Actualités Exoplanètes et Exobiologie 2006 - 2008

Ces actualités ne prétendent pas couvrir toute l'actualité des découvertes cosmologiques, mais ont plutôt pour but de mettre en évidence certains faits qui prouvent que l'exobiologie progresse à grand pas :-)

Découverte d'exoplanètes, mise en évidence d'eau et de méthane sur Mars, probabilité de l'apparition de la Vie sont les principaux axes de ce chapître du site Theudericus




Le volcanisme glacé de Titan, lune géante de Saturne.



Samedi 20 décembre 2008.

La sonde Cassini a vu des éruptions volcaniques sur Titan. C'est en tout cas ainsi que des chercheurs de la NASA interprètent les coulées brillantes d'environ 200 mètres de largeur détectées par le vaisseau, au fil des survols de l'astre effectués entre juillet 2004 et mars 2006. Ces observations ont été faites dans deux régions de la plus imposante des quelque 50 lunes de Saturne. Annoncées au cours du congrès de l'American Geophysical Union, qui s'est achevé vendredi 19 décembre à San Francisco (Californie), elles doivent être publiées dans la revue Geophysical Research Letters.

Le terme de volcanisme, s'agissant du monde glacial de Titan, peut surprendre. A sa surface, cachée par une dense et impénétrable atmosphère de méthane, il fait autour de - 180° C. Cette froidure cohabite-t-elle avec la fournaise de coulées magmatiques ? Non, ce que les chercheurs pensent avoir observé est en réalité un cryovolcanisme - c'est-à-dire un volcanisme froid.

Nul épanchement de roche en fusion, mais des écoulements d'une boue gelée, dont Rosaly Lopes (JPL-NASA) et ses collègues pensent qu'il pourrait s'agir d'un mélange d'ammoniac (NH3) et d'eau (H2 O) transportant également du méthane (CH4). Qu'il y ait eu dans un proche passé des mécanismes cryovolcaniques à la surface de Titan n'est pas une surprise pour les spécialistes. Mais les observations publiées par la NASA suggèrent que ces processus y sont toujours à l'oeuvre.

Ceux-ci alimenteraient l'atmosphère en méthane, et le cycle du méthane sur Titan (parfois comparé au cycle de l'eau sur Terre) passerait par une phase volcanique qui réinjecterait ce gaz dans l'atmosphère de l'astre. Sous l'effet du rayonnement solaire, il se condense en effet continuellement sous forme d'éthane, qui retombe en pluie à la surface gelée de la lune. Le principe du cryovolcanisme n'est donc pas étonnant, mais son origine demeure l'objet de spéculations.

Le mécanisme proposé par Rosy Lopes et ses coauteurs est qu'un océan visqueux d'ammoniac, d'eau et d'hydrocarbures mêlés repose sous la surface glacée de la planète. Celle-ci, explique Rosy Lopes, se craquellerait à sa base en raison de contraintes tectoniques, formant ainsi des poches de ce "magma" glacial. Emprisonné dans ces poches, celui-ci serait ainsi mis sous pression avant de remonter lentement vers la surface, où épisodiquement il serait expulsé.

La théorie est élégante. Quant aux observations, certains les prennent avec précaution. Pour Jeffrey Moore, planétologue à la NASA, "les formations qui ressemblent à des coulées cryovolcaniques, qu'on peut observer sur la surface, pourraient simplement être des débris gelés lubrifiés par des pluies d'hydrocarbures et glissant sur la pente de reliefs comme des coulées de boue".








Hubble détecte du gaz carbonique sur une exoplanète.



10 Décembre 2008


La Nasa a précisé mardi que le gaz carbonique avait été repéré dans l'atmosphère de l'exoplanète de type "Jupiter chaud" HD 189733b, qui tourne en orbite autour d'une étoile située à 63 années-lumière de la Terre.

La planète est trop chaude pour abriter une forme de vie. La température à la surface y est d'environ 1.000 degrés Celsius.

Mais les astronomes soulignent que ces observations montrent à nouveau que les éléments chimiques indispensables à la vie peuvent être mesurés sur des exoplanètes, ces planètes tournant en orbite autour d'une autre étoile que le Soleil.

"Le seul fait que nous soyons capables de le détecter et d'évaluer son abondance est important pour l'effort à plus long terme visant à déterminer la composition des planètes et l'hypothèse qu'elles puissent abriter une forme de vie", a déclaré Mark Swain, un des responsables du programme à la Nasa.

En mars dernier, une équipe avait déjà démontré la présence de méthane sur cette exoplanète, l'une des 300 découvertes jusqu'ici. De la vapeur d'eau a également été décelée.








La Nasa reporte à 2011 l'envoi d'une sonde à la recherche de vie sur Mars.



5 Decembre 2008

Le lancement de la sonde américaine Mars Science Laboratory (MSL), qui doit déterminer si une forme de vie a existé ou existe encore sur la planète rouge, a été repoussé de deux ans, à 2011, en raison de problèmes techniques.

"Nous n'allons pas être prêts pour un lancement de MSL à la date espérée", à l'automne 2009, a déclaré jeudi l'administrateur de l'agence spatiale américaine Michael Griffin, lors d'une conférence de presse.

"Nous repoussons le lancement à 2011", a-t-il ajouté.

Les possibilités de lancements vers Mars n'interviennent que tous les 26 mois en raison de l'alignement des planètes, a ajouté la Nasa, en précisant que la prochaine fenêtre de lancement s'étendait d'octobre à décembre 2011.

Mi-octobre, la Nasa avait indiqué qu'elle maintenait le projet de lancement de la sonde fin 2009, en dépit de problèmes techniques et d'un dépassement de budget.

Le report de son lancement conduira à une augmentation d'environ 400 millions de dollars du budget alloué à ce projet, destiné à déterminer si une forme de vie a existé ou existe sur le globe martien.

Le coût du projet atteint désormais quelque 2,3 milliards de dollars, a estimé la Nasa, contre 1,63 milliard au début du projet en 2006.

Ce report pourrait aussi signifier que d'autres projets d'exploration de la planète, prévus en 2010 et en 2011, pourraient être retardés, mais aucune annulation n'est envisagée, a expliqué la Nasa qui ambitionne d'envoyer un Homme sur Mars d'ici à 2037.

"Une tentative de lancement en 2009" a été exclue parce que cela "nous aurait demandé d'assumer trop de risques", a expliqué Michael Griffin.

"Un échec n'est pas envisageable", a renchéri Ed Weiler, administrateur associé de l'agence. La portée scientifique de ce projet est trop importante et "l'investissement de l'argent du contribuable nous oblige à être absolument sûrs d'avoir fait tout ce qui était possible pour nous assurer du succès de cette mission", a-t-il ajouté.

Ce report est essentiel parce qu'il va permettre "de résoudre des problèmes techniques pouvant encore exister et de mener à bien les tests nécessaires", a souligné M. Weiler.

Les problèmes techniques mis au jour au niveau des mécanismes actionnant les bras articulés et les roues de la sonde n'ont toujours pas été résolus.

MSL comporte au total 31 de ces mécanismes, mais la Nasa n'a pas été en mesure jusqu'à présent de les tester. Les problèmes proviennent notamment de défaut de fabrication des pièces.

Alimenté par une batterie nucléaire, la sonde pourra emporter les instruments parmi les plus perfectionnés jamais envoyés sur cette planète, la quatrième du système solaire et la deuxième plus petite après Mercure.

Une fois qu'elle se posera, environ un an après son lancement, la sonde, de la taille d'un petit 4X4, collectera des échantillons du sol et des roches et les analysera.

La Nasa a déjà envoyé sur Mars plusieurs sondes d'exploration.

MSL prendra la suite des deux robots jumeaux Spirit et Opportunity, qui s'étaient posés sur Mars en 2004, afin d'y étudier la géologie et l'atmospère. Les deux robots y avaient décelé des preuves de l'existence de zones humides et de conditions ayant pu permettre une certaine forme de vie. MSL sera trois fois plus lourde que Spirit et Opportunity.








Découverte de vastes glaciers enterrés sur Mars à des latitudes plus basses.

Jeudi 20 Novembre 2008



La surface de Mars contient de vastes glaciers enterrés à des latitudes moyennes, selon des observations de la sonde américaine MRO, une découverte importante pour la quête d'une éventuelle vie passée et une future exploration habitée de la planète rouge. "Ensemble, ces glaciers représentent probablement le plus grand réservoir d'eau gelée en dehors de la calotte glaciaire arctique", souligne le géophysicien John Holt de l'Université du Texas, principal auteur de cette étude publiée dans la revue américaine Science.

"Un des glaciers est trois fois plus étendu que Los Angeles pour une épaisseur par endroits de près de 800 mètres", précise-t-il.

"Ces résultats sont la partie émergée de l'iceberg et attestent la présence de vaste quantités de glace à ces latitudes", selon Ali Safaeinili, un des membres de l'équipe internationale de recherche du Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa à Pasadena (Californie).

Dans la mesure où l'eau est l'une des conditions sine qua non de la vie telle que nous la connaissons, la découverte de grands réservoirs d'eau gelée sur Mars est un signe encourageant pour les savants, relève John Holt. Leur présence à des latitudes moyennes, donc dans des régions moins froides, faciliterait une éventuelle colonisation de Mars.

"Outre leur valeur scientifique, ces glaciers pourraient être de précieuses sources d'eau pour les futures missions d'exploration de la planète rouge", souligne-t-il.

La sonde américaine Phoenix, qui s'est posée dans l'Arctique martien en mai, avait confirmé que la glace était bien de l'eau.

Ces grands glaciers rappellent ceux détectés sous des socles rocheux dans l'Antarctique, note John Holt. Ils se situent dans la région du bassin de Hellas, dans l'hémisphère sud de Mars. Le radar de la sonde MRO en orbite autour de Mars a détecté des formations rocheuses similaires dans l'hémisphère nord.

Selon Jeffrey Plaut, membre du JPL et de l'équipe d'étude des données fournies par le radar, "il existe des volumes d'eau gelée encore plus importants sous les dépôts de roches et sédimentaires dans l'hémisphère nord".

"Le fait que ces glaciers se situent dans les mêmes latitudes entre 35 et 60 degrés dans les deux hémisphères laisse penser qu'ils ont résulté d'un mécanisme climatique", explique-t-il.

Une variation de l'obliquité de Mars autour de son axe explique ce changement de climat et la formation de ces glaciers, relève James Head de l'Université Brown.

"L'obliquité de Mars a été beaucoup plus grande dans le passé et les modèles climatiques informatiques montrent que des couches de glace pouvaient alors recouvrir des latitudes moyennes", explique le chercheur.

Selon lui, ces glaciers enterrés sont les restes préservés d'un âge glaciaire remontant à plusieurs millions d'années.

D'autres missions martiennes, en particulier celle de la sonde européenne Mars Express, avaient déjà découvert en 2005 de spectaculaires traces de glaciers dans certaines régions de Mars situées aux latitudes moyennes et même sous les tropiques.

Ces traces de glaciers et parfois même ce qui paraissait être de véritables glaciers rocheux (formés de glace recouverte de roches) avaient été repérées près des flancs ouest des grands volcans martiens de la région de Tharsis et sur le volcan géant Olympus Mons










Mars: de l'eau a baigné les régions australes de la Planète Rouge.



AFP - Mercredi 16 juillet, 13h26PARIS (AFP) - Une grande partie des hautes terres du sud de Mars a été baignée par de l'eau pendant des millions d'années, créant un environnement théoriquement capable d'abriter la vie, indique une étude à paraître jeudi dans la revue britannique Nature.

Des traces de phyllosilicates, minéraux du type argiles témoignant de l'action chimique de l'eau, ont été observées par un instrument de la sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter en des milliers de points des plateaux sud de la planète, sur des dunes, dans des vallées ou des cratères, selon les auteurs de l'étude, de l'Université Brown (Rhode Island).

"Ces résultats montrent une riche diversité des environnements, permettant éventuellement la vie, à l'époque du Noachien", il y a 4,6 à 3,8 milliards d'années, concluent les scientifiques.

Phoenix Mars Lander




Les chercheurs se sont notamment attachés aux pics situés dans des cratères, reliefs généralement formés par des roches reposant à l'origine jusqu'à cinq kilomètres de profondeur, éjectées lors de l'impact d'un astéroïde.

"L'eau a dû former ces minéraux (les phyllosilicates) en profondeur, pour que nous ayons la signature observée" par la sonde, estime dans un communiqué le responsable de l'équipe John Mustard, professeur en géologie planétaire.

Ces phytosillicates se sont formés à des températures relativement basses - environ 100 à 200 degrés Celsius - ce qui implique qu'à la surface Mars était non seulement humide, mais également relativement tempérée.

La présence d'eau sur Mars dans un passé lointain a déjà été attestée à plusieurs reprises par les robots déposés à la surface de la planète rouge et par les observations des sondes en orbite autour de la planète.

La Nasa a récemment annoncé que les scientifiques de la mission Phoenix avaient identifié la présence de glace près de la surface du sol arctique de Mars.

Quant à la disparition des océans qui auraient recouvert certaines plaines de Mars, les planétologues estiment généralement qu'ils ont disparu lorsque l'atmosphère, autrefois dense, a commencé à se dégrader, provoquant l'évaporation de l'eau dans l'espace.










Les scientifiques de Phoenix convaincus d'avoir trouvé de la glace sur Mars



Par Jean-Louis SANTINI AFP - Samedi 21 juin, 10h44 WASHINGTON (AFP) - Les scientifiques de la mission Phoenix sont désormais certains qu'il y a de la glace près de la surface du sol arctique de Mars sur la base d'images prises par la sonde ces derniers jours.

"Nous avons trouvé la preuve que nous cherchions, à savoir que ce matériau brillant est bien de la glace d'eau et non pas une autre substance", a déclaré confiant vendredi, Peter Smith, de l'Université d'Arizona (sud-ouest), le responsable scientifique de Phoenix, lors d'une téléconférence de presse.

Huit morceaux de matériau blanc brillant, de la taille d'un dé, avaient été photographiés il y a quatre jours dans une tranchée que venait de creuser la pelle du bras robotisé de Phoenix.

Or, ils n'étaient plus visibles sur les dernières images du même endroit transmises jeudi par la sonde, a expliqué Mark Lemmon, un des membres de l'équipe scientifiques.

Ces matériaux étaient bien de l'eau gelée qui s'est évaporée après avoir été exposée au soleil, a-t-il dit avant d'ajouter: "Nous avons trouvé ce que nous cherchions".

Il y avait un débat jusqu'à cette découverte au sein de l'équipe de recherche de Phoenix sur le fait de savoir si ce matériau blanc était de la glace ou du sel.

"Cette découverte faite grâce aux images est vraiment incroyable, quelque chose de merveilleux", s'est félicité Peter Smith, notant que la surprise a été de découvrir de la glace aussi près de la surface du sol à moins de deux centimètres. Selon lui, Phoenix s'est posée sur un immense glacier.

Ces morceaux de matériau blanc avaient été laissés au fond d'une tranchée baptisée "Dodo-Goldilocks" par l'équipe de recherche, que la pelle du bras robotisé de Phoenix avait élargi le 15 juin au vingtième jour martien depuis que la sonde s'est posée dans l'arctique de la planète rouge le 25 mai.

La pelle du bras de Phoenix est également tombée jeudi sur une surface très dure en creusant une nouvelle tranchée au milieu d'une forme polygonale du sol dans le site appelé "Wonderland", qui pourrait aussi être de la glace, a indiqué Mark Lemmon.

Après avoir tenté trois fois de creuser davantage dans cette couche, le bras s'est immobilisé attendant d'autres instructions, a-t-il ajouté.

Le bras est aussi équipé d'un racloir et d'une petite perceuse capables de briser des morceaux de matériau dur pour les analyser dans un des huit petits fours capables de chauffer les échantillons jusqu'à mille degrés Celsius afin d'en déterminer la composition chimique et la présence de molécules organiques.

La présence de glace à la surface de Mars n'est pas une nouvelle mais c'est la première fois qu'il est possible d'en observer et, ultérieurement, d'en analyser des échantillons.

Depuis les observations et les mesures effectuées en 2002 par l'orbiteur américain Mars Odyssey, les scientifiques savent qu'il y a une énorme calotte glaciaire permanente au pôle nord de Mars.

La mission Phoenix, avec son lieu d'atterrissage dans le permafrost de l'arctique martien, a été conçue sur la base de la découverte de Mars Odyssey, afin de creuser le sol pour atteindre la glace.

Si l'eau a coulé sur Mars, elle a laissé son empreinte sur les minéraux environnants, et les impuretés détectées dans la glace peuvent donc en dire long sur l'histoire climatique de cette région et de la planète.

Mars est actuellement trop froid pour que la glace puisse y exister à l'état liquide, mais il est possible que dans un passé lointain les régions polaires aient connu des températures plus clémentes, supputent les scientifiques.

L'eau étant un ingrédient essentiel pour la vie, cette région arctique a peut-être été habitable à un certain moment, ce que cherche à savoir Phoenix en déterminant également avec ses instruments si des éléments organiques y sont présents.






Les "extrémophiles" aident les chercheurs en quête d'une vie extraterrestre



Par Alicia Chang AP - 21 Juin LOS ANGELES - La présence d'étranges microbes dans des environnements extrêmes sur Terre suscite l'intérêt des scientifiques à la recherche d'une vie extraterrestre, une quête qui est également celle de la sonde américaine Phoenix Mars, arrivée sur la planète Rouge le 25 mai.

D'étranges micro-organismes prospèrent dans les milieux les plus hostiles sur Terre, comme le désert de l'Atacama au Chili, les sources d'eau bouillante du parc national de Yellowstone aux Etats-Unis ou des failles du plancher océanique dans les profondeurs ténébreuses du Pacifique.

Une telle forme de vie exotique est-elle possible dans la froide région arctique, proche du pôle nord de Mars, où Phoenix s'est posé le mois dernier? Le robot géologue, qui ramasse des échantillons de sol pour les étudier à l'aide d'un minuscule four et d'un microscope, n'a pas encore apporté la réponse.

Mais il a découvert une piste prometteuse dans deux sillons qu'il a creusés: ce qui semble être de la glace. Les astronomes espèrent que les instruments scientifiques de la sonde permettront de savoir si les échantillons prélevés contiennent de l'eau et des éléments comme le carbone, l'hydrogène et l'azote. "Nous cherchons les ingrédients de base qui permettraient à la vie de prospérer dans cet environnement", explique le chef scientifique de la mission Peter Smith, de l'université d'Arizona.

La découverte ces dernières années de formes de vie extrêmes, connues sous le nom d'extrémophiles, dans les lieux les plus inhospitaliers de la Terre, aide les astronomes dans leur quête d'une possible vie extraterrestre. "Cela laisse penser que de nombreux mondes pourraient abriter la vie alors qu'à première vue ils ne présentent pas les meilleures conditions", souligne l'astronome Seth Shostak, de l'Institut SETI, une organisation à but non lucratif qui se consacre à la recherche d'une intelligence extraterrestre.

Il n'existe actuellement aucune preuve que la vie soit jamais apparue sur Mars. Mais si la planète Rouge a abrité dans le passé ou abrite actuellement une forme de vie, ce qui relève de la pure hypothèse, elle pourrait être très similaire à certains extrémophiles terrestres: microscopique et résistante.

"Ce seraient des microbes, pas un petit homme vert", souligne Kenneth Stedman, un biologiste du Centre pour la vie dans les environnements extrêmes de l'université d'Etat de Portland. Les extrémophiles sont de taille et de forme variable. Vus au microscope, certains ressemblent à des tire-bouchons miniatures quand d'autres sont semblables à des bâtonnets ou de forme irrégulière.

Phoenix ne possède pas d'instrument permettant d'identifier des fossiles ou des êtres vivants. Mais il est doté de huit minuscules fours et d'un analyseur de gaz capables d'analyser le sol pour détecter des éléments favorables à la vie, comme de l'eau.

La plupart des chercheurs estiment que la vie ne peut se développer à la surface de Mars, qui est bombardée par des doses létales de radiation. Mais la planète pourrait abriter une vaste étendue de glace sous la surface dans les régions polaires. Reste que même si Phoenix découvre des conditions permettant la présence de microbes, une autre sonde plus sophistiquée sera nécessaire pour déterminer si une forme de vie a jamais existé et existe encore sur Mars.

La dernière fois que la NASA a cherché des matières organiques sur Mars remonte à 1976 avec les missions Viking, qui ont prélevé des échantillons du sol près de l'équateur martien mais n'ont rien trouvé.

Les scientifiques ont cette fois choisi de prospecter dans la région arctique car ils pensent qu'elle est analogue aux régions polaires terrestre, qui préservent dans la glace des constituants essentiels de la vie et parfois la vie elle-même. Des chercheurs ont montré que des microbes sur Terre peuvent être inactifs en étant congelés pendant des milliers d'années et "ressusciter" si les conditions sont réunies.

Pour Kenneth Stedman, il faut continuer à étudier les extrémophiles sur Terre pour pouvoir mieux chercher d'éventuelles traces de vie sur Mars et ailleurs dans l'univers. AP

Sur Internet : Phoenix Mars Site



Découverte d'une série d'exoplanètes de type "Super-Terre"

16 Juin 2008 - Par Maggie Fox Reuters - WASHINGTON (Reuters) - Des scientifiques européens annoncent la découverte de trois "super-Terres" en orbite autour d'une étoile relativement proche de nous, et de deux autres systèmes solaires dotés de petites exoplanètes.

Ces découvertes, présentées au cours d'une conférence en France, suggèrent que les exoplanètes ayant des caractéristiques voisines de celles de la Terre sont peut-être en réalité courantes dans l'univers.

"Est-ce que chaque étoile compte des planètes et, si oui, combien?", s'est interrogé le Suisse Michel Mayor, qui fut l'un des découvreurs des premières exoplanètes en 1995. "Peut-être ignorons-nous encore la réponse mais nous progressons énormément dans cette direction", a ajouté Mayor, de l'Observatoire de Genève.

Le trio de planètes découvertes tourne autour d'une étoile légèrement moins massive que notre Soleil, à seulement 42 années-lumière de nous, dans les constellations Doradus et Pictor.

Ces planètes sont plus grosses que la Terre : l'une a 4,2 fois sa masse, une autre 6,7 fois et la troisième 9,4 fois.

Elles tournent en orbite autour de leur étoile à des vitesses extrêmement grandes : l'une accomplit une révolution en quatre jours seulement, contre 365 jours pour la Terre ; une autre prend dix jours et la plus lente met 20 jours.

Mayor et ses collègues ont eu recours au télescope HARPS (High Accuracy Radial Velocity Planet Searcher), de La Silla, dans les montagnes du nord du Chili, pour effectuer ces découvertes.

A ce jour, depuis 1995, plus de 270 exoplanètes ont été découvertes. La plupart sont des géantes qui rappellent nos Jupiter et Saturne. Les planètes de plus petit diamètre, proches de celui de la Terre, sont sensiblement plus difficiles à détecter, en l'état actuel des techniques d'astronomie.

L'équipe de scientifiques a également annoncé avoir localisé une autre exoplanète ayant 7,5 fois la masse de la Terre, en orbite autour de l'étoile HD 181433. Cette étoile-là a aussi une planète géante, qui accomplit sa révolution en trois années terrestres.

Un autre système solaire découvert compte une planète de 22 fois la masse terrestre, qui effectue sa révolution en quatre jours, et une planète de type Saturne, dont la révolution dure elle aussi trois ans.

Selon Mayor, il est clair que ces planètes ne sont que la pointe émergée de l'iceberg. L'analyse de toutes les étoiles passées en revue à ce jour avec le télescope HARPS, dit-il, montre qu'un tiers des étoiles comparables au Soleil sont environnées soit de planètes dites "super-Terres" soit de planètes de type Neptune, dont la révolution excède les 50 jours.








La sonde américaine Phoenix a atterri sans encombre sur Mars.

26 Mai 2008 -Saint Bérenger - AFP par Jean-Louis SANTINI - La sonde américaine Phoenix s'est posée sans encombre dimanche dans la région arctique de la planète rouge jusque là inexplorée pour sonder le permafrost martien, y trouver de l'eau gelée et déterminer si la vie y serait possible.

"Phoenix a atterri", a annoncé un responsable de la Nasa, sous les applaudissements nourris et les cris de joie au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa à Pasadena en Californie (ouest) qui contrôle la mission.

"Je n'aurais pas pu imaginer que cela se passe aussi parfaitement", a déclaré Barry Golstein, le responsable de la mission.

"Nous sommes sur le sol de Mars et nous avons une minute de données transmises par la sonde après qu'elle se soit posée et nous pouvons confirmer que Phoenix se trouve presque exactement dans l'axe est-ouest prévu", a-t-il dit.

Après avoir parcouru 679 millions de km depuis son lancement en août 2007, Phoenix --une mission de 420 millions de dollars-- est entrée dans la haute atmosphère martienne vers 23H30 GMT à 21.000 kilomètres/heure pour entamer une descente périlleuse. Elle s'est posée en douceur sept minutes plus tard à 23H38 GMT.

Toutefois, la confirmation de l'atterrissage réussi n'est parvenue sur Terre qu'à 23H53 GMT, car il faut 15 minutes au signal pour parcourir à la vitesse de la lumière les 276 millions de km séparant Mars de la Terre.

Phoenix devait ensuite déployer deux antennes solaires, après avoir attendu 20 minutes de manière à laisser la poussière se déposer pour éviter que les panneaux solaires ne soient souillés.

Phoenix Mars Lander




Les premières photographies transmises par la sonde montrent le paysage de Mars ainsi que la sonde elle-même.

"Ils n'auraient pas pu mieux faire", a lancé Peter Smith de l'Université d'Arizona (Sud-ouest), le principal responsable scientifique de la mission. "Nous attendons maintenant de commencer 90 jours d'expériences scientifiques fabuleuses", a-t-il ajouté, évoquant une mission de 3 mois par des températures de moins 73 à moins 33 degrés Celsius.

"Nous allons dans un endroit de la planète inexploré et cela est très exaltant", avait-il expliqué samedi. "Obtenir un bon échantillon de ce sol gelé est notre objectif dans notre quête pour une zone habitable sur Mars".

Historiquement, seulement 45% des tentatives d'atterrissage sur Mars ont réussi.

"Pour la première fois en 32 ans, le JPL a réussi un atterrissage en douceur sur Mars", s'est félicité le chef de la Nasa, Michael Griffin, notant que cette réussite n'est "que la troisième dans l'histoire" de l'exploration de cette planète.

Les responsables de la mission étaient très inquiets pendant les sept dernières minutes de descente vers Mars, les "sept minutes de terreur", aux dires du directeur du programme d'exploration de Mars à la Nasa, Doug McCuistion.

Pour l'atterrissage, Phoenix a utilisé un bouclier thermique pour freiner sa rentrée dans l'atmosphère et déployé un parachute supersonique pour ralentir sa vitesse. La sonde a ensuite allumé des rétro-fusées 37 secondes pour se poser en douceur sur ses trois pieds dans la région du Vastitas Borealis, plaine circumpolaire plate avec peu de rochers.

Phoenix est dotée d'instruments qui, en analysant la composition du permafrost, sont capables de détecter des molécules notamment de carbone et d'hydrogène, des éléments nécessaires à la vie.

Phoenix, dotée aussi d'une caméra, déploiera un bras articulé de 2,35 mètres capable de creuser à une profondeur d'un mètre dans le sol. Un des instruments du bras peut chauffer les échantillons pour détecter des substances volatiles comme l'eau.

Les deux robots américains Opportunity et Spirit, qui continuent depuis trois ans à explorer la surface de Mars à l'équateur, ont découvert des indices de la présence passée d'eau.

Avec ses deux antennes solaires déployées, Phoenix mesure 5 mètres de largeur sur 1,52 mètre de longueur et pèse 350 kilos, dont 55 kilos d'instruments scientifiques.






Astronomie : La plus petite des exoplanètes : Trois fois la Terre.

AFP - Lundi 12 Mai, 09 h 10.Une planète près de trois fois plus grosse que la Terre a été observée en orbite autour d'une étoile située dans la constellation du Sagittaire, à 3500 années-lumière de notre système.

Cette découverte de l'été 2007 est le fruit d'une collaboration de plusieurs mois entre des chercheurs internationaux coordonnée par David Bennett, de l'Université Notre-Dame (Indiana, États-Unis).

La taille de MOA-2007-BLG-192-Lb en fait la plus petite planète identifiée à ce jour. La précédente avait cinq fois la masse de la Terre. Sa taille fait de MOA-2007-BLG-192-Lb la planète gravitant dans un autre système planétaire la plus similaire à la Terre.

Elle gravite autour d'une étoile vingt fois plus petite que le Soleil et serait une naine brune, un type d'étoile avortée, car trop petite pour permettre les réactions nucléaires nécessaires à son rayonnement.

La galaxie NGC 6822 dans la constellation du Sagittaire.
La galaxie NGC 6822 dans la constellation du Sagittaire.



Selon les estimations de ses découvreurs coordonnés par l'Américain David Bennett, de l'Université Notre-Dame, la planète serait environ à la même distance que Vénus du Soleil et mettrait trois ans à faire le tour de son étoile.

Cette exoplanète met trois ans à faire le tour de sa minuscule étoile située dans la constellation du Sagittaire, à 3500 années-lumières de notre galaxie, estiment les scientifiques. La température moyenne à sa surface serait de -250 °C puisqu'elle ne posséderait pas d'atmosphère capable de retenir sa chaleur interne.

Elle a été repérée à l'aide de la technique des microlentilles, qui consiste à identifier une étoile et ses satellites grâce à la lumière d'une étoile source située en arrière-plan. La plus petite exoplanète (moins de 3 masses terrestres) repérée à ce jour a été découverte grâce à la technique des «microlentilles», consistant à étudier une étoile et ses satellites grâce à la lumière d'une étoile source située en arrière-plan, a annoncé la revue Ciel et Espace sur son site internet.

Depuis la découverte de la première planète extrasolaire, en 1995, on a détecté 288 exoplanètes, associées à 246 systèmes planétaires. Seules six d'entre elles avaient été repérées grâce à la technique des microlentilles, d'après L'Encyclopédie des planètes extrasolaires, actualisée le 8 mai 2008 par Jean-Louis Schneider (CNRS-LUTH, Observatoire de Paris).








Découverte de la plus petite planète en dehors du système solaire : Cinq fois la Terre.

AFP - Mercredi 9 avril, 19h11 MADRID (AFP) - Des chercheurs espagnols ont annoncé mercredi la découverte de la plus petite planète jamais trouvée en dehors du système solaire, baptisée "GJ 436T" et située à 30 années-lumières de la Terre dans la constellation du Lion.

Cette planète extra-solaire a été détectée grâce à une nouvelle technique qui "permettra dans moins de dix ans de découvrir une première planète ressemblant à la terre en terme de masse et d'orbite", a expliqué Ignasi Ribas, chercheur du Conseil supérieur de recherche scientifique (CSIC).

Cette nouvelle planète a été découverte par l'équipe dirigée par M. Ribas, en utilisant les perturbations sur d'autres planètes déjà détectées et gravitant autour de la même étoile.

Nouvelle planète tellurique


"GJ 436T" a une masse cinq fois supérieure à la Terre, ce qui en fait la plus petite "exo-planète" jamais découverte, parmi les quelque 300 détectées à ce jour, selon M. Ribas.

Cette nouvelle exo-planète n'est pas habitable en raison notamment de la distance qui la sépare à son astre, qui est très inférieure à la distance Terre-Soleil, a indiqué M. Ribas lors de la présentation de la découverte.

Pour pouvoir héberger la vie, une planète doit avoir une masse similaire à celle de la Terre, de l'eau liquide à sa surface, une atmosphère et une distance orbitale, par rapport à son astre, similaire à la distance Terre-Soleil.

D'après les premiers calculs de l'équipe espagnole, "GJ 436T" fait une rotation complète sur elle-même en 4,2 jours terrestres et opère une rotation autour de son soleil en 5,2 jours.






Encelade, une lune de Saturne pourrait abriter de l'eau et peut-être la Vie.



WASHINGTON (AFP) 27 Mars 2008 - La sonde américaine Cassini a détecté des températures et des molécules organiques complexes attestant de la présence d'eau et de conditions de vie possibles sur Encelade, une des lunes de Saturne, selon la Nasa.

Le 12 mars, Cassini a décelé une forte densité de vapeur d'eau et des molécules organiques complexes, en survolant le pôle sud d'Encelade à quelque 50 km d'altitude, ont indiqué mercredi des responsables de l'Agence spatiale américaine.

La sonde est passée directement dans un gigantesque geyser de glace jaillissant de failles courant sur la surface gelée du pôle sud de cette lune de 505 km de diamètre. Elle a détecté des températures de -93 degrés Celsius, suffisamment élevées pour laisser penser que les températures sous la surface d'Encelade seraient compatibles avec la présence d'eau à l'état liquide, un des critères pour que la vie soit possible, a déclaré John Spencer, l'un des scientifiques de la mission.

"Cela signifie qu'il y a un niveau d'énergie important déployé à la surface dans cette région", a-t-il ajouté. "Il est tout à fait possible qu'il y ait de l'eau à l'état liquide pas loin sous la surface de ces failles", a-t-il dit.

Encelade, satellite de Saturne


"Nous voyons sur Encelade les trois ingrédients de base à l'origine de la vie", l'énergie, les composants organiques et l'eau, a poursuivi Larry Esposito de l'université du Colorado, qui travaille sur l'imagerie de Cassini.

Il s'agit du 1er des 4 vols de Cassini prévus cette année pour explorer ce geyser qui serait formé à 90% de cristaux de glace d'eau.

Une étude publiée le 7 février par la revue scientifique britannique Nature tendait à confirmer qu'Encelade pourrait receler de l'eau sous forme liquide dans son sous-sol dans la région du pôle Sud.

L'analyse des vitesses d'expulsion des différents éléments des geysers détectés par la sonde américaine Cassini à proximité de la zone surnommée "rayures de tigre", laisse entendre qu'une partie proviendrait d'eau, expliquait alors le principal auteur, Jurgen Schmidt, de l'Université de Postdam (Allemagne).

Une première étude avait conclu que ces geysers pouvaient s'expliquer par l'effet des marées auxquels est soumis ce petit corps glacé, de par sa proximité avec Saturne. Il faut qu'un océan subsiste sous la couche de glace qui recouvre Encelade, du moins dans la région du pôle Sud, pour faire bouger la croûte de glace, concluaient les chercheurs. Les résultats de la nouvelle étude "impliquent que de l'eau sous forme liquide existe" bien, selon les auteurs de l'article publié en février.

Lancée en 1997, Cassini-Huygens est la première mission spatiale consacrée à l'exploration de Saturne. Elle est menée par la Nasa, qui a réalisé le module orbital Cassini, et l'Agence spatiale européenne (ESA), fournisseur de la sonde Huygens qui s'est posée sur Titan, la plus grosse lune de Saturne.

Le vaisseau spatial s'était inséré en orbite de Saturne le 1er juillet 2004 après un périple de 7 ans et de 3,5 milliards de kilomètres.




Une molécule organique détectée sur une planète extra-solaire



Par Will Dunham Reuters - Jeudi 20 Mars 2008, 00h05 WASHINGTON (Reuters) - Une molécule organique a été découverte pour la première fois dans l'atmosphère d'une planète située en dehors de notre système solaire, ont annoncé des chercheurs.

Grâce au télescope spatial Hubble, des astronomes ont distingué du méthane dans l'atmosphère de la planète HD189733b, qui est approximativement de la taille de Jupiter et se situe à 63 années lumière de la Terre, peut-on lire dans un article publié mercredi dans la revue Nature.

Les molécules organiques, comme le méthane, contiennent des liaisons carbone-hydrogène et sont très fréquentes chez les êtres vivants, mais ne leurs sont pas propres.

Selon les auteurs de l'étude, la planète qu'ils ont observée est pourvue de températures atmosphériques avoisinant les 1.000°C et est par conséquent peu propice à la vie.

"Le méthane ne peut pas être produit de façon biologique sur la planète que nous avons observée", a assuré Giovanna Tinetti, de l'University College de Londres, contactée par courriel.

"L'idée est de répéter à l'avenir ce type d'observations vers des planètes moins hostiles au développement et à l'évolution de la vie", a-t-elle ajouté.

Le méthane a été détecté sur plusieurs planètes de notre système solaire. "Dans des conditions favorables, le méthane peut contribuer à la formation d'acides aminés", éléments essentiels de la vie, a indiqué un autre membre de l'équipe de recherche, Mark Swain, de la Nasa.

L'observation a été effectuée lors d'un transit: le passage de la planète étudiée entre son étoile et le télescope. Les scientifiques ont alors recours à la spectroscopie, qui fragmente la lumière en ses différentes composantes de couleur.

"On peut penser à un prisme, qui produit un spectre d'arc-en-ciel quand on fait passer de la lumière au travers. C'est ce que nous faisons quand une planète passe devant son étoile. Ce que nous voyons alors, c'est la lumière de l'étoile filtrée par l'atmosphère de la planète. Les molécules qui se trouvent dans l'atmosphère laissent une trace spécifique dans le spectre", a expliqué Swain, contacté par téléphone.

HD189733b fait partie des plus de 270 planètes extra-solaires découvertes à ce jour et fait partie de la catégorie des géantes gazeuses, comme Jupiter ou Saturne dans notre système solaire.





De fortes concentrations minérales ont peut-être empêché toute vie sur Mars



Lundi 18 Février 2008 BOSTON (AFP) - De fortes concentrations de minéraux dissous dans l'eau présente dans le passé sur Mars ont peut-être empêché toute survie microbienne, a estimé Andrew Knoll, un biologiste membre de la mission des deux robots américains actuellement sur la Planète Rouge.

"Toutes les eaux ne sont pas bonnes à consommer", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse ce week-end en marge de la conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la sciences (AAAS) qui s'est tenue à Boston (Massachusetts).

Ces fortes concentrations de minéraux, observées grâce aux robots jumeaux Spirit et Opportunity, pourraient signifier que l'eau martienne "aurait été trop salée" pour permettre à un micro-organisme de survivre, a-t-il ajouté, réitérant une théorie déjà avancée.

Ce biologiste a noté que Mars "est une planète très sèche depuis très longtemps et que le début de son histoire est le meilleur endroit pour chercher des indices de vie microbienne".

"Nous ne savons pas si la vie a existé sur Mars", a-t-il dit.

Pour Steven Squyres, de l'université de Cornell (New York, nord-est), et principal scientifique de la mission des robots Spirit et Opportunity, "s'il y a des endroits propices à la vie sur Mars, cela ne peut-être que dans le sous-sol", et on pourrait détecter des traces dans l'atmosphère de gaz produits par des micro-organismes. Andrew Knoll, a aussi noté que l'impact d'un gros météorite aurait pu "stériliser la vie sur Mars".

Spirit a découvert de la silice presque pure, avait annoncé en décembre la Nasa.

Il y a deux origines possibles pour la présence de cette silice, le matériau à partir duquel on fabrique le verre, a de nouveau expliqué Steve Squyres. La silice se forme sur la Terre à proximité des sources d'eau chaude ou près de fumerolles, des émanations gazeuses provenant de fissures ou de trous dans les zones volcaniques.

Sur la Terre, on trouve toujours de la vie microbienne dans ces deux types d'environnements, a relevé ce chercheur. Steven Squyres a également indiqué que les deux robots continuaient à bien se porter malgré le fait qu'ils aient largement dépassé leur espérance de vie initialement prévue de trois mois. Ils fonctionnent désormais depuis plus de quatre ans.




Des planètes similaires à la Terre fréquentes dans notre Galaxie



17 Février 2008 - (Boston) AFP Des planètes de type terrestre se formeraient dans quasiment tous les systèmes solaires similaires au nôtre dans la Voie Lactée, notre galaxie, ce qui permet de penser que la vie est plus répandue qu'estimé, selon des travaux rendus publics dimanche aux Etats-Unis.

L'astronome Michael Meyer, de l'université d'Arizona (sud-ouest) travaillant avec le télescope spatial Spitzer de la Nasa, a déterminé qu'au moins 20 % et peut-être jusqu'à 60% d'étoiles comparables à notre soleil permettraient la formation de planètes rocheuses comme la Terre.

"Nous avons étudié l'évolution des gaz et de la poussière autour d'étoiles similaires à notre soleil à différentes périodes et comparé les résultats à ce à quoi ressemblait notre système solaire --âgé d'environ 4,6 milliards d'années-- dans les premiers stades de son évolution", a expliqué l'astronome qui présentait son étude à la conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la Science (AAAS), à Boston (Massachusetts, nord-est).

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Au cours de leurs recherches, Michael Meyer et une équipe d'astronomes ont étudié six groupes d'étoiles ayant des masses comparables à celle de notre soleil qu'ils ont rassemblées par classes d'âge allant de trois millions à trois milliards d'années.

Par ailleurs, selon cette étude, les planètes similaires à la Terre seraient plus nombreuses dans la Voie Lactée que les planètes gazeuses. "A première vue, la fréquence de formation de planètes de type terrestre est plus élevée que la fréquence estimée de formation des grandes planètes gazeuses comme Jupiter", a expliqué l'astronome lors d'une conférence de presse, ajoutant: "c'est un résultat exaltant". "Mais les résultats de cette étude doivent encore être peaufinés", a-t-il relevé, expliquant qu'il y avait différentes façons d'interpréter ces données. "Le vrai test viendra avec le lancement de la mission Kepler de la Nasa", a indiqué le scientifique.

Kepler, qui doit être lancé en février 2009 après plusieurs reports, est doté d'instruments pour rechercher des exo-planètes, en observant la luminosité de quelque cent mille étoiles pendant quatre ans afin de détecter les passages périodiques des planètes devant leur étoile.

"La formation planétaire est une activité très désordonnée qui a probablement abouti à la grande diversité de planètes observées dans d'autres systèmes solaires", a poursuivi ce chercheur. "Nous avons besoin de beaucoup plus de données, davantage de missions robotiques et d'observations pour, nous espérons, pouvoir élaborer une théorie de prédiction de formation planétaire que nous pourrons utiliser pour nous guider dans la recherche de la vie dans l'univers", a-t-il dit.





Première découverte d'une planète de "glace chaude"



Jeudi 17 Mai 2007 - 2007SAINT-LUC, Suisse (AP) - Un observatoire suisse a annoncé la découverte d'une exoplanète située à 30 années-lumière et composée principalement d'eau sous forme de "glace chaude" ultra-compressée, état physique qui n'existe pas sur Terre.

La taille et la densité de la planète ont pu être mesurées, ce qui constitue une première, selon l'Observatoire François-Xavier Bagnoud (OFXB), basé à Saint-Luc (Suisse), qui a annoncé mercredi la découverte. L'OFXB estime qu'une nouvelle étape a ainsi été franchie dans la détection des exoplanètes.

Des observations ont mis en évidence deux légères diminutions de la luminosité de l'étoile JG436, une naine rouge, autour de laquelle orbite l'astre, de la taille de Neptune. Les astronomes savent depuis 2004 que cette étoile est accompagnée d'une planète d'au moins 22 fois la masse de la Terre, selon l'OFXB.

Les passages de la planète devant l'étoile ou transits observés à Saint-Luc ont été confirmés par un observatoire israélien, puis un nouveau transit a été mesuré avec plus de précision par le télescope Euler de l'Observatoire de l'université de Genève au Chili.

Planète de glace chaude

La mesure de ces transits a permis à un groupe d'astronomes européens de calculer que la planète était principalement composée d'eau, avec probablement un coeur rocheux et, peut-être, une mince enveloppe d'hydrogène. "C'est une première mondiale, a déclaré Frédéric Mallmann, responsable de l'OFXB. Nous en sommes d'autant plus fiers que notre observatoire est surtout au service du grand public."

La température à la surface de la planète devrait être de plus de 300 degrés Celsius mais l'eau de l'intérieur devrait être sous forme de "glace chaude" sous l'effet de pressions extrêmes. Cet état de l'eau n'existe pas naturellement sur Terre mais il peut être produit en laboratoire sous des pressions de l'ordre de 70.000 bars, ce qui correspond à la pression d'une colonne d'eau d'environ 700 kilomètres.

Selon l'OFXB, la découverte montre pour la première fois que des planètes composées d'eau existent à faible distance de leur étoile. Dès lors, certaines d'entre elles pourraient posséder une atmosphère moins chaude, qui permettrait la présence d'eau liquide. Les résultats de l'étude ont été envoyés pour publication à la revue européenne "Astronomie et Astrophysique".




Une première exoplanète découverte par la mission Corot.



Jeudi 3 mai 2007, 19h15 PARIS (AFP) - Le satellite français Corot, lancé en décembre dernier, a découvert sa première exoplanète, une planète géante gazeuse très chaude et plus grosse que Jupiter, a annoncé jeudi le Centre national d'études spatiales (Cnes).

Cette exoplanète, CoRoT-Exo-1b, "mesure entre 200 et 250.000 km de diamètre", soit un rayon "évalué entre 1,5 et 1,8 fois celui de Jupiter", a indiqué le Cnes dans un communiqué en précisant que sa masse était par ailleurs équivalente à 1,3 fois celle de Jupiter.

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Elle tourne autour de son étoile, une naine analogue à notre Soleil située à plus de 1.500 années-lumière de nous, en seulement 1,5 jour. Elle entre dans la catégorie des planètes dénommées par les astronomes des "Jupiter chaud", des planètes gazeuses surchauffées du fait de la proximité de leur étoile.

La mission Corot (pour "COnvection, ROtation des étoiles et Transit des planètes extrasolaires) doit rechercher des planètes de petite taille gravitant autour d'autres astres que notre Soleil. Elle va aussi faire de la photométrie de grande précision pour aider à notre compréhension de l'intérieur des étoiles.

"La précision des données que nous livre CoRoT est particulièrement impressionnante", s'est exclamée la principale investigatrice de la mission Corot, Annie Baglin.






La glace très inégalement répartie dans le sous-sol martien.



Jeudi 3 mai 2007, 8h50 PARIS (AFP) - La glace d'eau que les scientifiques s'attendent à découvrir sous la surface martienne est très inégalement répartie dans les couches superficielles du sol de la planète rouge, selon une étude à paraître dans la prochaine édition de la revue scientifique Nature.

Les nouvelles données obtenues montrent en particulier que la profondeur de la couche de glace est très variable dans les zones potentielles d'atterrissage de la sonde américaine Phoenix, qui doit, à compter de l'année prochaine, forer le sol martien à la recherche d'eau et donc de vie.

Les scientifiques estiment que l'eau, qui a dû il y a des millions d'années ruisseler à la surface de Mars, pourrait encore subsister sous forme de glace dans le sous-sol de la planète.

Phoenix, dont le lancement est prévu en août, doit creuser la surface martienne sur une profondeur d'un mètre. L'agence spatiale américaine Nasa compte le faire atterrir dans une zone où existe une possibilité de 80% de trouver de la glace à moins de trente centimètres de la surface. Mais jusqu'ici, les données sur l'éventuelle présence d'eau dans le sous-sol martien étaient très imprécises, avec des marges d'erreur de plusieurs centaines de kilomètres.

La nouvelle méthode, qui repose sur l'exploitation des images infrarouges prises par l'orbiteur Mars Odyssey, permet une précision inférieure à celle du kilomètre, soit une amélioration d'un facteur cent.

L'auteur de l'article, Joshua Bandfield de l'Université d'Etat de l'Arizona, a mesuré la chaleur réfléchie par le sol de la planète en été et en automne. Si de l'eau est présente à proximité de la surface, la baisse de la température du sol lorsque la saison s'avance est moins brutale que lorsque le sol superficiel est composé uniquement de régolithe (poussière).

Les sites cartographiés par le Pr Bandfield se situent tous entre 60 et 70 degrés de latitude où la théorie prévoit l'existence de glace d'eau à moins de 2 mètres sous la surface








Première découverte d'une planète habitable hors du système solaire



PARIS (AFP) 25 avril 2007 : Une planète "de type terrestre habitable", capable d'abriter une vie extra-terrestre, a été détectée pour la première fois par une équipe d'astronomes dans un système planétaire extra-solaire, selon une étude à paraître jeudi dans la revue Astronomy and Astrophysics.

Cette exoplanète, qui orbite autour de l’étoile Gliese 581 (Gl 581) à 20,5 années-lumière de notre planète, est la première et la plus légère des quelque 200 connues à ce jour à "posséder à la fois une surface solide ou liquide et une température proche de celle de la Terre", selon ses découvreurs.

Elle rassemble donc les caractéristiques "permettant d’imaginer l’existence d’une éventuelle vie extra-terrestre", a souligné dans un communiqué le Centre national de la Recherche scientifique (CNRS), dont trois laboratoires associés ont participé à la découverte, avec des chercheurs de l'Observatoire de Genève et du Centre d'astronomie de Lisbonne.

La température moyenne de cette "super Terre, est comprise entre 0 et 40 degrés Celsius, ce qui autorise la présence d'eau liquide à sa surface", selon le principal auteur de l'étude, Stéphane Udry (Genève).

Par ailleurs, a-t-il ajouté, "son rayon serait 1,5 fois celui de la Terre", ce qui indiquerait "soit une constitution rocheuse (comme pour la Terre), soit une surface couverte d'océans".

La gravité à sa surface est 2,2 fois celle à la surface de la Terre, et sa masse très faible (5 fois celle de la Terre).

Découverte avec le télescope "Harps" de 3,6 m de l'Observatoire spatial européen (Eso) de la Silla, au Chili, cette planète orbite en 13 jours autour de l'étoile Gliese 581 (Gl 581), dont elle est 14 fois plus proche que la Terre ne l'est du Soleil.

Gl 581, une étoile naine rouge dont la masse est de moins du tiers de celle du Soleil, est une des 100 étoiles les plus proches de notre système solaire. De très faible masse, les naines rouges sont des cibles privilégiées pour la recherche de planètes habitables. En effet comme elles sont relativement peu lumineuses, leurs planètes habitables orbitent près d'elles et sont donc plus facilement détectables.

"En raison de sa température et de sa relative proximité (de la Terre), cette planète va devenir très probablement une cible très importante des futures missions spatiales consacrées à la vie extra-terrestre", a souligné un autre auteur de la découverte, Xavier Delfosse (Université de Grenoble).

Une première exoplanète avait été détectée autour de Gl 581 par la même équipe d'astronomes il y a deux ans. Sa masse - 15 fois celle de la Terre - était comparable à celle de Neptune et elle orbite autour de son étoile en 5,4 jours.

Les découvreurs de la "super-Terre" ont également observé une troisième planète autour de Gl 581. D'une masse huit fois supérieure à la Terre, celle-ci réalise son orbite en 84 jours.

Etant donné les résultats obtenus jusqu'à présent avec l'instrument Harps (High Accuracy Radial Velocity for Planetary Searcher), "trouver une planète de la masse de la Terre autour d'une naine rouge est à portée de la main", estime enfin un autre auteur de l'étude, Michel Mayor.








De l'eau détectée pour la première fois dans l'atmosphère d'une exoplanète



WASHINGTON (AFP) - 11 Avril 2007 : De l'eau a été détectée pour la première fois dans l'atmosphère d'une planète située hors de notre système solaire, a annoncé un astronome américain.

Cette découverte est l'aboutissement de mesures effectuées à l'aide du télescope spatial Hubble combinées à de nouveaux modèles théoriques, a expliqué cet astrophysicien, Travis Barman de l'observatoire Lowell dans l'Arizona.

Il a dit avoir découvert des indices montrant avec une grande certitude une absorption de l'eau dans l'atmosphère de la planète HD209458b qui se situe à 150 années lumière de la Terre. Une année lumière est la distance parcourue en un an par la lumière (dans le vide), soit 9.454 milliards de kilomètres.

"Nous savons maintenant qu'il y a de la vapeur d'eau dans une exoplanète et il y a de bonnes raisons de penser que d'autres exoplanètes contiennent également de la vapeur d'eau dans leur atmosphère", a déclaré Travis Barman.

Les astrophysiciens s'attendent à trouver de la vapeur d'eau dans l'atmosphère de quasiment toutes les exoplanètes, même celles dont l'orbite est plus proche de leur étoile que ne l'est Mercure de notre soleil.

Pour la majorité des exoplanètes, leur proximité avec l'étoile autour de laquelle elles gravitent rend difficile la détection de vapeur d'eau et d'autres composants de leur atmosphère.

Dans le cas de l'exoplanète HD209458b, la détection de l'eau a été facilitée par le fait que vue de la Terre cette planète passe directement en face de son étoile tous les trois jours et demi, a expliqué cet astronome. Quand la planète passe devant l'étoile, son atmosphère bloque des rayons lumineux émis par cet astre qui ont différentes longueurs d'ondes. L'absorption de l'eau par l'atmosphère d'une planète géante la fait apparaître encore plus grande vue à travers le spectre lumineux des infrarouges comparativement aux longueurs d'ondes dans le spectre luminieux visible, a expliqué ce scientifique.

C'est en comparant ces mesures avec de nouveaux modèles théoriques que cet astronome a pu déduire avec certitude que l'atmosphère de cette exoplanète contient de la vapeur d'eau.

"C'est encourageant de constater que les prédictions théoriques de présence d'eau sur des planètes hors de notre système solaire paraissent bien correspondre avec les observations", s'est réjoui Travis Barman.

Cette recherche a bénéficié du soutient de la Nasa, l'agence spatiale américaine, dans le cadre de son programme sur les origines du système solaire.

Les résultats des travaux de cet astronome ont été récemment acceptés pour être publiés dans l'Astrophysical Journal.






Les sondes Viking de la Nasa auraient découvert la vie sur Mars voilà 30 ans.....



WASHINGTON (AFP - 9 Janvier 2007) - Les deux sondes Viking de la Nasa pourraient avoir découvert et détruit par ignorance des organismes martiens lors de leur mission d'exploration il y a trois décennies, selon des astrobiologistes.

"Je pense que les résultats des missions Viking ont été un peu négligés au cours des dix dernières années", a expliqué Dirk Schulze-Makuch dans une présentation faite ce week-end devant la conférence de l'American Astronomical Society qui se tient jusqu'à mercredi à Seattle (Etat de Washington, nord ouest).

Ce chercheur et son collègue Joop Houtkooper de l'université Justus-Liebig à Giessen en Allemagne partent de l'hypothèse que Mars abrite des micro-organismes qui utilisent un mélange d'eau et de peroxyde d'hydrogène (H2O2), un puissant oxydent, comme fluide interne.

Un tel mélange présenterait au moins trois avantages pour ces organismes dans l'environnement très froid et sec de Mars, expliquent-ils. Selon sa concentration dans l'eau, le H202 reste liquide à une température de moins 56,5 degrés Celsius. En outre le peroxyde d'hydrogène a la propriété d'attirer la vapeur d'eau se trouvant dans l'atmosphère, une caractéristique vitale sur la planète rouge où l'eau liquide est rare.

Ces deux astrobiologistes relèvent également que les expérimentations utilisées par les scientifiques de la mission Viking pourraient avoir détruit les micro-organismes martiens.

L'eau versée sur les échantillons de sol martien aurait été fatale à des organismes dont le métabolisme dépendrait du H2O2 en les noyant ou en provoquant leur combustion, une hypothèse appuyée par les résultats chimiques d'une série de test conduits à l'époque, soulignent les deux chercheurs.

"De récentes découvertes sur la Terre de micro-organismes vivant dans des conditions extrêmes ainsi que notre meilleure compréhension de Mars apportent un nouvel éclairage sur les informations récoltées par les sondes Viking", a souligné Dirk Schulze-Makuch dans un résumé de cette présentation publié sur le site internet de l'université de Washington (nord ouest) où il est professeur.

Sur la Terre, des microbes dans le sol tolèrent une forte concentration de H202 dans leur environnement et les acétobacter, des micro-organismes, utilisent le peroxyde d'hydrogène dans leur métabolisme, soulignent ces chercheurs.

Les scientifiques qui travaillaient sur les sondes Viking dans les années 70 ne cherchaient pas des micro-organismes dépendant de H202 car à cette époque-là personne ne savaient qu'ils pouvaient exister.

Les recherches sur les "extremophiles", des organismes capables de vivre dans des conditions extrêmes --dans les grands fonds marins, par exemple, près de cheminées volcaniques--, ne se sont développées que dans les années 90.

La future mission américaine Phoenix d'exploration de Mars, dont le lancement est prévu en août 2007, offre de bonnes chances de vérifier ces hypothèses.






Le satellite français Corot part à la recherche de soeurs de la Terre

mardi 26 déc, 12 h 23

Par Johanna Decorse TOULOUSE, France (AP) - Corot part à la recherche de planètes extrasolaires. Le satellite français et son télescope sera lancé mercredi du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. Conçu au départ pour analyser les vibrations des étoiles, il pourrait surtout permettre de découvrir de nouvelles Terres autour de lointains Soleils.

Sous l'impulsion du Centre national d'études spatiales (CNES), le projet a été lancé au milieu des années 1990. Au départ, les scientifiques espèrent obtenir des informations sur les étoiles, grâce à la mesure de leurs vibrations appelée sismologie stellaire. Mais en 1995, les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz découvrent la première planète autour d'une autre étoile que le Soleil, 51 Pégase b.

Pour les scientifiques à l'origine de la mission Corot (acronyme de COnvection, ROtation des étoiles et Transits des planètes extrasolaires), cette découverte agit comme un catalyseur. Si Corot et son télescope de 30 cm de diamètre est capable de déceler les variations lumineuses de lointaines étoiles, il ne fait aucun doute qu'il pourra repérer le passage d'une exoplanète faisant deux fois la Terre devant une étoile semblable au Soleil.

Pour le CNES, c'est probablement cet espoir qui a sauvé le projet en 1999 alors qu'il était sous la menace de restrictions budgétaires. Son coût modeste, évalué à 170 millions d'euros (258 millions $ CAN), est assuré à plus de 60 pour cent par la France. La mission est conduite par le CNES, en coopération avec l'Agence spatiale européenne (ESA) et cinq pays partenaires (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne et Brésil).

Il s'agira de la première tentative de détection à partir de l'espace de "petites" planètes rocheuses, situées hors du système solaire. Le projet devance la mission américaine Kepler, qui doit décoller en 2008 et va disposer d'un budget et de performances supérieures à Corot. L'ESA réfléchit toujours à son projet Darwin, qui prévoit d'envoyer trois télescopes de trois mètres de diamètre à partir de 2015 à 1,5 million de kilomètres de la Terre.

"Le premier objectif du projet Corot consiste à observer les vibrations des étoiles et grâce à cela, à comprendre l'intérieur de ces étoiles dont nous ne voyons pour l'instant que la peau", a expliqué à l'Associated Press Annie Baglin de l'Observatoire de Paris, responsable scientifique de la mission.

"Corot doit permettre par ailleurs de rechercher des planètes de petites tailles, plutôt rocheuses, qui tournent autour d'autres étoiles que le Soleil. Cette présence est révélée par la diminution de l'intensité lumineuse de l'étoile lors du passage de l'exoplanète. L'ombre portée sur le disque stellaire est pour l'instant le seul moyen de mesurer la taille des planètes que nous découvrirons", a ajouté Anne Baglin.

C'est précisément cette micro-éclipse, appelée "transit planétaire", que le télescope Corot, braqué sur environ 12.000 étoiles à la fois par tranches de cinq mois, va traquer durant deux ans et demi. Objectif? Rechercher des planètes indétectables depuis le sol, plus petites que Neptune et allant jusqu'à la taille de la Terre ou plus.

Cette mission "éclaireur" prépare le terrain à d'autres projets qui marcheront dans ses pas pour donner des images de ces nouvelles "Terres" et définir leurs caractéristiques. "Il s'agit d'un programme pionnier qui ouvre la voie des missions du futur à la recherche d'autres mondes, d'autres systèmes planétaires et peut-être de la vie ailleurs", a précisé à l'AP Thien Lam Trong, chef du projet Corot au CNES.

Le satellite et son télescope seront placés par un lanceur Soyouz de la société Arianespace/Starsem sur une orbite survolant les pôles de la Terre à 896 km d'altitude. Le lancement est prévu mercredi à 15h23 (heure française) soit 20h23 (heure de Baïkonour). Programmé à l'origine le 21 décembre, il avait été reporté en raison d'un problème technique sur le lanceur.

La réalisation technique de la mission est assurée par le Centre spatial de Toulouse (CST) du CNES. Celui-ci abrite un centre de contrôle chargé de la mise et du maintien à poste du satellite et le centre de mission, dédié à la programmation de l'instrument et au traitement des données.






De l'eau pourrait avoir coulé sur Mars ces dernières années


WASHINGTON (AFP - 6Décembre 2006) - Une sonde de la Nasa a envoyé des photographies montrant l'apparition, ces dernières années, de deux petites ravines claires qui laissent penser que l'eau coule encore aujourd'hui sur la planète rouge.

La sonde Mars Global Surveyor tourne depuis 1997 autour de la planète, et si la Nasa n'arrive plus à entrer en contact avec elle depuis début novembre, elle a envoyé au cours de ces années plus de 240.000 photographies de la surface de Mars.

Depuis 2000, les scientifiques qui étudient ces photographies ont remarqué des dizaines de milliers de ravines l e long des parois des cratères, dont les caractéristiques laissent penser qu'il s'agit d'écoulements d'eau, ou plus précisément de coulées de boue, chargées de sédiments de nature indéterminée.

En 2005, les photographies ont montré deux nouvelles ravines, apparues depuis les premiers passages de la sonde. Si les premières ravines pouvaient remonter à plusieurs millions d'années, ces deux dernières montrent que des écoulements se produisent encore à notre époque.

"Ces observations fournissent la preuve la plus solide à ce jour que de l'eau continue de couler de manière occasionnelle sur la surface de Mars", a expliqué Michael Mayer, responsable des recherches, au cours d'une conférence de presse à Washington.

"Nous avions la preuve d'une présence ancienne de l'eau. Mais aujourd'hui nous parlons d'eau liquide présente en ce moment sur Mars", a ajouté un autre chercheur, Kenneth Edgett.

La présence d'eau sous forme liquide est l'élément indispensable pour entretenir l'espoir de découvrir un jour des traces de vie passée ou présente sur Mars. Les nombreux projets de recherche sur Mars ont déjà prouvé que la planète aujourd'hui glaciale a été chaude et humide à un moment de son histoire, et qu'il restait encore de la glace dans les couches souterraines de son pôle nord.

Les deux nouvelles ravines, comme les plus anciennes, s'étendent chacune sur quelques centaines de mètres, et représentent l'écoulement du contenu de "5 à 10 piscines", a précisé M. Edgett.

Elles se situent à des latitudes moyennes, très loin des zones volcaniques ou de celles où ont été observées des avalanches de poussière, et leur couleur claire les différencie de tous les autres événements du sol martien, qui laissent en général des traces sombres.

Surtout, leur morphologie, qui les voit se détourner de petits obstacles et souvent se ramifier en bas de la pente, prouve l'existence d'un élément fluidifiant, très probablement de l'eau, même si l'eau gèle ou s'évapore rapidement sur Mars à cause du froid et de la faible pression atmosphérique.

L'origine de cette eau, si sa présence est confirmée, reste à déterminer: elle pourrait provenir de couches souterraines, ou de barrages de glace qui auraient cédé. La couleur claire des ravines pourrait être du givre, ou provenir des sédiments charriés par l'eau, comme par exemple du sel.

D'autres projets de recherches pourront apporter de nouveaux éléments, mais les chercheurs ont prévenus mercredi d'un obstacle supplémentaire à un éventuel voyage habité vers Mars: le nombre des collisions d'astéroïdes.

La durée de la mission de Mars Global Surveyor lui a permis de relever les nouveaux cratères formés par les impacts de ces dernières années.

Selon les estimations de la Nasa, Mars subit une douzaine de collisions par an, dont certaines ont provoqué récemment des explosions de plusieurs kilotonnes, creusant des cratères gros comme des stades de football.




Des traces d'eau sur Encelade, une lune de Saturne :

Source : AFP le 10 Mars 2006

La sonde américaine Cassini aurait détecté la présence d'eau liquide sur Encelade, une lune glacée de Saturne, surprenant les scientifiques dont plusieurs évoquent la possibilité de la présence d'organismes vivants sur ce petit astre glacé.

Des images à très haute précision prises récemment par la sonde Cassini paraissent indiquer des éruptions de jets de glace et des panaches géants de vapeur d'eau rappelant les geysers de Yellowstone, dans le nord-ouest des Etats-Unis, a indiqué jeudi la Nasa, l'agence spatiale américaine, dans un communiqué.

"Nous pourrions avoir les preuves de la présence d'eau liquide dans ce corps céleste si petit et si froid", a pour sa part déclaré Carolyn Porco, une des scientifiques responsables de la mission et principale auteur de l'étude parue dans la revue Science datée du 10 mars.

Si cette découverte se confirme, "nous aurons alors étendu de façon importante les endroits dans le système solaire où il pourrait exister des conditions permettant la vie d'organismes", a ajouté cette spécialiste de l'imagerie à l'Institut des sciences spatiales (SSI) à Boulder (Colorado, ouest).

Ces jets d'eau et de vapeur pourraient provenir de poches situées près de la surface de la lune et dont la température est au-dessus de zéro degré Celsius, comme le geyser Old Faithful à Yellowstone.

"Nous savons qu'il existe au moins trois endroits dans le système solaire où il y a de l'activité volcanique, Io, la lune de Jupiter, la Terre et peut-être Triton, la lune de Neptune", a noté John Spencer, un scientifique du Southwest Research Institute à Boulder. "La découverte de Cassini change tout, en faisant d'Enceladus, le dernier membre de ce club exclusif et l'un des endroits les plus intéressants du système solaire" pour rechercher l'existence de la vie, a-t-il ajouté. Toutefois, David Morrison, un chercheur à l'Institut d'Astrobiologie de la Nasa, a estimé qu'il fallait être prudent et ne pas tirer des conclusions précipitées sur l'éventuelle présence d'organismes sur Enceladus.

"Cette découverte est sans doute intéressante mais je ne vois pas ce qu'on peut dire de plus" à ce stade, a-t-il dit.

"D'autres lunes contiennent des océans d'eau liquide recouverts par des kilomètres de glace", a pour sa part dit Andrew Ingersoll, un membre de l'équipe scientifique de Cassini du "California Institute of Technology" à Pasadena (Californie, ouest).

"La différence, dans ce dernier cas, c'est le fait que les poches d'eau pourraient être à seulement quelques dizaines de mètres de la surface", a-t-il relevé. Les astrophysiciens pensaient qu'Enceladus, dont le diamètre n'est que de 505 km, était un astre mort et froid. Ils estiment désormais que cette lune est géologiquement active avec son pôle sud inhabituellement chaud. Enceladus est la lune la plus brillante du système solaire, ont souligné ces astronomes.

Selon Carolyn Porco, l'eau paraît s'échapper par des fissures au pôle sud. Elle estime également que ces éruptions se produisent depuis plusieurs milliers d'années, fournissant potentiellement une source durable de chaleur à la surface.

Saturne se trouve à environ 1,28 milliard de km de la Terre et est l'objet avec ses lunes de la mission conjointe euro-américaine Cassini-Huygens. La sonde a été lancée en 1997 et s'est placée en orbite autour de Saturne en 2004, explorant ses anneaux et un grand nombre de ses lunes. Cassini a effectué trois vols rapprochés d'Enceladus l'an dernier et devrait de nouveau frôler cette lune à 354 km d'altitude en 2008.






Des civilisations intelligentes pourraient se trouver dans 5 étoiles proches :

Source : AFP le Mercredi 19 Février 2006

Cinq étoiles proches dans notre galaxie, la Voie Lactée, sont probablement les meilleures candidates pour avoir des planètes semblables à la Terre qui pourraient abriter des civilisations intelligentes, a annoncé samedi une astronome américaine.

Cette sélection a été faite selon un certain nombre de critères, comme la taille, la composition, l'âge et la couleur de ces étoiles qui les rendent similaires à notre soleil, a expliqué Margaret Turnbull, de la "Carnegie Institution" à Washington.

Cette astronome a notamment cité l'étoile beta CVn à environ 26 années lumières de la Terre dans la constellation Canes Venatici.

Ces cinq candidats stellaires les plus susceptibles d'abriter des civilisations extra-terrestres font partie d'une liste de dix étoiles retenues par Margaret Turnbull dans le cadre du futur projet "Terrestrial Planet Finder/TPF" de la Nasa, l'agence spatiale américaine, dont l'objectif est de trouver et d'observer des planètes similaires à la Terre.

Outre l'étoile beta CVn, figure également dans les dix candidates sélectionnées, Pegasus 51, célèbre depuis 1995 après que des astronomes suisses y eurent détectée la première planète hors de notre système solaire, une géante similaire à Jupiter. Il y a également 16 Sco, très populaire pour les chasseurs d'exoplanètes, qui se trouve dans la constellation du Scorpion située près du centre de la Voie Lactée. Cette étoile est quasiment la jumelle de notre soleil, a souligné Margaret Turnbull.

La recherche de signaux émanant de source intelligente dans l'univers est conduite par le SETI, "Search for Extraterrestrial Intelligence", une organisation scientifique entièrement financée aujourd'hui par des fonds privés. L'institut a été créée en 1984 par le célèbre astronome américain Carl Sagan décédé en 1996.

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