portait chez les hurons le nom de Angoub, tandis que les Chinooks le nommait Hiachuckckaluck.

La Société Linéenne de Nouvelle Angleterre collecta les nombreux témoignages sur cette créature de Gloucester: Une soixante de mètres de long, ondulation verticale de ses anneaux comme une chenille, pouvant atteindre une vitesse de trente noeuds (cinquante cinq kilomètres par heure).

Le Serpent-de-Mer de Gloucester (1817).
Le Serpent-de-Mer de Gloucester (1817).


A la suite de ces apparitions, le grand naturaliste Franco-Américain Constantin Samuel Rafinesque-Schmalt proposa dans l'American Monthly Magazine, le nom générique nouveau de Megophias i.e. "Grand Serpent".

Après avoir étudié de nombreux cas d'observations rapportés, Constantin Rafinesque déduisit que ces témoignagnes pouvaient se décliner selon quatre types de créatures qu'il s'empressa de baptiser :

De toutes ces nominations, seule resta en final l'appelation Megophias Monstrosus : Le Grand Serpent Monstrueux. En réalité, le nom le plus ancien du Serpent de Mer, avait été donné par Conrad Gesner au XVIècle siècle : Megophias Marinus : Le Grand Serpent Marin.

Une autre observation, notifiée officiellement au juge Davis, par le shériff local James Prince est consignée le 13 Août 1819. James Prince décrit qu'au large de Nahant, près de Lynn (Massachussets), il a observé avec les membres de sa famille et d'autres témoins un grand Serpent-de-Mer, de quinze a dix-huit mètres de long, présentant une série de treize ou quinze anneaux sur son dos. Sa tête et son coup émergeait de trois pieds (un mètre) au-dessus de l'eau.

Ce serpent-de-Mer présentait de larges écailles et deux nageoires situées à la base de son cou.

Le Serpent-de-Mer décrit par le Shériff James Prince (1819).
Le Serpent-de-Mer décrit par le Shériff James Prince (1819).


Deux ans et demi, après les apparitions de Gloucester, le 17 Décembre 1819, un serpent de mer gigantesque attaque la goélette "Sally au large de Long Island. Le serpent est représenté avec deux nageoires situées juste derrière sa tête. Par ce que ce Serpent-de-mer d'après les témoignages de l'équipage, avaitta attaqué le navire, beaucoup de scientifiques, considérant que cette créature etait si ne n'est inoffensive, du moins d'un naturel paisible (Sic !), ont rejeté cette observation. Force des préjugés et des idées reçues.....

Le Serpent-de-Mer de Long Island (1819).
Le Serpent-de-Mer de Long Island (1819).


Le 16 Juin 1826, le Capitaine Holdredge du navire Silas Richards" de Nouvelle-Ecosse et un des passagers, un Anglais nommé William Warburton, observèrent près de la côte de saint George's Banks, près de Nahant, un énorme serpent, présentant un dos fortement bosselé qui nageait lententement près du bateau (Deux miles par heures).

Leur attention fut tout d'abord attirée par un fort remous à la proue du navire, comme s'il s'agissit une souffle de baleine. Les deux hommes appelèrent les autres passagers, dont seulement cinq or six descendèrent sur le pont.

Le Serpent-de- s'approcha à une cinquantaine de mètres du Silas Richards", sans jamais tourner sa tête ni à droite, ni à gauche. La tête était redressée et William Warburton vit la créature dans cette position, deux, trois minutes. Ensuite, la créature baissa sa tête à l'horizontale et l'observation dura vingt minutes. William Warburton put comparer la taille du serpent avec celle du navire et en déduisit que la partie émergée donc visible de la créature était de soixante pieds (soit une vingtaine de mètres). Enfin, à la fin de sont rapport transmis à Robert Barclay Esquire of Bury Hall (Surry), notre témion précise que les bosses avaient la forme et la taille de celle d'un dromadaire.

A son rapport fut joint un croquis.

Le Serpent-de-Mer décrit par William Warburton (1826).
Le Serpent-de-Mer décrit par William Warburton (1826).


En Août 1832, toujours près de Gloucester, au large de la ville de Nahant, près de Lynn, cent cinquante personnes, dont des marins et des pêcheurs purent observer pendant de longues minutes un Serpent-de-Mer d'une cinquantaine de mètres de long, qui nageait entre Egg Rock et la côte. Cette créature, présentatit également de nombreux anneaux verticaux au-dessus des flots. Sa tête et son museau arboraient de longs poils et sa nuque une crinière.

Le Serpent-de-Mer de Nahant (1832).
Le Serpent-de-Mer de Nahant (1832).


Dans des années 1830, le fjörd Norvégien de Kristiansud, devient le lieu de prédilection de l'apparition du Serpent-de-Mer. En Juillet 1837, un pêcheur obseve une immense créature à tête et crinière de cheval, moustachu comme un phoque. La créature a des yeux noires de la taille de soucoupes.

Peu de temps après, Lars Johnöen, pêcheur de Smölen agé de cinquante ans, observe à quelques mètres de distance une créature serpentiforme possédabt des yeux rouges d'un diamètre d'une quinzaine de centimètres, luisant comme ceux d'un chat. Son encolure est couverte d'une crinière de cheval de longs poils, le corps lisse est sans écailles et l'animal progresse par un mouvement serpentin de haut en bas.

Loin de la Norvège, dans la même décennie, plusieurs observations sont rapportées dans l'Atlantique Sud, près du Cap de Bonne espérance et au large des côtes de l'Urugay. Une des observations

Une des plus extraordinaires observations du Serpent de Mer est sans aucun doute celle de l'équipage du Daedelus.

La frégate Anglaise Daedalus se rendait des Antilles au Cap. Le 6 août 1848, à 16 heures, dans l'Atlantique sud entre l'ile de Sainte-Hélène et le Cap de Bonne Espérance, l'aspirant Sartoris distingua, dans l'écume des vagues déferlantes, un objet suspect.

Il prévint aussitôt le commandant M'Quhae qui, sur la passerelle, en compagnie d'un lieutenant et du maître d'équipage, vit soudain surgir une créture ayant l'aspect d'un énorme serpent, ou plutôt d'une énorme anguille.

Le Serpent-de-Mer observé par l'équipage de Deadelus (1848).
Le Serpent-de-Mer observé par l'équipage de Deadelus (1848).


Sa tête s'élevait à deux mètres au-dessus de l'eau. Une partie de son corps était visible sur une quinzaine de mètres. La partie du corps de la créature visible au-dessus des flots était de soixante pieds (vingt mètres). Les rapports précisent que personne ne vit le mode de locomotion (ondulations horizontales ou verticales) sur cette partie émergée.

L'animal se déplaçait parallèlement au navire, se laissait distancé, suivait le sillage, passait sous la coque, apparaissait tantôt à tribord, tantôt à bâbord. L'équipage tout entier observa ses évolutions pendant une vingtaine de minutes.

Le Serpent-de-Mer observé par l'équipage de Deadelus (1848).
Le Serpent-de-Mer observé par l'équipage de Deadelus (1848).


La couleur de l'animal était marron foncé avec une partie blanc jaunâtre sur la gorge. Le Serpent-de-Mer présentait comme une crinière de cheval ("something like the mane of a horse") ou plutôt un paquet d'algues étalé sur son dos ("or rather a bunch of seaweed washed about its back”.

Une autre fameuse rencontre avec une anguille gigantesque eut lieu en Août 1872. Le capitaine d'un navire Norvégien appelé le saint Olaf qui croisait entre Newport et le Texas aperçut à deux jours de navigation de la côte Texane une immense serpent avec sa tête sortant hors de l'eau à une trentaine de mètres du navire.

La partie émergé de l'animal mesurait cinq, six mètres et la tête présentatit un profil plat comme une tête de serpent.

Le Serpent-de-Mer observé par l'équipage de Deadelus (1848).
La tête du Serpent-de-Mer observé par l'équipage de Deadelus (1848).


Le 21 Avril 1840, dans le Golfe du Mexique, le capitaine José Maria Lopez du "Ville-de-Rochefort" observe une créature d'une vingtaine de mètres de long qui présente une silhouette d'une "longue chaîne de barils" et une espèce de membrane de deux mètres de haut. C'est la première observation d'une telle créature dans les mers chaudes.

Toujours dans le Golfe du Mexique, l'Américain John Lloyd Stephens, découvreur célébre de nombreuses ruine Mayas, observe le 14 Juillet 1841, un monstre marin énorme dont la tête noire domine les flots de trois mètres. Cette créature projette des souffles puissants comparables à une colonne d'eau projetée en l'air. A la tombée de la nuit, une deuxième créature semblable rejoint le premier Serpent-de-Mer. Stephens peut observé longuement ces deux monstres qui gisent énormes et immobiles à la surface de l'eau.

Le 25 Avril 1859, le vaisseau Brtish Banner est attaqué par un monstre marin. Cette créature longue d'une soixantaine de mètres fut vue de tout l'équipage. Elle présentait une forme de serpent et possédait de long poils sur sa nuque.

Le serpent-de-Mer du British Banner (1859).
Le serpent-de-Mer du British Banner (1859).


Le capitaine William Taylor reporta que le serpent-de-Mer attaqua le navire en secouant le beaupré, et en avalant le petit foc et le clin foc. Puis, il endommagea le gaillard arrière avec sa queue. Cette description de l'attaque d'un navire par la créature, si souvent décrité comme paisible, fit que ce témoignage ne fut pas souvent retenu ou alors avec quelques précautions. C'est oublier un peu vite les descriptions du Moyen-âge et de la Renaissance décrivant des comportements offensifs de la part des Serpents-de-Mer.

Le 30 Décembre 1871, James Cobbin de Durban, voyageant à bord du Silvery Wave décrit un monstre serpentiforme de cent mètres de long, se déplaçant comme une chenille, présentatnt une tête entourée d'un crête cornée et une queue en éventail.

Le 17 Juillet 1875, le Capitaire Garton, pilote du vapeur Norman, observe au large de Plymouth, au sude de la baie de Swampscott, un étrange être serpentiforme, ondumant comme une chenille avec un corps large comme un baril à poisson. La tête du Serpent-de-Mer dominant les flots de près de trois mètres,était zébrée blanc et noir et les yeux de la créature était grands comme des soucoupes.

Le 30 Juillet 1875, au large des côtes du Massachussets, entre Nahant et Egg Rock, l'équipage et les voyageurs du yacht Princess observent pendant près de deux heures un gigantesque ophidien présentant une tête de tortue ou de serpent, noire sur le dessus, blanche en desssous qui émergeait de deux mètres à deux mètres cinquante au-dessus des flots. Le corps avait un diamètre de soixante-quinze centimètres environ et l'animal possédait juste à l'arrière de la tête une paire de nageoires ou deux palettes natatatoires.

Le 20 Octobre 1877, au mouillage de Melbourne (Australie), l'homme de barre et le Capitaine W.H. Nelson du navire Américain Sacramento observe un serpent dont le corps émergé était long d'une douzaine de mètres, d'un grosseur d'un barril de farine et de couleur jaunâtre. Sa tête ressemblait à celle d'un alligator, émergeait à un mètre au-dessus de l'eau, avaient des yeux nettement visibles. Une paire de palettes natatoires était visible à trois mètres derrière la tête de la créature.

Le serpent-de-Mer du Sacramento (1877).
Le serpent-de-Mer du Sacramento (1877).




C'est dans un endroit non encore connu pour ses observations de serpent-de-Mer, le Golfe d'Aden, que le 28 Janvier 1879, que le Capitaine du City of Baltimore observe à cinq cents mètres de son navire une créature serpentiforme de plus de soixante mètres de long dont la tête et le cou s'élèvent à une hauteur estimée à six ou neuf mètres.

Le serpent-de-Mer du City of Baltimore (1879).
Le serpent-de-Mer du City of Baltimore (1879).


En cette fin du XIXème siècle, les découvertes paléontologiques de créatures "antédiluviennes" font que l'état d'esprit de certains scientifiques vis-à-vis de la posibilité de l'existence de serpents-de-Mer, évolue.

En 1881, Searles Valentine Wood (1798 - 1880), paléontologiste britannique, écrit dans la revue Album der Natuur un article sur le Serpent-de-Mer où celui-ci est présenté comme un mammifère, possédant quatre palettes natatpoites, un long cou et une queue allongée et pointue. Wood considère que cette espèce se situe entre les dauphins et les pinnipèdes et pose l'hypothèse que le Serpent-de-mer pourrait être un descendant du Zeuglodon Cétoïde qui était un ancêtre des cétacés vivant vivait entre -45 et -36 millions d'années, vers la fin de l'Éocène.

Searles W. Wood pencha pour l'hypothèse d'un mammifère à cause du mode d'ondulation vertical observé ches le serpent-de-Mer qui le rapprochait du mode de locomotion des mammifères marins actuels.

Le Zeuglodon imaginé par Searles W. Wood (1881)
Le Zeuglodon imaginé par Searles W. Wood (1881)


Le problème était que le Zeuglodon ou Basilosaurus qui mesurait une vingtaine de mètres de long et pesait près de soixante tonnes ne présentait pas le long cou du Serpent-de-mer.....

En 1889, d'Arcy Wentworth Thompson (1860-1948), biologiste et mathématicien Ecossais, complète l'idée de Wood mais propose de rapprocher le descendant du Zeuglodon des Pinnipèdes et non des Cétatcés.

En 1892, le Docteur Antoon Cornelis Oudemans (1858-1943), entomologiste Néerlandais, publie un immense ouvrage intitulé The Great Sea-Serpent. cet ouvrage est une compilation exhaustive et critique de tous les rapports d'observation connus à l'époque.

Dans cette somme, Oudemans, décrit le serpent-de-Mer comme un phoque géant au cou démesuré. Il explique que le Zeuglodon Cétoïde a put avoir une desceandance à long cou quil nomme Zeuglodon Plésiosauroïde.

2) Une tentative d'explication :

Il convient de noter tout d'abord que tous les témoignages recueillis, ne décrivent pas obligatoirement le même animal. Il est tout-à-fait probable, comme les premiers observateurs l'ont notifié, que plusieurs espèces fort différentes de Serpent-de-Mer coexistent.

Les caractéristiques de ces créatures sont assez spécifiques pour ne pas les confondre avec des animaux marins bien connus des marins et des pêcheurs :

La cryptozoologie, la Science des animaux encore inconnus fondée par Bernard Heuvelmans (1916 - 2001) a tenté d'apporter des descriptions d'animaux qui pourraient expliquer les observations des serpents de mer.

L'otarie à long cou :

Cette créature serait l'objet d'à peu près un tiers des observations.

Appelé scientifiquement Megalotaria Longicollis, l'otarie géante mesurerait jusqu'à vingt mètres de long possèderait un un très long cou flexible (jusqu'à cinq mètres) qui lui permettrait de nager en laissant sa tête hors de l'eau.

Cette créature, théorisée par Barnard heuvelmans ,vivrait dans les mers et les lacs des pays nordiques (e.g. Champ ou Champy la créature hantant le Lac Champlain dans le Vermont (USA). A rapprocher de l'hypothèse de la Loutre Géante.

Megalotaria Longicollis d'aorès Bernard Heuvelmans (1965)
Megalotaria Longicollis d'aorès Bernard Heuvelmans (1965)



Le "Cheval marin" :

Cette créature serait l'objet d'à peu près un quart des observations.

Cet animal aux grands yeux, à moustache et crinière abondante posséderait une tête ressemblant à un cheval. Il mesurerait une vingtaine de mètres et serait une sorte de phoque adapté à la vie en profondeur. Il aurait été observé plusieurs fois sur les côtes Américaines. A rapprocher de l'hypothèse de l'Otarie Géante et de la Loutre Géante.

Ce cheval marin est à rapprocher des démons des eaux du Folklore Irlandais qui sont appelés Kelpie.

Le Cheval Marin.
Le Cheval Marin.
La créature multibosse :

Cette créature serait l'objet d'à peu près 17% des observations.

Cette créature mesurerait une vingtaine de mètres de long. Ce serait un animal migrateur qui semble suivre le gulf stream en nageant à une vitesse d'environ trente noeuds (Cinquante cinq kilomètres par heure). cet animal possèderait de nombreuses bosses sur le dos. Il est possible que ces bosses soient des réserves d'oxygène que l'animal utilise pour pouvoir plonger longtemps.


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La créature multibosses d'après Bernard Heuvelmans.

L'anguilliforme géant :

Cette créature serait l'objet d'à peu près 8 % des observations.

Créature qui a la forme d'une anguille et pourrait mesurer jusqu'à plus de trente mètres. Le premier specimen observé de cette nature est une larve d'anguille qui mesurait déjà un mètre quatre vingt de long, permettant de déduire la taille de specimens adultes.



L'anguilliforme géant observé par l'équipage de Deadelus (1848).
L'anguilliforme géant observé par l'équipage de Deadelus (1848).


Les sauriens océaniques et lacustres :

Ce serait une sorte de saurien ou de dinosaure marin, mesurant entre quinze et trente mètres. Il serait le descendants des monstres marins de l'ére secondaire tels les plésiosaures les thelassomedons ou les élasmosaures..
Une nouvelle théorie expliquant que certains dinosaures puissent avoir le sand chaud, peut expliquer la présence de ces créatures dans les mers froides et les lacs qui gèlent profondément en hiver.

Plesiosaurus Dolicodeirus
Plesiosaurus Dolicodeirus


Les sauriens marins ou Saoropterygiens, ont eu comme ancêtres au Trias, les Nothosauriens. Ceux-ci ont évolué au Jurassique en Plésosauriens. Ce dernier groupe s'est scindé en deux sous-groupes :

C'est dans ce deuxième sous-groupe qu'il faudrait chercher le Serpent-de-mer.

Thalassomedon haningtoni
Thalassomedon haningtoni


Elasmosaurus platyurus
Elasmosaurus platyurus


Le scolopendre marin :

Animal marin qui serait présent dans les eaux tropicales et en Mer Méditerranée. Il mesurerait environ vingt mètres de long et posséderait une crête qui part de la tête est descend le long du dos. On le décrit comme ressemblant a "un gros poisson avec une tête de morse", tête, que cet arthropode géant, serait capable de dresser très au-dessus de la surface des eaux.

Cependant, à ce jour, cet animal n'a pas été aperçu dans les eaux froides, telles celles de l'Atlantique Nord, où les observation du Serpent-de-Mer ont été les plus nombreuses.

Scolopendre Marin
Scolopendre Marin




Le Régalec Géant :

Le Régalec, ou poisson-ruban aussi surnommé "Roi des Harengs" ("Regalecus Glesne") est un exemple de poisson serpentiforme de mer tout à fait étonnant. La taille observée de ce poisson-serpent se situe entre dix et vingt mètre de long.

Le Serpent-de-mer serait une forme géante de ce poisson.

Le Régalec ou
Le Régalec ou "Roi des Harengs.


La loutre géante :

La loutre géante serait une sorte de loutre aux dimensions gigantesquess. Cette hypothèse a été fortement étayée par Bernard Heuvelmans.


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La Loutre géante d'après Bernard Heuvelmans.

Les caractéristiques de la loutre géante sont:



Le Calmar Géant ou le Calmar Colossal :

Cet ensemble d'espèces, dont l'existence est attestée, pourrait également avoir donné naissance au mythe des serpents de mer. Un certain nombre d'observations laissent à penser que ce serait parfois les tentacules gigantesques de Calmars géants (Architeuthis Dux) ou de Calmars colossaux (Mesonychoteuthis Hamiltoni flottant à la surface qui auraient été aperçus par les marins.

Calmar en surface.
Calmar en surface.



La "queue" du Calmar aurait été prise pour la tête du Serpent pointant au-dessus des flots, tandis que la partie émergée des tentacules auraient été interprétées comme pour les fameuses bosses du dos du Serpent.

Il se pourrait également que des combats titanesques entre des Calmars Géants et des cachalots aient eu lieu en surface, et aient été reportés per les marins comme un seul et même animal.....

Le calmar géant observé en surface serait aussi à l'origine de la légende du Kraken.

En conclusion, de nombreuses théories sont en concurrence pour déterminer la nature exacte de ce qui est une des plus grandes espèces marines existant encore de nos jours.

Bibliographie :