Actualités Exoplanètes et Exobiologie : 2010

Ces actualités de l'année 2010 ne prétendent pas couvrir toute l'actualité des découvertes cosmologiques, mais ont plutôt pour but de mettre en évidence certains faits qui prouvent que l'Exobiologie progresse à grand pas :-)

L'Exobiologie est une science interdisciplinaire qui a pour objet l'étude des facteurs et processus, notamment géochimiques et biochimiques, pouvant mener à l'apparition de la vie, d'une manière générale, et à son évolution. Cette science a pour objet la possibilité de vie dans le système solaire (en particulier sur les astres suivants : Mars, Europe, Titan ou Encelade), mais aussi sur les exo-planètes i.e. les planètes extrasolaires.

L'Exobiologie concerne la recherche de vie extraterrestre sous quelque forme que ce soit, y compris intelligente (Cf : Le programme SETI)

Découverte d'exoplanètes, mise en évidence d'eau et de méthane sur Mars, découverte de matière organique sur certains corps célestes, probabilité de l'apparition de la Vie, nouvelles définitions de ce qu'est la Vie, sont les principaux axes de ce chapître du site Theudericus





Actualités Exobiologie 2010 :





Des éléments essentiels à la vie retrouvés dans une météorite.

Jeudi 16 décembre 2010

Des scientifiques affirment avoir découvert des acides aminés, éléments essentiels à la vie, dans une météorite, alors qu’ils ne s’y attendaient pas.

La découverte d’acides aminés dans cette météorite est une preuve supplémentaire, pour les scientifiques, que les éléments clés qui ont permis la vie sur Terre se sont formés dans l’espace. Ils auraient été introduits sur notre planète il y a très longtemps grâce aux impacts météoritiques.

La météorite en question est née d’une violente collision et se serait finalement écrasée sur le nord du Soudan. Elle "a été formée lorsque deux astéroïdes sont entrés en collision", a expliqué Daniel Glavin de la Nasa à Space.com.

Des éléments essentiels à la vie retrouvés dans une météorite.

Des éléments essentiels à la vie retrouvés dans une météorite.

"Le choc de cette collision aurait conduit à une hausse de la température, environ 1.090 degrés Celsius, suffisante pour détruire des molécules comme les acides aminés, mais nous les avons trouvées". Ces acides aminés sont des molécules qui permettent de former les protéines essentielles à la vie.

"Les trouver sur ce type de météorite suggère qu’il y a plus d’une façon d’obtenir des acides aminés dans l’espace", ce qui augmente nos chances de trouver de la vie ailleurs dans l’univers, selon Daniel Glavin.

A l’instar des 26 lettres de l’alphabet, qui peuvent être réoganisées pour donner des combinaisons à l’infini, la vie utilise 20 acides aminés différents, combinés pour donner des protéines différentes par millions.

Les experts ont voulu être sûrs que les acides aminés de la météorite ne viennent pas de la Terre, qui l’auraient "contaminée". Les molécules des acides aminés sont formées de deux manières : il y a d’un côté les acides aminés "gauchers" et de l’autre les "droitiers". La vie sur Terre existe grâce aux premiers, uniquement. Or, les acides aminés retrouvés sur la météorite sont des deux types, mélangés.

L’équipe qui les a observés pense qu’il y a donc une autre manière dans l’espace de créer ces acides aminés. D’autres expériences sont prévues pour en savoir plus sur la formation de ces molécules.












Vie extra-terrestre : de nouvelles possibilités.

Mardi 14 Decembre 2010.

La possibilité de l’existence de formes de vie extra-terrestres a été récemment renforcée par les nouvelles découvertes en matière d’astronomie.

Le directeur de l’Institut d’astrobiologie de la Nasa, Carl Pilcher, explique que "les indices sont de plus en plus solides”. Pour lui, quiconque examine ces indices dira : "la vie doit exister ailleurs”. Parmi eux, on compte la révision à la hausse du nombre d’étoiles et les découvertes d’une bactérie se nourrissant d’arsenic, ainsi que d’une exoplanète potentiellement habitable. Ainsi, plusieurs scientifiques estiment que la probabilité qu’une vie extra-terrestre existe est plus importante que jamais.

Le Nouvel Observateur rapporte les propos d’un astronome de l’institut SETI de Californie qui affirme qu’au vu des découvertes récentes, "il serait miraculeux que la Terre soit le seul endroit dans l’univers accueillant la vie".

En effet, la plupart des recherches s’étaient concentrées sur des planètes semblables à la nôtre, gravitant autour d’un soleil. Les naines rouges, qui représentent 90% des étoiles de l’univers, avaient été délaissées.

Cependant, il y a trois ans, des experts de la Nasa ont découvert que la vie pouvait également être présente sur ce type d’étoiles. De plus, le nouveau recensement du nombre d’étoiles qui a été effectué la semaine dernière à l’université de Yale annonce trois fois plus d’étoiles qu’on ne le pensait (voir notre article). Enfin, la moitié des étoiles situées dans notre galaxie seraient des "super Terres" de deux à dix fois plus grandes que la nôtre.

Cependant, il n’existe toujours aucune preuve qu’une autre forme de vie existe en dehors de notre planète. En outre, si celle-ci s'avère exister, il s’agirait certainement de micro organismes impossibles à observer depuis la Terre. Pour l’heure, Mars apparaît comme l’endroit où les chercheurs ont le plus de chance de trouver d'autres formes de vie, bien qu’ils s'intéressent également à Europe, une lune de Jupiter, et Encelade et Titan, deux satellites de Saturne.










Nouvelle forme de vie : les scientifiques discréditent la Nasa.

Jeudi 9 Décembre 2010

La semaine dernière, l’agence spatiale américaine présentait en grande pompe sa dernière découverte scientifique : celle d’une bactérie vivant d’arsenic dans un lac de Californie. Un nouvel élément qui est venu bouleverser nos connaissances de la vie. Pourtant, aujourd’hui, d’autres scientifiques pointent des failles dans ces recherches.

Jeudi dernier, la scientifique de la Nasa Felisa Wolfe-Simon, se félicitait de sa découverte : une bactérie vivant d’arsenic, "suggérant qu’il est possible de trouver des formes de vie ailleurs dans l’univers". L’équipe d’astrobiologistes de la Nasa avait récupéré des échantillons de la bactérie dans le lac Mono, en Californie, puis les avait privés de phosphate, dont ont besoin tous les organismes dans leur ADN. A la place, les scientifiques ont nourri la bactérie d’arsenic, et à leur grande surprise, elle a continué à se développer grâce à ce poison naturel.

Mais depuis la conférence de presse de la Nasa qui s’est tenue la semaine dernière pour présenter ces conclusions à la planète, d’autres scientifiques se sont plongés dans les recherches de l’agence spatiale américaine. Ils pointent aujourd’hui des failles dans cette découverte.

Rosie Redfield, professeur de microbiologie à l’Université de la Colombie-Britannique, a publié une critique très virulente sur son blog, et expliqué qu’elle était "scandalisée" par ces recherches. Avec d’autres détracteurs, elle souligne le fait que les scientifiques de la Nasa n’ont pas procédé aux étapes nécessaires qui permettent d’éliminer d’autres types de molécules, lorsqu’ils ont ôté l’ADN de la bactérie pour l’examiner. Selon eux, cela signifie que l’arsenic se serait simplement cramponné à l’ADN de la bactérie sans s’être véritablement ancré à l’intérieur.

Ces détracteurs ont aussi noté que les scientifiques de la Nasa ont nourri la bactérie avec des substances contenant des traces de phosphate, et donc qu’il est possible qu’elle ait pu survivre grâce à cette infime présence de phosphate, et non pas grâce à l’arsenic.

"Ces recherches, menées par la Nasa,n’auraient pas du être publiées", estime Shelley Copley, de l’université du Colorado. Alors pourquoi la Nasa aurait-elle présenté sa découverte en grande pompe, en sachant, selon les critiques, qu’elle serait remise en cause ?

Le professeur de biologie de l’Université de Californie, John Roth, soupçonne la Nasa d’avoir "cherché tellement désespérément une découverte positive, qu’elle n’a pas cherché à avoir l’avis d’experts en microbiologie".

Un porte-parole de la Nasa a envoyé promener ces critiques. Aucun commentaire n’a été fait pour le moment, du côté de l’agence spatiale américaine. Cette attitude attire encore plus les foudres des critiques. Rosie Redfield est cynique : "C’est un peu bizarre, surtout après le tel tapage médiatique suscité avant l’annonce de la découverte".










Vie extraterrestre: la Nasa survend ses découvertes.

Dimanche 5 décembre 2010.

La façon dont l'organisme vient de présenter au grand public une bactérie exotique est le reflet de la situation difficile où se trouve l'agence.

L'info du siècle n'est pas tombée le 2 décembre. Pourtant, une rumeur incroyable parcourait Internet depuis quelques jours: la Nasa allait faire ce jeudi une annonce tonitruante sur la thématique de la vie extraterrestre. L'agence spatiale américaine avait-elle découvert la première trace de vie sur une autre planète? C'est ce que laissait entendre le communiqué officiel parlant d'«une découverte en astrobiologie qui aura un impact sur la recherche de preuve d'une vie extraterrestre».

Tout bon journaliste scientifique a dû voir qu'en réalité, cette conférence de presse, liée à une publication dans la revue Science, allait présenter une bactérie exotique capable d'intégrer de l'arsenic à son métabolisme. Mais la voix pondérée des journalistes scientifiques pèse si peu dans la déferlante de l'information...

Donc, sauf à tout mélanger et à considérer que cette bactérie est un «alien» descendu sur Terre, il n'y avait pas plus d'info du siècle que de beurre en broche. Certes, cette découverte est intéressante en ce qu'elle démontre que la vie peut exister dans des environnements extrêmes et que l'on doit étendre les recherches à des planètes a priori inhabitables, mais ce n'est toujours pas une preuve de vie extraterrestre: en réalité, le mot «astrobiologie» n'aurait jamais dû figurer dans le communiqué et on aurait dû lui préférer celui, plus simple, de «biologie».

Depuis de nombreuses années, dès qu'il s'agit de planètes extrasolaires et de vie extraterrestre, la Nasa et la kyrielle de chercheurs qui lui sont apparentés sont passés maîtres dans l'art du dérapage médiatique, voulu ou pas, contrôlé ou pas. Fin septembre, elle annonçait ainsi la découverte d'une planète «potentiellement habitable», c'est-à-dire située ni trop près ni trop loin de son étoile, à la bonne distance pour qu'on trouve de l'eau liquide à sa surface. Il y a juste un petit problème: selon l'équipe suisse qui est actuellement la meilleure du monde dans la détection des exoplanètes, la planète Gliese 581g n'existe pas...

En juin, sous le titre accrocheur «Qu'est-ce qui consomme de l'hydrogène et de l'acétylène sur Titan?», la Nasa laissait entendre qu'une vie basée sur le méthane pouvait exister sur ce satellite de Saturne. Il fallait arriver très loin dans le communiqué, au quinzième paragraphe très exactement, pour lire que le phénomène observé «peut très bien avoir une explication non-biologique». Et certains journalistes ne sont pas allés au bout du communiqué...

L'exemple le plus célèbre de ces dérapages médiatico-exobiologiques remonte à 1996. Le 16 août de cette année-là est publié dans Science un article annonçant la découverte de traces biologiques fossiles au sein d'une météorite martienne, ALH84001, retrouvée en Antarctique douze ans plus tôt. La nouvelle est tellement sensationnelle que le président américain Bill Clinton fait une déclaration sur le sujet, qui justifie les ambitieux plans de la Nasa pour l'exploration de Mars. Hélas, les critiques ne vont pas tarder à pleuvoir sur les auteurs de l'étude. Selon elles, les minuscules structures retrouvées au sein de la météorite en question peuvent très bien être le résultat d'un processus non-biologique ou encore être le produit d'une contamination terrestre. Même si la Nasa a maintenu sa position depuis, trop de doutes subsistent sur ALH84001 et personne ne la considère comme la preuve définitive que la vie a démarré ailleurs que sur notre Terre.

A l'examen de tous ces exemples, on peut se demander pourquoi l'agence spatiale américaine s'autorise ces dérapages, au risque de se décrédibiliser. Pour le comprendre, il faut savoir que, dans le monde anglo-saxon, médiatiser ses découvertes fait partie du métier de chercheur. Ce dernier agit selon deux objectifs, l'un étant plus noble que l'autre. Il s'agit de restituer les résultats du travail scientifique auprès du public qui le finance, mais surtout de montrer que les chercheurs sont aussi des trouveurs, que les budgets alloués ne l'ont pas été en pure perte et qu'il faut renouveler les crédits pour obtenir de nouveaux résultats, de préférence encore plus spectaculaires...

La Nasa ne fait pas exception. Encore moins en cette année 2010, bien compliquée pour elle à de nombreux égards. Les navettes spatiales vivent leurs dernières heures puisqu'elles auront toutes pris leur retraite en mars 2011 après l'ultime vol d'Endeavour. A cette date, plus aucun engin américain ne sera en mesure d'emmener des hommes dans l'espace et ce pour plusieurs années. Autre coup dur: Barack Obama a annulé en février le programme Constellation de retour sur la Lune qui avait déjà coûté près de 10 milliards de dollars. Par ailleurs, en mai, le National Research Council a publié un rapport critique sur l'état de la recherche à la Nasa:

«Environ 20% de toutes les installations de la Nasa sont dédiées à la recherche et au développement: en moyenne elle ne sont pas ultramodernes mais tout juste suffisantes pour répondre aux besoins actuels. [...] Plus de 80% des installations de la Nasa ont plus de 40 ans et nécessitent de la maintenance et des modernisations pour préserver la sécurité et la continuité des opérations pour des missions cruciales. [...] L'équipement et les installations des laboratoires de recherche fondamentale de la Nasa sont inférieurs à ceux des laboratoires comparables du Département de l'énergie, à ceux des universités de premier rang et à ceux de nombreuses institutions de recherche privées. Ils sont comparables à ceux du Département de la défense. Si ses installations de recherche étaient modernisées pour être à la pointe de la technologie, la Nasa serait en meilleure position pour maintenir le leadership des Etats-Unis dans le spatial, les sciences de la Terre et l'aéronautique et pour attirer les chercheurs et les ingénieurs dont nous aurons besoin demain»

Autre point qui ne plaide pas pour la recherche made in Nasa, le gouffre financier qu'est devenu le James Webb Telescope, futur successeur du célèbre télescope spatial Hubble. Le coût de cet instrument (6,5 milliards de dollars) n'a cessé de dériver et l'agence spatiale américaine va devoir trouver 200 millions de dollars en 2011 et autant en 2012 pour en boucler le budget, ce qui risque de se faire au détriment d'autres projets scientifiques.

La dernière menace qui plane sur la Nasa est liée à la crise économique et à la politique. Avec la reprise en main de la Chambre des représentants par les républicains lors des élections de mi-mandat, une cure d'amaigrissement budgétaire est à prévoir pour la plupart des organismes scientifiques américains. Selon les calculs effectués récemment par l'American Association for the Advancement of Science sur la base du programme des républicains, la Nasa, au lieu de recevoir en 2011 une enveloppe enrichie de 1,66 milliard de dollars au titre de la recherche et du développement, pourrait bien voir ce budget rogné de 9 petits millions de dollars. Une sacrée différence. Et une bonne raison pour tenter un gros coup médiatique.

Qui veut se faire mousser en astronomie agite le chiffon extraterrestre. Qu'il s'appelle E.T., Roswell ou Alien, notre alter ego venu d'ailleurs fait «vendre». La thématique de la vie extraterrestre fonctionne toujours parfaitement parce qu'elle répond à une question profonde de l'humanité, à savoir «Sommes-nous seuls dans l'Univers?». On peut toutefois regretter que la Nasa ait trop fréquemment recours à ce mode de promotion sensationnaliste. La grosse ficelle risque de lasser et l'astuce de se retourner contre son auteur: avoir fait saliver le monde entier avec de la vie extraterrestre et n'offrir en fin de compte qu'un microbe californien suscite plus de déception que d'enthousiasme. Et donne l'impression que la Nasa ne sait plus trop quoi faire pour justifier ses budgets.

Pierre Barthélémy.










La bactérie vivant d’arsenic : une exception terrestre.

Vendredi 3 décembre 2010.

C’est officiel. La Nasa a tenu sa conférence de presse à 20h (heure française), au cours de laquelle les scientifiques ont confirmé la découverte d’une bactérie vivant d’arsenic en Californie, bouleversant les idées sur la vie terrestre.

Des chercheurs ont découvert au fond d’un lac de Californie, une nouvelle forme de vie : une bactérie qui est capable de se développer à partir de l’arsenic.

Cette bactérie est non seulement capable de survivre à ce violent poison naturel, mais elle en incorpore également des éléments dans son propre ADN, selon les travaux financés par la Nasa. Une découverte qui redéfinit ce que la science considère comme les éléments de base nécessaires au développement de la vie : le carbone, l’hydrogène, l’azote, l’oxygène, le phosphore et le soufre.

Felisa Wolfe-Simon, chercheuse en astrobiologie à l’Institut de géophysique américain, Ariel Anbar, de l’Université de l’Arizona et Paul Davies, un autre scientifique, avaient déjà publié en 2009 des travaux émettant l’hypothèse que l’arsenic puisse se substituer au phosphore dans des formes précoces de vie sur Terre.

Felisa Wolfe-Simon a donc voulu expérimenter cette théorie au Lac Mono, en Californie. Pourquoi cet endroit en particulier ? Simplement parce qu’il présente des taux élevés d’arsenic. La chercheuse a donc prélevé des sédiments, pour ensuite les mettre dans une bouteille contenant essentiellement de l’arsenic et très peu de phosphore.

La bactérie, appelée GFAJ-1, a survécu. Ariel Anbar a expliqué que cette bactérie était déjà connue. Cependant personne ne soupçonnait qu’elle était capable de se comporter de cette manière. En utilisant l’arsenic comme un bloc de construction, cette bactérie est une exception sur Terre.

Cette découverte exceptionnelle jette aujourd’hui les bases d’une nouvelle réflexion sur la vie et la science.












Une nouvelle forme de vie dans un lac Californien.

Vendredi 3 Décembre 2010

La découverte d'une bactérie capable de se développer à partir de l'arsenic bouleverse un des éléments fondamentaux de la science.

Une découverte qui pourrait donner du crédit au développement d'une vie extra-terrestre. Des chercheurs ont déniché, cachée au fond d'un lac de Californie, une nouvelle forme de vie: une bactérie capable de se développer à partir de l'arsenic, un violent poison naturel, une découverte retentissante qui bouleverse la recherche sur la vie sur Terre, voire au-delà.

"Nous avons ouvert la porte vers la possibilité d'une vie ailleurs dans l'univers. C'est fondamental", a expliqué l'une des chercheuses de l'équipe à l'origine de la découverte, Felisa Wolfe-Simon.

Cette bactérie est non seulement capable de survivre à l'arsenic, mais elle en incorpore également des éléments dans son ADN et dans ses cellules, selon ces travaux, financés par la Nasa et publiés jeudi par Science.

Il s'agit une bactérie capable de se développer à partir de l'arsenic et d'incorporer le violent poison naturel dans son ADN. Les détails en anglais ici.

Pour les chercheurs, il s'agit d'"une découverte retentissante qui bouleverse la recherche sur la vie sur Terre, voire au-delà". Cette bactérie est non seulement capable de survivre à l'arsenic, mais elle en incorpore également des éléments dans son propre ADN et dans ses cellules.



Des bactéries se développant à partir d'Arsenic.

Cette découverte redéfinit ce que la science considère comme les éléments de base nécessaires au développement de la vie: le carbone, l'hydrogène, l'azote, l'oxygène, le phosphore et le soufre.

Tout est parti d'une discussion il y a quelques années entre trois scientifiques sur la possibilité que des formes de vie différentes, mues par des lois biologiques inédites, puissent exister sur Terre. Trois scientifiques avaient ensuite publié en 2009 des travaux émettant l'hypothèse que l'arsenic puissent se substituer au phosphore (dont il est proche sur la tableau périodique des éléments) dans des formes précoces de vie sur Terre.

L'une des scientifiques, Felisa Wolfe-Simon, est alors partie expérimenter la théorie au Lac Mono, en Californie, qui présente des taux élevés de sel et d'arsenic, où elle a prélevé des sédiments. "Elle a pris ce sédiment, l'a mis dans une bouteille comprenant essentiellement de l'arsenic et très peu de phosphore", explique le Pr Anbar.

Au bout du compte, une bactérie a survécu, connue sous le nom de souche GFAJ-1. "C'est une bactérie connue, explique le Pr Anbar. Ce n'est pas un truc super nouveau, mais personne n'avait encore réalisé qu'elle pouvait faire ceci": évoluer dans un milieu a priori hostile, l'arsenic. "Ce qui est nouveau ici, c'est que l'arsenic est utilisé comme bloc de construction pour un organisme", souligne le Pr Anbar, co-auteur des travaux.

"Nous avions cette idée que la vie requiert six éléments sans exception (carbone, hydrogène, azote, oxygène, phosphore et soufre)", dit-il. "Maintenant il s'avère qu'il pourrait bien y avoir une exception", ajoute-t-il.

Les implications extra-terrestres et médicales

Au-delà de la vie sur Terre, le fait qu'une bactérie soit capable d'évoluer dans l'arsenic pourrait suggérer que des formes de vie sont possibles sur d'autres planètes réputées pourtant invivables.

Quelle que soit la portée de ces travaux, le Pr Anbar reconnaît que la découverte d'une vie extra-terrestre est encore loin d'être à l'ordre du jour.

Mais les propriétés surprenantes de la bactérie trouvée dans le lac Mono, qui pourront avoir un intérêt dans la médecine, jettent les bases d'une nouvelle réflexion. "Il s'agit davantage du principe de la chose", avance le Pr Anbar. "Peut-être qu'il y a d'autres exceptions auxquelles nous devrions penser".

"Nous sommes très influencés par la vie telle que nous la connaissons et il devient par conséquent difficile d'envisager autre chose. Mais jusqu'où peut-on aller? A quel point la vie peut-elle être différente et malgré tout exister?", interroge-t-il.














Une planète située à 40 années-lumière est dotée d’une atmosphère.

Jeudi 2 décembre 2010.

Découverte en 2009, la planète GJ 1214B possède bel et bien une atmosphère. Celle-ci a été étudiée et a permis aux astronomes de découvrir qu'elle était composée de vapeur d'eau ou bien que d'importants nuages s'y trouvent.

GJ 1214B est une planète qui a pu être découverte grâce à HARPS, un outil placé sur le télescope de 3,6 mètres de l'ESO, au Chili. Le fait que cette planète dispose d'une atmosphère vient d'être confirmé, cette fois en utilisant un nouvel instrument : FORS, disposé sur le "Very Large Telescope" de l'ESO. "C'est la première super-Terre dont on analyse l'atmosphère. Nous avons atteint une étape très importante sur la route vers la caractérisation de ces mondes", indique un des astronomes de l'équipe internationale.

Grande comme 2,6 fois la Terre, GJ 1214B est également 6,5 fois plus massive. Située dans la constellation d'Ophiuchus (Le Serpentaire), son étoile hôte, située à 40 années-lumière de la Terre, est de petite taille comparativement à sa planète. Il est ainsi plus aisé d'étudier GJ 1214B, chaque fois qu'elle passe devant son étoile, toutes les 38 heures.

L'atmosphère de la planète a pu être étudiée via la lumière en provenance de l'étoile. En effet, les rayons lumineux émis par l'étoile sont légèrement différents au cours du transit de la planète. L'explication réside dans le fait que l'atmosphère absorbe une partie de ces rayons. L'étude des longueurs d'ondes absorbées a même permis de déterminer qu'il n'y avait pas d'hydrogène dans cette atmosphère mais qu'en revanche, de la vapeur d'eau s'y trouvait. Il est possible qu'il ne s'agisse que d'une couche de nuage qui, dans ce cas, pourrait masquer la présence d'hydrogène.

"Bien que nous ne pouvons pas encore dire exactement de quoi se compose l'atmosphère, c'est un grand pas en avant qui nous limite à deux options : des nuages ou du brouillard", concluent les astronomes.














Il y aurait 3 fois plus d’étoiles qu’on ne le pensait dans l’Univers.

Jeudi 2 décembre 2010

Au total, l'Univers abriterait trois fois plus d'étoiles que ce que les scientifiques pensaient. Conséquence : l'astronome Pieter van Dokkum de l'université de Yale indique qu'il y aurait donc beaucoup plus de planètes similaires à la Terre, ce qui augmente nos chances de découvrir des formes de vie extraterrestre.

Une nouvelle étude, publiée hier dans la revue Nature, explique qu'il y aurait des "milliers de milliards de Terre" et que les "naines rouges" (étoiles les moins massives et les moins lumineuses) sont beaucoup plus nombreuses que ne le pensaient les astronomes. Celles-ci représenteraient 80% du nombre total d'étoiles.

Les auteurs de cette étude ont analysé le spectre de la lumière provenant de galaxies elliptiques, ce qui leur a permis de découvrir qu'elles cachaient un nombre incroyable de naines rouges. Elles seraient 20 fois plus nombreuses que dans la Voie Lactée, et selon Pieter van Dokkum, elles seraient aussi suffisamment vieilles pour que des formes de vie s'y soient développées. "C'est l'une des raisons pour lesquelles beaucoup de personnes s'intéressent à ce type d'étoiles", explique-t-il.

Cette découverte n'a pas seulement un profond impact dans le domaine de la recherche de vie extraterrestre. Elle laisse aussi penser qu'il y a beaucoup moins de matière sombre dans ces galaxies qu'on ne le croyait. C'est donc également une avancée qui aide grandement à notre compréhension de l'Univers.

Cette étude intervient alors que la Nasa doit tenir une conférence de presse : l'agence spatiale américaine devrait annoncer ce soir la découverte d'une forme de vie jusqu'à présent inconnue














Des signes de vie sur l’une des lunes de Saturne ?

Mardi 30 Novembre 2010.

La Nasa doit tenir, le jeudi 2 Décembre, une conférence de presse aux Etats-Unis pour annoncer "une découverte en exobiologie", science qui a pour objet d’étude des facteurs géo et biochimiques pouvant mener à l’apparition de la vie.

Est-ce que la Nasa serait sur le point d’annoncer qu’elle vient de découvrir une forme de vie extraterrestre ?

C’est en tout cas ce que pense le blogueur américain Jason Kottke. Le communiqué de la Nasa lui aurait mis la puce à l’oreille. C’est ainsi qu’il s’est mis à le décrypter sur son blog.

L’agence spatiale américaine parle d’une "découverte en exobiologie qui aura un impact dans la recherche de preuves sur l’existence de vie extraterrestre", ce qui a poussé le New Yorkais à mener une investigation de manière tout à fait personnelle.

Jason Kottke a minutieusement passé en revue les curriculum vitae de chaque participant à la conférence de presse organisée par la Nasa aujourd’hui. Qui sont-ils ? D’abord, il s’est intéressé à un géobiologiste qui a déjà publié des articles sur "la géologie et la vie sur Mars". Il y aura aussi un océanographe qui a énormément travaillé sur la photosynthèse basée sur l’arsenic, un biologiste qui a étudié Titan, la plus grande lune de Saturne, ainsi que ses similarités avec la Terre. Enfin, sera également présent à cette conférence, un écologiste qui étudie "la chimie d’environnements où la vie se développe".

Des indices suffisants pour avancer que l’annonce de la Nasa concerne la vie sur une autre planète ?

Le blogueur déclare également : "Si je devais deviner ce que doit annoncer la Nasa, je dirais qu’ils ont découvert de l’arsenic sur Titan et peut-être même détecté la présence de bactéries qui l’utiliseraient pour leur photosynthèse. Ou quelque chose de ce style".

Evidemment, ce ne sont que les spéculations d’un blogueur attentif qui s’intéresse à l’espace. L’agence spatiale américaine pourrait annoncer quelque chose de totalement différent après-demain. Mais sachant qu’il s’agit d’une découverte toujours en rapport avec "les origines, le développement et le futur de la vie dans l’univers", comme précisé sur le site de la Nasa, il y a de fortes chances pour que la conférence de presse de cet après-midi aboutisse à des conclusions étonnantes.

La potentielle présence de toute forme de vie existant ailleurs que sur la Terre a toujours fasciné scientifiques et amateurs de science-fiction. Son existence reste cependant hypothétique à ce jour. Aucune vie extraterrestre n’a encore été découverte. Jusqu’à présent, seuls quelques indices suggèrent qu’une vie bactérienne sur Mars est possible.

NASA Sets News Conference on Astrobiology Discovery; Science Journal Has Embargoed Details Until 2 p.m. EST On Dec. 2

WASHINGTON — NASA will hold a news conference at 2 p.m. EST on Thursday, Dec. 2, to discuss an astrobiology finding that will impact the search for evidence of extraterrestrial life. Astrobiology is the study of the origin, evolution, distribution and future of life in the universe.

The news conference will be held at the NASA Headquarters auditorium at 300 E St. SW, in Washington. It will be broadcast live on NASA Television and streamed on the agency’s website at http://www.nasa.gov.

Participants are:

Media representatives may attend the conference or ask questions by phone or from participating NASA locations. To obtain dial-in information, journalists must send their name, affiliation and telephone number to Steve Cole at stephen.e.cole@nasa.gov or call 202-358-0918 by noon Dec. 2.

For NASA TV streaming video and downlink information, visit:
Site officiel de la Nasa.

For more information about NASA astrobiology activities, visit:
Site officiel de la Nasa sur l'Astrobiologie (Exobiologie)













Des bactéries de l'Arctique laissent supposer la possibilité de la vie sur Mars.

Dimanche 2 1Novembre 2010.

Des microbiologistes canadiens ont découvert dans une source d'eau salée des régions glacées de l'Arctique, des bactéries qui pourraient être un important indice quant à l'existence de vie sur Mars.

C'est d'une façon tout à fait inattendue que ces bactéries se nourrissant de méthane ont été découvertes dans la source de Lost Hammer, sur l'île Axel Heiberg, dans le Nunavut. Le microbiologiste Lyle Whyte, l'un des principaux auteurs de l'étude, souligne que cette source constitue l'environnement le plus froid et salin qu'il ait jamais rencontré.

Deux types de bactéries mangeuses de méthane et ne respirant pas d'oxygène ont été mises au jour. Face aux grandes similitudes entre l'environnement martien et celui de l'Arctique canadien, Dale Andersen, un chercheur de l'Institut SETI, en Californie, explique que cette découverte permet de suggérer la possible présence de bactéries analogues sur Mars. Une hypothèse appuyée par de récentes données recueillies par la Nasa, qui indiquent qu'il existe sur la planète rouge des poches de méthane et d'eau gelée, tandis que les températures sont très proches de celles relevées dans la source de Lost Hammer.

Des bactéries de l'Arctique laissent supposer la possibilité de la vie sur Mars.

Des bactéries de l'Arctique laissent supposer la possibilité de la vie sur Mars.

La possible existence de la vie sur Mars n'est pas l'unique hypothèse engendrée par la mise au jour de ces bactéries. Le microbiologiste Charles Greer, du Centre National de Recherche Canadien, voit en cette découverte un intérêt environnemental pour la planète Terre.

Le chercheur a en effet identifié et défini le type et les attributs de ces bactéries capables de proliférer dans des environnements uniques aux conditions extrêmes. "A mesure que la température augmente, le pergélisol fond dans le Nord. Si le sol en venait à se saturer d'eau, le carbone prisonnier du pergélisol devrait libérer du méthane au lieu du dioxyde de carbone", explique-t-il. Or, le méthane est un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le dioxyde de carbone, car il retient la chaleur davantage".

Le microbiologiste et son équipe ont alors orienté leurs recherches sur l'activité de ces microorganismes à des températures inférieures au point de congélation, s'intéressant à un éventuelle augmentation d'activité lorsque la température s'élève. "Les micro-organismes qui consomment le méthane pourraient jouer un rôle particulier en réduisant les émissions de méthane et leur incidence sur le changement climatique, surtout si nous arrivons à en accentuer l'activité", conclut Charles Greer.












Découverte de la première exoplanète venant d'une autre galaxie.

Vendredi 19 Novembre 2010

Selon des travaux publiés jeudi 18 novembre aux Etats-Unis, des astronomes européens ont découvert la première exoplanète originaire d'une autre galaxie que la nôtre, en orbite autour d'une étoile lointaine en fin de vie, selon leurs travaux publiés jeudi 18 novembre aux Etats-Unis.

Cette planète exo-galactique baptisée HIP 13044 b a une masse une fois et demie plus grande que celle de Jupiter, la plus grosse planète du système solaire. Elle tourne autour de l'étoile HIP 13044 qui se trouve à 2 200 années-lumière (une année-lumière équivaut à 9 460 milliards de km) de la Terre, dans la constellation australe du Fourneau. Cette étoile faisait partie à l'origine d'un groupe stellaire qui appartenait à une galaxie naine dévorée par la Voie lactée, lors d'un acte de cannibalisme galactique, il y a six à neuf milliards d'années.

La planète est proche de son étoile et de ce fait très chaude. Au point le plus proche de son orbite elliptique, elle passe à un dizième de la distance séparant la Terre du Soleil, précisent les auteurs de cette communication parue dans la revue américaine Science. Elle boucle son orbite en seulement 16,2 jours.

Une exoplanète découverte dans une autre galaxie.

Une exoplanète découverte dans une autre galaxie.

Cette découverte est très exaltante car pour la première fois des astronomes ont pu détecter un système planétaire dans un courant d'origine extragalactique', a souligné lors d'une téléconférence Rainer Clement, un astrophysicien de l'Institut Max-Planck pour l'astronomie (Allemagne), co-auteur de cette découverte.

Les grandes distances nous séparant des autres galaxies font que nous n'avions pas jusqu'alors d'observations confirmées d'exoplanète extra-galactique, mais la fusion cosmique entre la Voie lactée et cette autre galaxie naine a mis une telle planète à portée de nos instruments', a-t-il expliqué.

Cette observation a été faite avec l'un des télescopes de l'Observatoire européen austral qui se trouve à La Silla, au Chili, à environ 2 400 mètres d'altitude.












Des milliards de planètes de taille terrestre dans notre galaxie ?

Dimanche 7 Novembre 2010

Une récente étude menée pour la Nasa par l'université de Californie révèle qu'environ 25% des étoiles similaires à notre Soleil pourraient avoir autour d'elles une planète de la taille de la Terre. Ces planètes pourraient ainsi se compter en milliards, et certaines d'entre elles être potentiellement habitables.

Pendant cinq ans, des astronomes ont observé 166 étoiles aux caractéristiques proches de notre Soleil. Toutes sont situées dans un rayon de 80 années-lumière de la Terre, une année-lumière représentant quelque 9.460 milliards de kilomètres. Le but était de découvrir des planètes de différentes tailles, allant de trois à mille fois la masse de la Terre.

L'étude a été réalisée grâce aux télescopes géants de l'observatoire Keck à Hawaï, et a permis de recenser bien plus de petites planètes que de grandes. Une découverte qui indique que les planètes de petite taille sont les plus fréquentes dans la Voie lactée. Parmi les 166 étoiles étudiées, 6,5% abriteraient des planètes de masse intermédiaire (soit dix à trente fois celle de la Terre), tandis que 11,8% auraient en orbite des super-Terres dont la masse est inférieure à dix fois celle de la Terre.

"Si l'on extrapole jusqu'aux planètes proches de la Terre (entre 0,5 et 2 masses terrestres) nous prédisons que vous en trouverez environ 23 pour 100 étoiles" précise A.W. Howard, un astronome de l'université de Berkeley.

Et son collègue Geoff Marcy d'ajouter : "Les données récoltées nous disent que notre galaxie, qui contient quelque 200 milliards d'étoiles, compte au moins 46 milliards de planètes de la même taille que la Terre, sans compter celles dont l'orbite est plus éloignée de leur astre dans la zone habitable".

Seules les planètes ayant une orbite très proche de leur étoile ont en effet été étudiées dans le cadre de cette recherche publiée par la revue Science.










Une lune de Saturne pourrait détenir les éléments nécessaires à la vie.

Samedi 6 Novembre 2010

Les "lettres" chimiques utilisées dans l’écriture du code génétique de la vie sur Terre pourraient exister sur Titan, le plus important satellite de Saturne. C’est du moins ce qu’ont révélé de récentes découvertes.

Les résultats des scientifiques suggèrent que les éléments basique de la vie sur Terre auraient peut-être été créés dans l’atmosphère et pas dans la "soupe" primordiale présente au sol, si souvent évoquée. En se basant sur des tests effectués en laboratoire, les chercheurs ont conclu qu’il était possible que la fine brume atmosphérique de Titan contienne les bases du code de la vie, c'est-à-dire les cinq bases azotées présents dans l’ADN et l’ARN ainsi que de simples combinaisons d’acides aminés et des protéines.

"S’il y a de la vie sur Titan, elle n’utilisera pas -et cela pour de multiples raisons- les mêmes molécules que la vie sur Terre" a déclaré au National Geographic Sarah Hörst, une étudiante de l’université de l’Arizona, rattachée au Laboratoire lunaire et planétaire. En effet, la température sur Titan est bien plus basse que sur Terre et frôle les -180°C.

Une lune de Saturne pourrait détenir les éléments nécessaires à la vie.

Titan pourrait détenir les éléments nécessaires à la vie.

"De plus, la vie sur Terre est basée sur l’eau, mais il n’y a pas d’eau liquide à la surface de Titan". Notons néanmoins la présence de lacs sur Titan, mais les scientifiques ont déjà établi qu’ils étaient remplis de méthane liquide.

Les résultats de l'équipe de Sarah Hörst laissent penser que la vie primitive terrestre serait apparue grâce à des composants issus de l’atmosphère. Il faudrait donc compléter l’image très véhiculée d’une soupe primordiale présente à la surface de Terre par celle d’un brouillard primordial dans le ciel.

Les scientifiques trouvent notamment cette théorie excitante car l’atmosphère de Titan pourrait être une porte vers de nouvelles expériences et théories, concernant par exemple le type de molécules qu'une atmosphère de ce type est capable de produire. En étudiant la plus grosse lune de Saturne, les chercheurs peuvent analyser le processus actuellement à l’œuvre. De plus, nombreuses sont les preuves qui démontrent que la Terre dans sa version plus primitive était similaire à Titan. "Il y a probablement des exoplanètes qui suivent ce même processus chimique à l’instant même" affirme Sarah Hörst.










Gliese 581g : débat autour de l’existence de l’exoplanète.

Mardi 19 Octobre 2010

Le mois dernier (Voir ci-dessous l'article du 30 Septembre 2010,, l’annonce de la découverte d’une planète identique à la Terre, sur laquelle on pourrait trouver les conditions nécessaires à la vie à seulement 20 années-lumière de nous avait à nouveau engendré de nombreuses spéculations autour d'une question aujourd'hui récurrente : "Sommes-nous seuls dans l’univers ?"

Cette découverte provenait à l’origine d’une équipe de scientifiques dirigée par le docteur Stephen Vogt, de l’université de Californie. Gliese 581g se trouverait dans la zone des étoiles Goldilocks, une région de l’espace où les conditions climatiques (ni trop chaudes, ni trop froides) sont favorables à la présence d’eau liquide sous forme d’océans, de lacs et de rivières.

Aujourd’hui pourtant, un groupe d’astronomes suisses affirme que Gliese 581g, une planète rocheuse de trois fois la taille de la Terre, pourrait ne pas exister.

Cette équipe, qui a également analysé les mêmes données, a indiqué qu’elle n’avait trouvé aucune trace de la planète, jetant ainsi le doute sur la recherche d’origine. Francesco Pepe, du laboratoire de Genève (Suisse), a annoncé au cours d’une conférence donnée à Turin : "S’il y avait une indication dans nos données permettant de conclure à l’existence de Gliese 581g, nous aurions été capables de la trouver".

Les scientifiques californiens avaient également découvert quatre planètes censées graviter autour de Gliese 581g. L’équipe suisse a confirmé leur existence, mais n’a pas trouvé la trace de Gliese, la planète qui avait stimulé l’imagination du public. "Nous n’avons trouvé aucune preuve de l’existence d’une cinquième planète dont la révolution serait de 37 jours" a déclaré Pepe.

Stephen Vogt a quant à lui annoncé qu’il était confiant quant au travail de son équipe : "En 15 ans de 'chasse à l’exoplanète', avec plus d’une centaine de planètes découvertes par notre équipe, nous n’avons jamais publié une fausse déclaration, une rétractation ou un erratum".

Les astronomes suisses n’ont quant à eux pas encore publié leurs résultats dans une revue scientifique. Seule cette publication permettra de donner du crédit à leurs conclusions auprès de la communauté scientifique.










Apparition de la vie sur Terre : un nouvel astéroïde contenant de l’eau vient d’être découvert.

Jeudi 15 Octobre 2010

Les scientifiques viennent de découvrir, en moins de six mois, un nouvel astéroïde contenant de l'eau gelée. Cette découverte laisse à penser que la glace est plus répandue dans notre région du système solaire que ne le prévoyaient les chercheurs.

Deux équipes de recherche ont trouvé des preuves de la présence d'eau et de molécules organiques sur l'astéroïde Cybele 65. Il y a six mois, une autre équipe avait fait une découverte similaire sur un autre astéroïde, Themis 24. Tous deux se trouvent dans les ceintures d'astéroïdes situées dans les orbites de Jupiter et de Mars.

Un nouvel astéroïde contenant de l’eau vient d’être découvert.

Un nouvel astéroïde contenant de l’eau vient d’être découvert.

Humberto Campins, de l'université de Floride, indique que cette découverte "confirme la théorie selon laquelle des astéroïdes pourraient avoir percuté la Terre, apportant à celle-ci son eau et les bases de la vie avant que celle-ci se forme et se développe".

Grâce à un puissant télescope de la Nasa, les scientifiques ont trouvé ce qu'ils pensent être une couche de glace de moins d'un micron d'épaisseur. Campins précise que pour le moment, ils ne sont pas sûrs de l'origine de cette glace, mais que celle-ci pourrait constituer une découverte fondamentale s'il s'agissait de restes datant des débuts de la formation du système solaire.

Les scientifiques se posent des questions quant à l'eau que ces astéroïdes pouvaient contenir au commencement du système solaire, étant donné l'évaporation qui a dû se produire depuis.Il semble en tout cas que l'eau existait déjà il y a 4,6 milliards d'années, et il est donc possible que des astéroïdes aient apporté sur Terre l'eau des océans.










Des astronomes découvrent une exoplanète potentiellement habitable :

Jeudi 30 Septembre 2010

Ni trop chaude ni trop froide : les astronomes pensent que "Gliese 581g", une exoplanète en orbite autour d'une naine rouge nommée Gliese 581 qu'ils viennent de détecter hors de notre système solaire, pourrait bénéficier d'une température favorable à l'apparition de la vie, indiquent mercredi une équipe de chercheurs de l'université de Santa Cruz, en Californie, et de l'Institut Carnegie de Washington.

Les astronomes ont fait cette découverte grâce à des mesures indirectes du télescope Keck, situé à Hawaï, qui scrute Gliese 581 depuis onze ans et a déjà repéré plusieurs planètes autour de cette étoile. "Nous avions déjà des planètes des deux côtés, trop chaud et trop froid, de la zone habitable. A présent, nous en avons une au milieu, juste au bon endroit", s'est réjouit Steven Vogt, professeur d'astronomie et d'astrophysique de l'université de Santa Cruz. "Le fait que nous ayons pu détecter cette planète si rapidement et si près de nous laisse penser que les planètes de ce type doivent être très communes", ajoute-t-il dans un communiqué.

Gliese 581g est située à 20 années-lumière (une année-lumière équivaut à 9 460 milliards de km) de la Terre, dans la constellation de la Balance, selon l'article à paraître dans l'Astrophysical Journal. "Il y a à présent presque cinq cents planètes extrasolaires connues. Si notre voisinage stellaire est représentatif de l'ensemble de la galaxie, alors la Voie lactée pourrait fourmiller de planètes potentiellement habitables", écrivent les collègues de Vogt.

Gliese 581g : Planéte habitable.

Gliese 581g : Planéte habitable ? (Vision de l'Artiste).

"Cette exoplanète a une masse de 3,1 à 4,3 fois celle de la Terre, et son rayon serait de 1,2 à 1,5 fois celui de notre planète" précise Paul Butler, du département de magnétisme terrestre à la Carnegie Institution à Washington, l'un des coauteurs de cette recherche. Sa période orbitale est d'environ trente-sept jours et la température moyenne qui y règne oscillerait entre – 31 °C et – 12 °C. Le fait qu'elle présente toujours la même face à son étoile, comme Mercure, implique toutefois qu'elle pourrait avoir une face très chaude, et l'autre glaciale. Une mince bande de territoire favorable à la vie pourrait toutefois exister à la jonction entre ces deux hémisphères, supposent les astronomes.

Pour les astronomes, une exoplanète est "potentiellement habitable" quand elle permet l'existence de la vie. Mais cela ne veut pas dire pour autant que les humains y vivraient agréablement. L'"habitabilité" dépend de nombreux facteurs dont, parmi les plus importants, la présence d'eau à l'état liquide et d'une atmosphère, expliquent ces scientifiques.

Les astronomes ont aussi trouvé une deuxième exoplanète tournant autour de Gliese 581 mais hors de la zone habitable, portant à six le total des exoplanètes détectées autour de cette étoile. Il s'agit de l'un des systèmes extrasolaires comptant le plus de planètes trouvées à ce jour. Le 24 août, des astronomes de l'observatoire européen austral, au Chili, avaient annoncé la découverte d'un système d'au moins cinq planètes – peut-être sept – en orbite autour d'une étoile semblable au Soleil.

Jusqu'à présent, les astrophysiciens n'ont pas encore trouvé de planète vraiment soeur de la Terre parmi les quatre cent vingt-deux exoplanètes repérées depuis 1995. La dernière découverte est le résultat de onze ans d'observation à l'aide les télescopes de l'observatoire Keck à Hawaï.










Des exoplanètes plus nombreuses autour de leur soleil :

Jeudi 30 Septembre 2010

Avant, elles étaient très grosses, et souvent seules. Aujourd'hui, elles apparaissent de moins en moins massives et de plus en plus groupées : quinze années de recherche et près de 500 découvertes ont largement fait évoluer notre connaissance des exoplanètes, ces mondes qui orbitent autour d'étoiles loin de notre Soleil. Aux "Jupiter chauds", des géantes gazeuses surchauffées par la proximité avec leur étoile, ont succédé des astres de la taille de Neptune, ou des "super-Terres", disposées dans des systèmes qui commencent à rivaliser, en nombre à défaut d'habitabilité, avec le nôtre.

La dernière annonce, faite par une équipe principalement franco-suisse, le 24 août, au cours d'un colloque à l'Observatoire de Haute-Provence, confirme la tendance. En utilisant le meilleur instrument actuel pour la chasse aux exoplanètes, le spectrographe Harps installé sur un télescope chilien de l'Observatoire européen austral (ESO), les astronomes ont réussi à détecter un système qui pourrait contenir jusqu'à sept planètes autour de l'étoile HD 10180, à quelque 127 années-lumière de la Terre.

Pour l'heure, cinq d'entre elles sont validées : ce sont des astres d'une masse semblable à celle de Neptune (entre 13 et 25 fois celle de la Terre), rangés de manière très régulière autour de leur étoile.

Les deux autres signaux détectés demandent plus de temps d'observation pour s'assurer qu'il s'agit bien de planètes. L'une, sans doute beaucoup plus massive, semble très éloignée du centre du système. Mais c'est surtout l'autre qui attise les curiosités. Si son existence était confirmée, elle s'imposerait comme la planète la moins massive connue, avec 1,4 fois la masse terrestre, améliorant ainsi le record de Corot 7b. Située trop près de son étoile, elle serait toutefois aussi hostile à l'apparition de formes de vie que la trouvaille du télescope spatial français Corot.

Dans tous les cas, avec ses deux membres supplémentaires, le système deviendrait "le plus peuplé que nous ayons découvert jusqu'à présent", indique Christophe Lovis (Observatoire de l'université de Genève). A une seule unité du système solaire qui n'affiche officiellement plus que huit résidents, depuis que Pluton a été dégradé en "planète naine".

Pour Christophe Lovis, cette découverte "met en évidence le fait que nous entrons maintenant dans une nouvelle ère de la recherche : l'étude de systèmes complexes". Cette inflexion est confirmée par la publication dans la revue Science du 27 août de l'un des premiers résultats majeurs de Kepler, satellite lancé par la NASA en 2009. Ce télescope spatial, à la résolution supérieure à celle de Corot, a fixé son attention sur une petite zone du ciel. Il y observe sans interruption 156 000 étoiles, dont les fluctuations lumineuses peuvent trahir le passage d'une exoplanète entre elles et l'observateur.

Après huit mois de travail, cette méthode a permis à l'équipe de Kepler d'identifier 700 astres qui ont de fortes chances de révéler la présence de planètes autour d'eux. Trois cents ont été rendus publics pour que les astronomes qui le souhaitent puissent se lancer dans les mesures de détection. L'équipe a conservé les 400 candidats les plus intéressants.

Parmi eux, l'étoile Kepler-9 vient donc d'avouer la présence de deux planètes de la taille de Saturne et pourrait aussi en révéler une troisième, une super-Terre. Ce système n'est sans doute que le tout premier d'une longue série. Car les astronomes américains sont persuadés d'avoir, dans leurs cartons, une grande quantité d'exoplanètes de proportions proches de celles de la Terre et souvent situées dans des systèmes complexes.

Les prochains mois promettent une flopée de résultats qui achèveront de faire basculer la chasse aux mondes lointains dans une nouvelle ère.










Et si la vie sur Terre avait commencé dans la glace ?

Mercredi 22 Septembre 2010

Le petit nid douillet idéal pour le développement de la vie sur Terre il y a plus de trois milliards d’années pourrait être un glaçon. C’est en tout cas ce qu’affirme la théorie émise par des biologistes de l’université de Hills Road, à Cambridge, rapporte Wired.

Cette démonstration, publiée dans la revue Nature Communications, trouve ses fondements dans l’hypothèse du monde à ARN (acide ribonucléique), selon laquelle cette molécule précèderait toutes les autres, dont l’ADN et les protéines. Cette théorie ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique, et Philipp Holliger, directeur de l’étude, le sait bien:

"J’ai toujours pensé que l’hypothèse du monde à ARN était passionnante, mais qu’elle était illogique car il était difficile d’imaginer les conditions chimiques sous lesquelles les premiers organismes issus de cette molécule auraient pu survivre sur cette planète encore jeune."

Les chercheurs ont donc découvert que l’ARN se développe plus facilement dans la glace que dans des températures élevées, pourtant plus courantes à l’époque. Plus précisément, les nucléotides qui composent les molécules s’assemblent naturellement pour former des brins d’ARN lorsqu’ils sont dans un environnement gelé.

La plupart des combinaisons générées n’auraient alors rien donné de bien enthousiasmant, mais quelques-unes auraient pu contenir le code génétique débutant le processus de réplication. Au fil du temps, certains de ces brins auraient muté et entamé une évolution au sein d ’organismes plus complexes.

Philipp Holliger et son équipe ont donc démontré en laboratoire que la glace favoriserait ce processus, en plus de ralentir la dégradation des cellules.

Reste une question essentielle: y avait-il seulement suffisamment de glace il y a plus de 3 milliards d’années ? Wired explique que la théorie d’Holliger n’aurait probablement pas été prise au sérieux il y a dizaine d’années, lorsque les scientifiques pensaient étaient en fait tempérées, et la glace présente aux pôles et sur les hauteurs.

Les conséquences de cette étude sont nombreuses, à en croire son auteur:

"La glace est partout. Si on peut envisager l’émergence et le développement de la vie dans cet environnement, cela élargirait considérablement les lieux de recherche de traces de vie passée et présente."










La découverte d'une planète habitable, c'est pour bientôt.

Jeudi 16 Septembre 2010.

Les chiffres sont là, les données ont été analysées, on a même une date: en mai de l'année prochaine, on annoncera la découverte d'une planète habitable, comparable à la Terre, dévoile Popular Science.

C'est la conclusion à laquelle sont arrivés deux professeurs de Harvard et de l'Université de Californie, Santa Cruz. Boule de cristal, informations secrètes, capacité à lire dans le futur, comment les deux chercheurs sont-ils parvenus à cette découverte?

Les détails, bien sûr, sont compliqués, mais pas besoin de se lancer dans des acrobaties mathématiques (pour les experts, un PDF des Professeurs Samuel Arbesmans et Gregory Laughlins, est disponible ici) pour comprendre le principe. Les deux universitaires se sont fondés sur les découvertes d'exoplanètes dans les quinze dernières années. En observant les propriétés de ces exoplanètes, leur température et leur masse, les universitaires déterminent si les planètes sont habitables ou pas.

Probabilité de trouver une planète habitable.

Probabilité de trouver une planète habitable.

Et, d'après Arbesman et Laughlins, si les découvertes se poursuivent au même rythme, le sacré graal, la découverte d'une planète similaire à la Terre, c'est pour l'année prochaine. En effet, si on se penche sur les dernières découvertes on s'aperçoit que:

Une fois ces données établies, on peut les analyser de différentes façons, et en tirer différentes conclusions. Si on suit la longue traîne des statistiques, les probabilités de découvrir une planète semblable à la Terre d'ici 2013 sont de 66%, et de 75% d'ici 2020. Mais la date médiane de découverte du jumeau terrestre est bien plus proche.

Pour citer Arbesman and Laughlin, «en utilisant les analyses sur les planètes récemment découvertes, nous prédisons la découverte de la première planète semblable à la Terre dans la première moitié de 2011, la date la plus probable étant début mai 2011».










Les traces d'un océan ont-elles été trouvées sur Mars ?

Mardi 07 Septembre 2010.

Deux nouvelles études renforcent l'idée qu'un grand océan se serait formé sur la planète Mars il y a plus de 3 milliards d'années.

Questions à Nicolas Mangold, chercheur pour le CNRS au laboratoire planétologie et géodynamique de l'université de Nantes, et spécialiste de géologie planétaire et de l'évolution de la planète Mars.

La planète Mars a-t-elle été recouverte par un grand océan comme le suggèrent deux nouvelles études ?

N.M. Jusque-là, on supposait, sur la foi de la minéralogie des roches, qu'il y a eu de l'eau sur Mars, et pas seulement dans l'hémisphère Sud. Selon une équipe franco-américaine, il y a bien eu une altération au nord comme au sud. Ils se fondent pour cela sur la découverte des minéraux hydratés dans les cratères martiens.

En quoi cela constitue-t-il un élément de preuve de la présence d'un océan ?

N.M. Les cratères se sont formés lors d'impacts avec des météores. Des roches profondes ont été expulsées vers la surface. Cela a permis, pour la première fois, d'avoir des informations sur la composition de la croûte dans l'hémisphère Nord car elle n'affleure pas à la surface comme au sud.

Les scientifiques ont identifié des minéraux hydratés : chlorites, smectites, etc. Les roches ont dû être en contact avec de l'eau assez longtemps pour que des minéraux se forment. On ne peut pas dire à quelle profondeur il y a eu de l'eau, si elle formait un océan en surface ou s'il s'agissait d'eaux souterraines.

Les traces d'un océan ont-elles été trouvées sur Mars ?

Les traces d'un océan ont-elles été trouvées sur Mars ?



D'où l'intérêt de la seconde contribution : la présence d'un océan serait attestée par un grand nombre de deltas situés exactement à la même altitude ?

N.M. Deux scientifiques de l'université du Colorado, aux Etats-Unis, pensent en effet qu'il y a eu un océan avec une profondeur moyenne d'un kilomètre qui recouvrait un tiers de la planète (2). Ils s'appuient sur l'observation de 17 deltas situés à une altitude similaire et ouverts vers les plaines du Nord. Or on sait depuis peu que certains deltas peuvent se former en quelques années sans déboucher dans une grande masse d'eau (3). Les deltas peuvent aussi s'être formés dans des régions bloquées par des glaciers, donnant naissance à des lacs qui ont disparu avec les glaciers. Enfin, il existe quand même des différences d'altitude entre ces deltas, atteignant les 400 mètres. Il va falloir l'expliquer.

Quels scénarios peut-on envisager ?

N.M. Un océan primitif a pu se former il y a plus de 3,8 milliards d'années. C'est une hypothèse compatible avec l'altération de la croûte, mais qu'on ne pourra pas prouver car les traces en surface ont disparu avec les changements géologiques postérieurs. Un océan a aussi pu se former il y a environ 3,5 milliards d'années, ce qui pourrait être compatible avec l'hypothèse des deltas. Mais dans ce cas, on peut s'étonner qu'il n'ait pas laissé plus de traces, notamment dans la minéralogie.

L'existence, l'âge et l'étendue d'un océan sur Mars font partie des questions les plus controversées à propos de cette planète. Il sera difficile d'en savoir plus sans aller sur place et analyser des roches.










Deux nouvelles exoplanètes de la taille de Saturne découvertes à 2.000 années-lumière de la Terre.

Vendredi 27 Août 2010

Une équipe d'astrophysiciens utilisant le télescope spatial américain Kepler a découvert deux, voire trois nouvelles exoplanètes orbitant autour d'une étoile de la taille de notre Soleil.

Découverts à plus de 2.000 années-lumière de la Terre, les deux premiers astres, formellement identifiés, ont une taille comparable à la planète Saturne, deuxième plus grande planète de notre système solaire. Baptisées Kepler-9b et Kepler-9c, elles présentent des périodes de révolution de respectivement 19,2 et 38,9 jours. Anecdote remarquable : les fortes interactions gravitationnelles existant entre ces deux géantes influent sur la durée de cette rotation autour de leur étoile, laquelle n'est de ce fait pas constante.

Les différences observées vont de 4 minutes pour Kepler-9b à 39 minutes pour Kepler-9c. Selon les astrophysiciens, ce nouveau système exoplanétaire pourrait compter un troisième astre, d'une taille comparable à celle de la Terre. Celui-ci évoluerait sur une orbite plus proche de son étoile.

Cette découverte a été rendu possible grâce au télescope spatial Kepler, lancé en 2009. Orbitant depuis autour du Soleil, ce détecteur de planètes extra-solaires observe l'éclat d'une centaine de milliers d'étoiles des constellations du Cygne et de la Lyre, et identifie les exoplanètes lorsqu'elles passent devant l'une de ces étoiles grâce à la variation d'intensité lumineuse alors engendrée.










Un système solaire de cinq à sept planètes observé depuis le Chili :

Mardi 24 Août 2010

Deux nouvelles exoplanètes comparables à Saturne et peut-être une troisième de la taille de la Terre orbitant une étoile lointaine semblable au Soleil.

Avant, elles étaient très grosses, et souvent seules. Aujourd'hui, elles apparaissent de moins en moins massives et de plus en plus groupées : quinze années de recherche et près de 500 découvertes ont largement fait évoluer notre connaissance des exoplanètes, ces mondes qui orbitent autour d'étoiles loin de notre Soleil.

Aux "Jupiter chauds", des géantes gazeuses surchauffées par la proximité avec leur étoile, ont succédé des astres de la taille de Neptune, ou des "super-Terres", disposées dans des systèmes qui commencent à rivaliser, en nombre à défaut d'habitabilité, avec le nôtre.

La dernière annonce, faite par une équipe principalement franco-suisse, le 24 août, au cours d'un colloque à l'Observatoire de Haute-Provence, confirme la tendance. En utilisant le meilleur instrument actuel pour la chasse aux exoplanètes, le spectrographe Harps installé sur un télescope de l'Observatoire européen austral (ESO) au Chili, les astronomes ont réussi à détecter un système qui pourrait contenir jusqu'à sept planètes autour de l'étoile HD10180, à quelque 127 années-lumière de la Terre.

Pour l'heure, cinq d'entre elles sont validées : ce sont des astres d'une masse semblable à celle de Neptune (entre 13 et 25 fois celle de la Terre), rangés de manière très régulière autour de leur étoile. Les deux autres signaux détectés demandent plus de temps d'observation pour s'assurer qu'il s'agit bien de planètes.

L'une, sans doute beaucoup plus massive, semble très éloignée du centre du système. Mais c'est surtout l'autre qui attise les curiosités. Si son existence était confirmée, elle s'imposerait comme la planète la moins massive connue, avec 1,4 fois la masse terrestre, améliorant ainsi le record de Corot7b. Située trop près de son étoile, elle serait toutefois aussi hostile à l'apparition de formes de vie que la trouvaille du télescope spatial français Corot.

Système solaire exo-planétaire.

Système solaire exo-planétaire.

Dans tous les cas, avec ses deux membres supplémentaires, le système deviendrait "le plus peuplé que nous ayons découvert jusqu'à présent", indique Christophe Lovis (Observatoire de l'université de Genève). A une seule unité du système solaire qui n'affiche officiellement plus que huit résidents, depuis que Pluton a été dégradé en "planète naine".

Pour Christophe Lovis, cette découverte "met en évidence le fait que nous entrons maintenant dans une nouvelle ère de la recherche : l'étude de systèmes complexes".

Cette inflexion est confirmée par la publication dans la revue Science du 27 août de l'un des premiers résultats majeurs de Kepler, satellite lancé par la NASA en 2009. Ce télescope spatial, à la résolution supérieure à celle de Corot, a fixé son attention sur une petite zone du ciel. Il y observe sans interruption 156 000 étoiles, dont les fluctuations lumineuses peuvent trahir le passage d'une exoplanète entre elles et l'observateur.

Après huit mois de travail, cette méthode a permis à l'équipe de Kepler d'identifier 700 astres qui ont de fortes chances de révéler la présence de planètes autour d'eux. Trois cents ont été rendus publics pour que les astronomes qui le souhaitent puissent se lancer dans les mesures de détection. L'équipe a conservé les 400 candidats les plus intéressants.

Parmi eux, l'étoile Kepler-9 vient donc d'avouer la présence de deux planètes de la taille de Saturne et pourrait aussi en révéler une troisième, une super-Terre. Ce système n'est sans doute que le tout premier d'une longue série. Car les astronomes américains sont persuadés d'avoir, dans leurs cartons, une grande quantité d'exoplanètes de proportions proches de celles de la Terre et souvent situées dans des systèmes complexes.

Les prochains mois promettent une flopée de résultats qui achèveront de faire basculer la chasse aux mondes lointains dans une nouvelle ère.










Découverte du plus grand système exoplanétaire connu, à 127 années-lumière de la Terre :

Lundi 23 Août 2010

Les astronomes de l'European southern observatory (ESO) ont annoncé lundi 23 août avoir détecté la présence de cinq, voire sept planètes orbitant autour d'une étoile située à 127 années-lumière de nous. Ce serait le plus important système planétaire recensé à ce jour en dehors de notre système solaire.

Au moins cinq planètes d'une masse comparable à celle de Neptune -13 à 25 fois celle de la Terre- évoluent autour de l'étoile HD 10180, située dans la constellation australe de l'Hydre mâle, à 127 années-lumière de nous. Tel est le résultat de six ans d'observations réalisées par les chercheurs de l'European Southern Observatory (ESO), présenté ces jours-ci lors d'un colloque se déroulant à l'Observatoire de Haute-Provence.

Orbitant autour de leur étoile en 6 à 600 jours, à une distance 0,06 à 1,4 fois égale à celle qui sépare la Terre du Soleil, ces cinq planètes pourraient bien avoir deux petites soeurs dont l'existence n'est, pour l'heure, que fortement soupçonnée : l'une, d'au moins 65 fois l a masse terrestre, orbitant en 2.200 jours et l'autre, d'une masse de 1,4 fois celle de notre planète, orbitant tout près de son étoile en seulement 1,18 jour.

Probablement rocheuse mais trop chaude pour abriter la vie, ce serait l'exoplanète la moins massive découverte à ce jour.Pour rendre possible cette découverte, les chercheurs ont utilisé le spectrographe Harps, installé sur un télescope de 3,6 mètres à La Silla, au Chili. Cet instrument permet de détecter de menues variations dans le mouvement des étoiles, signatures gravitationnelles des planètes qui orbitent autour d'elles. On le qualifie de "meilleur chasseur d'exoplanètes au monde".










Un exploit astronomique : la première photo d’une exoplanète orbitant autour de son étoile :

Samedi 3 juillet 2010.

Répondant au doux nom de 1RXS J160929.1-210524, ce soleil fait partie d'un groupe de jeunes étoiles âgé d'environ 5 millions d'années, nommé Constellation Upper Scorpius. Autour de lui orbite une planète d'une masse égale à 8 fois celle de Jupiter, et dont le mouvement a été mesuré par les instruments optiques high-tech du télescope Gemini.

D'une température estimée à plus de 1.500 degrés Celsius, qui s'explique par la jeunesse de cet ensemble stellaire, la planète devrait refroidir dans les milliards d'années à venir. Elle tourne autour de son étoile à une distance plus de 300 fois supérieure à celle qui sépare la Terre du Soleil.

Selon l'astronome David Lafreniere, ces nouvelles données écartent toute possibilité d'un positionnement aléatoire de la planète par rapport à l'étoile, lors de l'observation de 2008 : il s'agissait bel et bien d'une orbite.










Découverte : De l’eau et de la matière organique sur un astéroïde :

Jeudi 29 Avril 2010.

Des astronomes auraient découvert de l'eau glacée et de la matière organique à la surface de l'astéroïde 24 Thémis.

Les scientifiques de l'Université John Hopkins se sont aperçus que la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter abritait un objet céleste couvert de glace et de matière organique.

"Les astronomes se sont penchés sur l'étude de dizaines d'astéroïdes [...], mais c'est la première fois que nous avons trouvé de la glace et de la matière organique sur la surface de l'un d'eux", a expliqué l'astronome Andrew Rivkin de l'université du Maryland.

De l’eau et de la matière organique sur un astéroïde.

De l’eau et de la matière organique sur un astéroïde.



Les scientifiques ont longtemps pensé que les astéroïdes qui se trouvaient dans cette ceinture étaient situés trop près du Soleil pour conserver de l'eau à l'état de glace.

"La glace est bien plus fréquente sur les astéroïdes qu'on ne le pensait, et pourrait même être répandue à l'intérieur", a déclaré Andrew Rivkin.

Huberto Campins, qui a dirigé l'équipe de chercheurs, pense quant à lui que ces résultats seraient liés à l'origine de la vie sur Terre. Une supposition forte de conséquences puisqu'elleL'étude a été publiée mercredi dans la revue Nature.










Les Extra-Terrestres existent sûrement: évitons-les.

Lundi 26 Avril 2010.

L'un des scientifiques les plus célèbres au monde estime qu'il y a presque certainement de la vie ailleurs dans l'univers, mais que l'Homme ne devrait pas forcément essayer d'entrer en contact parce que cela pourrait représenter un danger.

Stephen Hawking explique dans une nouvelle série de documentaires qui sera diffusée sur Discovery Channel qu'il est très peu probable que la Terre soit la seule planète où la vie s'est développée, étant donné qu'il y a 100 milliards de galaxies dans l'univers.

"Pour mon cerveau mathématique, les chiffres rendent à eux seuls le fait de penser aux extraterrestres parfaitement rationnel, a-t-il déclaré. La vraie difficulté est de savoir ce à quoi ils pourraient ressembler."

Bien que la vie extraterrestre ait plus de chances de consister en des microbes ou de simples animaux, il pourrait y avoir quelques formes de vie intelligente. Et selon Hawking, entrer en contact avec elles pourrait représenter une menace pour l'humanité, parce qu'elles seraient sans doute intéressées par les ressources naturelles de notre planète.

"Si des extraterrestres nous rendent visite un jour, je pense que le résultat serait semblable à ce qui s'est produit quand Christophe Colomb a découvert l'Amérique, un résultat pas vraiment positif pour les populations locales."

"Nous n'avons qu'à nous regarder nous-mêmes pour voir à quel point une vie intelligent peut se développer en quelque chose que nous n'aimerions pas rencontrer. J'imagine qu'ils pourraient vivre dans d'immenses vaisseaux, après avoir utilisé toutes les ressources de leur planète d'origine. Des créatures aussi avancées, devenues nomades, pourraient alors vouloir conquérir et coloniser les planètes qu'ils peuvent attendre."

Pour l'auteur du best-seller planétaire Brève histoire du temps, il est "parfaitement rationnel" de croire en l'existence des extra-terrestres. Toutefois, il lui semble plus probable que ces créatures, si elles existent, soient plutôt proches de micro-organismes ou d'animaux très peu évolués.

Hawkings n'est pas le seul scientifique de renom à estimer que nous ne sommes probablement pas seuls dans l'univers.

La planète Mars, où l'on a récemment découvert de l'eau sous forme de glace, est un des endroits où les recherches se concentrent dans ce domaine. Europa et Titan, une lune de Saturne, sont d'autres lieux où les conditions sont proches de celles de la Terre par certains aspects et qui intéressent les scientifiques à la recherche de traces de vie.










Découverte : Des exoplanètes qui orbitent à l'envers.

Samedi 24 Avril 2010.

C'est un véritable retournement des théories de la formation planétaire qui vient de se produire. Les astronomes ont en effet été surpris de découvrir six exoplanètes (parmi un échantillon plus large en comprenant vingt-sept) orbitant dans le sens opposé à celui de la rotation de leur étoile hôte. Une situation à l'opposé de ce que l'on peut observer dans notre système solaire et surtout, une remise en cause sérieuse et inattendue des modèles de formation planétaire actuellement en vigueur.

"Nous lançons une véritable bombe dans le champ des exoplanètes" a déclaré Amaury Triaud, un étudiant en thèse à l'Observatoire de Genève qui a dirigé la plus grande partie de ces campagnes d'observation avec Andrew Cameron et Didier Queloz.

Les astronomes pensent que les planètes se forment dans les disques de poussières et de gaz qui entourent les jeunes étoiles. Ces disques, dits protoplanétaires, tournent dans le même sens que leur étoile et l'on supposait jusqu'à maintenant que toutes les planètes formées dans le disque étaient plus ou moins en orbite dans le même plan et qu'elles se déplaçaient sur leur orbite dans le même sens que celui de leur étoile. Les planètes du système solaire agissent notamment de la sorte.

Exoplanète rétrograde.

Exoplanète rétrograde. (Vision d'artiste).



Après avoir combiné de nouvelles données avec d'anciennes observations, l'équipe a découvert que six exoplanètes de cette longue étude, dont deux nouvellement découvertes, avaient un mouvement rétrograde : elles tournent autour de leur étoile dans la "mauvaise" direction."

Ces nouveaux résultats défient réellement la pensée conventionnelle qui veut que les planètes doivent toujours être en orbite dans la même direction que celle de la rotation de leur étoile", précise Andrew Cameron de l'Université de St Andrews.










Exoplanète : découverte d'un astre très proche des planètes du système solaire :

Jeudi 18 Mars 2010.

Une nouvelle planète géante a été découverte par une équipe internationale de soixante chercheurs. Située à mille cinq cents années-lumière de la Terre, Corot-9b comporterait des caractéristiques très proches de celles des planètes de notre système solaire.

Sa taille environne celle de Jupiter et, comme elle, c'est une planète gazeuse. Son orbite est également très proche de celle de Mercure. Parce qu'elle ressemble fortement aux planètes du système solaire, Corot-9b pourrait bien nous en apprendre beaucoup sur leur formation. Elle a été repérée par le satellite Corot (d'où son nom), du Cnec (Centre national d'études spatiales) puis étudiée pendant 145 jours.

Cette exo-planète est en orbite autour de l'étoile Corot-9, située dans la constellation du Serpent, elle-même située dans notre Voie Lactée. La planète est essentiellement constituée d'hélium et d'hydrogène, comme Jupiter. Plus de 400 exoplanètes ont déjà été découvertes mais la plupart présentent des températures extrêmes pouvant atteindre 1.000°C, voire plus.

La planète Corot-9b.

La planète Corot-9b (Vision d'artiste).

Sur Corot-9b, celle-ci varie de -20 à 160°C car elle est dix fois plus éloignée de son étoile que les exoplanètes découvertes précédemment. De plus, puisqu'elle est loin de son étoile, sa période de rotation est plus grande (95 jours), ainsi les scientifiques bénéficient de bien plus de temps pour l'étudier lors de son passage devant l'étoile.

En effet, la planète a besoin d'être traversée par la lumière pour que les chercheurs puissent l'analyser. En ce qui concerne Corot-9b, huit heures d'observation ont été possibles : de quoi récupérer une grande quantité d'informations.










Les exoplanètes bientôt renommées ?

Vendredi 12 mars 2010.

Pas très glamour, le numéro matricule des exoplanètes! Un chercheur propose de leur donner des noms de héros mythologiques.

La HD 17156 b? OGLE-TR-56 b? Il n'y a pas que les voies du ciel qui sont impénétrables. Derrière leurs noms de code, les exoplanètes, ces astres tournant en orbite autour d'autres étoiles que le Soleil, se révèlent tout aussi inaccessibles. Sauf si la croisade de Wladimir Lyra, 29 ans, arrive à son terme.

Thésard, passé par le Max-Planck Institut d'Heidelberg (Allemagne), ce jeune chercheur brésilien s'est mis en tête de toiletter les très rigoureuses appellations de l'Union astronomique internationale (UAI), en convoquant au secours de ces planètes extrasolaires Achille, Ajax, Thétis et Gilgamesh. Des noms issus de l'Olympe et d'ailleurs, bien plus parlants que le style "plaques d'immatriculation" du référencement officiel.

Des noms mythologiques bien plus poétiques.

Dictionnaires mythologiques sous le coude, Lyra trace donc sa route. A son répertoire, plus de 400 exoplanètes déjà parées de patronymes en rapport avec la constellation où ces superstars ont été repérées. Identifiée du côté de Cassiopée, HD 17156 b se voit ainsi rebaptisée Thétis - "du nom de cette nymphe marine dont Cassiopée se moquait", explique Lyra, désormais aussi calé en mythologie grecque et en légendes sumériennes qu'en spectroscopie optique.

L'UAI n'a pas donné son feu vert. Le propos risquait, paraît-il, d'occulter les données contenues dans le numéro matricule de l'exoplanète. Mais l'astronome poète persiste. "Ma démarche apporte un plus aux éducateurs, plaide-t-il. Pourquoi recourir à des noms mythologiques lorsqu'il s'agit des planètes du Système solaire et ne pas le faire pour celles de la Voie lactée?" Parce que les héros de la mythologie seraient, lui répond-on, en nombre insuffisant pour rebaptiser les milliards de planètes encore à découvrir. "On peut élargir le spectre à l'infini, emprunter aux Celtes et aux peuples Nordiques", réplique Wladimir Lyra.....










De l'eau sur Orion :

9 Mars 2010

L'Observatoire spatial Herschel a révélé des empreintes de molécules organiques potentiellement porteuses de vie dans la nébuleuse d'Orion.

Herschel, observatoire spatial de l'Agence spatiale européenne (ESA), a révélé les empreintes de molécules organiques, qui peuvent être porteuses de vie, dans la nébuleuse d'Orion, une proche pouponnière stellaire dans notre Voie Lactée. Ce résultat a été obtenu grâce à Hifi (Heterodyne Instrument for the Far-Infrared - "'Instrument hétérodyne pour l'infrarouge lointain"), l'un des trois instruments novateurs à bord d'Herschel.

Un spectre, obtenu avec l'instrument Hifi, a permis de détecter de l'eau et de molécules organiques dans la nébuleuse d'Orion. La génération de ce spectre fait parti du programme Hexos, une étude scientifique utilisant les instruments d'Herschel Hifi et Pacs pour réaliser des relevés spectraux de cinq sources dans les nuages d'Orion.

Le Spectre Hifi Herschell.

Le Spectre Hifi Herschell.

Parmi les molécules qui ont été identifiées dans ce spectre figurent l'eau, le monoxyde de carbone, le formaldéhyde, le méthanol, le diméthyl éther, le cyanure d'hydrogène, l'oxyde de soufre, le dioxyde de soufre... On s'attend également à ce que de nouvelles molécules organiques soient identifiées.

"Ce spectre Hifi, et les nombreux autres à venir, sera un véritable trésor d'informations en ce qui concerne l'inventaire chimique, et le mode de formation des molécules organiques dans une région de formation d'étoiles. Il présage une compréhension approfondie de la chimie dans l'espace, dès lors que le relevé spectral complet sera disponible", se réjouit Edwin Bergin de l'Université du Michigan, responsable d'Hexos, l'un des programmes clés d'Herschel.

Le spectre a été obtenu seulement un mois après que Hifi eut repris ses opérations à bord d'Herschel. En aout 2009, Hifi a été victime d'une surchage de tension inattendue dans le système électronique, probablement due à l'impact d'une particule cosmique de haute énergie, ce qui a provoqué la mise hors service de l'instrument. L'équipe technique attachée à cette mission a étudié le problème et mis au point une solution pour empêcher les effets secondaires nocifs de ce genre d'événement.

Le 14 janvier 2010, Hifi a été rallumé avec succès grâce à l'utilisation de son système électronique de secours, et a recommencé une série de test et vérifications, avant de pouvoir enfin reprendre ses observations scientifiques le 28 février.








Cinq nouvelles planètes découvertes dans la Voie Lactée :

Lundi 11 janvier 2010

Le télescope spatial Kepler, lancé le 6 mars 2009, a découvert ses toutes premières exoplanètes.

De nombreux corps avaient déjà été trouvés grâce à d'autres télescopes, cependant la visée des chercheurs n'était pas la même.

Avec Kepler, leur mission est de trouver des ou du moins une planète où la présence d'une forme de vie serait envisageable, une "exoterre".

Les planètes ou plutôt exoplanètes car situées à l'extérieur du système solaire, ont sobrement été nommées Kepler 4b, 5b, 6b, 7b et 8b. Leur taille est très variable : la plus petite, Kepler 4b est comparable à Neptune tandis que la plus importante est 2 fois plus grosse que Jupiter. Leurs orbites sont assez courtes : de 3,3 à 4,9 jours (comparées à celle de Jupiter qui dure 11,86 ans).

Pour savoir tout cela, les scientifiques ont utilisé la méthode du transit planétaire : lorsque la planète passe devant son étoile, elle bloque la lumière émanant de celle-ci pendant un moment. On peut donc mesurer la taille d'une planète par rapport à la taille du trou d'ombre dans la lumière de l'étoile.

La mauvaise nouvelle c'est que, d'après les recherches effectuées, les planètes ne semblent pas être fort accueillantes. En effet, des températures allant de 1250 à 1600°C y règnent, y compris durant les hivers frisquets comme celui de cette année.

Cependant, leur étude va être très utile pour comprendre l'évolution d'une planète et surtout les mécanismes de sa naissance à partir de poussière et de gaz.








De l’eau sous forme liquide à la surface de Mars :

5 Janvier 2010.

Suite à la découverte de vastes dépressions à la surface de Mars grâce à des images satellites, les scientifiques britanniques ont émis l'hypothèse d'une possible présence d'eau liquide sur la planète il y a de cela 3,8 à 4 milliards d'années.

La majorité des recherches effectuées sur Mars traitent de la vie de la planète à son tout début ou dans un passé relativement proche mais très rarement des périodes intermédiaires. En effet, la plupart des scientifiques pensaient qu'avant la période Hesperian (-3,5 à -1,8 milliards d'années avant notre ère), la planète rouge n'était qu'un immense désert glacé, puisque son atmosphère s'était en grande partie échappée.

Cette théorie a été remise en cause grâce à la technologie du satellite haute-définition de la Nasa Mars Reconnaissance Orbiter : les scientifiques ont découvert des images de dépressions dans le sol martien et surtout, de ce qui paraît être des rivières qui n'auraient pu être creusées que par de l'eau liquide.

La question de la vie sur Mars se pose donc encore une fois.

Des traces d'une ancienne vie microbienne sont envisagées. Alors cette découverte démontrera-t-elle qu'il y a eu, un jour, de la vie sur Mars ?

En tout cas, elle réduit à néant la thèse selon laquelle la période précédant l'époque Hesperian fut une ère figée et sans grande évolution.










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