Actualités Exoplanètes et Exobiologie : 2011

Ces actualités de l'année 2011 ne prétendent pas couvrir toute l'actualité des découvertes cosmologiques, mais ont plutôt pour but de mettre en évidence certains faits qui prouvent que l'Exobiologie progresse à grand pas :-)

L'Exobiologie est une science interdisciplinaire qui a pour objet l'étude des facteurs et processus, notamment géochimiques et biochimiques, pouvant mener à l'apparition de la vie, d'une manière générale, et à son évolution. Cette science a pour objet la possibilité de vie dans le système solaire (en particulier sur les astres suivants : Mars, Europe, Titan ou Encelade), mais aussi sur les exo-planètes i.e. les planètes extrasolaires.

L'Exobiologie concerne la recherche de vie extraterrestre sous quelque forme que ce soit, y compris intelligente (Cf : Le programme SETI)

Découverte d'exoplanètes, mise en évidence d'eau et de méthane sur Mars, découverte de matière organique sur certains corps célestes, probabilité de l'apparition de la Vie, nouvelles définitions de ce qu'est la Vie, sont les principaux axes de ce chapître du site Theudericus





Actualités Exobiologie 2011 :







Découverte de deux exoplanètes d une taille comparable à la Terre.

Jeudi 29 Décembre 2011.

La mission Kepler de la NASA a découvert les deux premières planètes de taille approchant celle de la Terre et orbitant autour d'une étoile semblable au soleil en dehors de notre propre système. Les planètes, appelées Kepler-20e et Kepler-20f, sont trop proches de leur étoile pour être dans la zone dite habitable (où l'eau liquide pourrait exister en surface), mais elles sont les plus petites exoplanètes jamais confirmées, elles représentent le début d’une nouvelle période d’exploration de notre galaxie à la recherche de jumelles de la Terre.

Les nouvelles planètes sont probablement rocheuses. Kepler-20e est légèrement plus petite que Vénus, mesurant 0,87 fois le rayon de la Terre, et Kepler-20f est un peu plus grande que la Terre, mesurant 1,03 fois son rayon. Les deux planètes résident dans un système à cinq planètes appelé Kepler-20, situé à environ 1000 années-lumière dans la constellation de la Lyre.

Kepler-20e orbite autour de son étoile en 6,1 jours et Kepler-20f met 19,6 jours pour en faire le tour. Ces courtes périodes orbitales indiquent des distances proches de l’étoile avec des températures de surface bien trop chaudes pour autoriser la présence d’eau liquide.

Lancé en mars 2009, le télescope Kepler est un photomètre spatial développé par la NASA pour détecter des exoplanètes et autres petits corps orbitant autour des étoiles de notre galaxie. Il est capable de mesurer l’infime baisse de luminosité d’une étoile qui se produit lors d’un transit planétaire, c’est-à-dire lorsqu’une planète passe devant elle. La taille de la planète peut être déduite de ces variations périodiques de luminosité tandis que la distance entre la planète et son étoile est calculée en mesurant le temps entre deux passages successifs. Pour pouvoir affirmer l’existence d’une planète, l’observatoire doit pouvoir détecter au moins trois transits.

L'astrophysicien français François Fressin qui est l'auteur de cette étude explique sur le site de la Nasa : "Cette découverte démontre pour la première fois que des planètes similaires à la Terre existent autour d'autres étoiles (similaires au soleil, ndlr), et que nous sommes capables de les détecter." "Les projections font penser que ces planètes sont rocheuses, avec une composition de fer et de silicate. La planète extérieure pourrait avoir développé une eau épaisse atmosphère de vapeur.", indique l'étude dans Nature.














Découverte d'une nouvelle planète habitable ressemblant à la Terre.

Mardi 6 Décembre 2011

Lundi, la NASA a confirmé la découverte d'une nouvelle planète habitable située hors de notre système solaire mais ressemblant à la Terre. Baptisée Kepler-22b, la planète est la plus petite jamais trouvée à orbiter au milieu d'une zone habitable entourant une étoile semblable à notre Soleil.

C'est une planète de plus sur la liste des planètes habitables. Lundi, la NASA a annoncé que la sonde américaine Kepler qui a déjà découvert plus de 1.000 nouvelles planètes venait tout juste d'identifier sa toute première habitable. Une trouvaille qui a tout de même nécessité près de trois observations du passage du corps pour être confirmée. Baptisée Kepler-22b, la planète se trouve hors de notre système solaire à près de 600 années-lumière mais les scientifiques ignorent tout de sa composition et ne peuvent pour l'instant dire si elle constituée de roche, de gaz ou de liquide.

L'espoir vient en fait de la localisation de la nouvelle planète. En effet, Kepler-22b orbite autour d'une étoile qui ressemble fortement à notre Soleil et de laquelle elle se trouve à bonne distance pour une éventuelle présence d'eau à l'état liquide. "Nous sommes certains qu'elle se trouve dans une zone habitable", a ainsi assuré à des journalistes Bill Borucki, expert de la NASA cité par l'AFP. De plus, les scientifiques supposent que son atmosphère et la température à sa surface sont également propices à une éventuelle apparition de la vie. "Si elle dispose d'une surface, la température doit y être agréable", a souligné Bill Borucki. Selon la NASA, la température près de la surface de l'exoplanète serait ainsi de 22 degrés Celsius.



Kepler-22b (vision d'artiste)

Kepler-22b (vision d'artiste).


Orbitant autour de son étoile en 290 jours, Kepler-22b serait en revanche un peu plus grande que la Terre avec un rayon 2,4 fois supérieur. "C'est une borne majeure sur la route pour trouver une jumelle de la Terre", a commenté Douglas Hudgins, scientifique du programme Kepler de la NASA. Cité par un communiqué de l'agence, il a ajouté : "les résultats de Kepler continuent de démontrer l'importance des missions scientifiques de la NASA, qui visent à répondre à certaines des plus grandes questions sur notre place dans l'univers".

Un classement des planètes candidates :

Lancée en 2009, la sonde Kepler munie d'un puissant télescope a pour mission de rechercher des planètes soeurs de la Terre susceptibles d'abriter la vie, en observant plus de 100.000 étoiles semblables au Soleil. Début 2010, la NASA avait ainsi annoncé que la sonde avait découvert ses cinq premières exoplanètes, mais toutes étaient trop chaudes pour abriter la vie.

Le jour même de la confirmation de l'existence de Kepler-22b, des astronomes de l'université de Porto Rico ont d'ailleurs diffusé sur internet le classement, en fonction de leur habitabilité, de 47 des près de 700 exoplanètes découvertes depuis 1995 par différentes équipes d'astronomes. Or, si la nouvelle planète n'y figure pas encore, HD 85512b et Gliese 581d y occupent les premières places.



Panorama des planètes potentiellement habitables découvertes à ce jour.

Panorama des planètes potentiellement habitables découvertes à ce jour.














De l’eau découverte sur la lune de Jupiter, Europe.

Jeudi 17 Novembre 2011

Des données recueillies par la NASA grâce à la sonde Galileo permettent d’affirmer que la planète glacée Europe, satellite de Jupiter, contient bien de l’eau sous forme liquide.

La planète Europe, une des lunes de Jupiter (le plus petit des satellites galiléen), possède une région très active. Dans cette zone, la glace qui recouvre le satellite, effectue d’importants échanges avec un océan qui se trouve juste au-dessous. C’est là une véritable découverte que viennent de faire les scientifiques de la NASA grâce à la sonde Galileo.

Les résultats obtenus laissent ainsi penser qu’une vie serait possible ailleurs que sur Terre dans notre système solaire, indiquent les chercheurs dans la revue scientifique Nature qui publie leur étude. “Les données offrent des possibilités fascinantes” a indiqué Mary Voytek, qui est à la tête du programme d’astrobiologie de la Nasa.

"Cependant, les scientifiques du monde entier vont vouloir voir de plus près nos analyses et réviser ces données avant que nous puissions complètement nous rendre compte de ce qu’impliquent de tels résultats", a ajouté le spécialiste cité dans un communiqué de l'agence. D’autant que l’eau contenue dans l’océan d’Europe est présente en telle quantité qu’elle représente l’équivalent de tous les océans de la Terre réunis. Mais du fait de son éloignement par rapport au Soleil, la majeure partie visible est glacée, sur une profondeur estimée à plusieurs dizaines de kilomètres.

Des échanges suffisants pour favoriser la vie

C’est cette épaisse couche de glace qui faisait croire aux astronomes qu’il n’y avait rien d’autre que de la glace sur Europe. Mais l’inverse vient d’être démontré grâce aux images chaotiques capturées à la surface du satellite et un modèle développé par les chercheurs et basé sur des observations de la lune de Jupiter et de la Terre. Selon eux, ce modèle met clairement en évidence la présence d’échanges significatifs entre la glace et le lac sous-jacent. Des échanges en tout cas suffisants pour que la vie soit présente.

Pour confirmer définitivement ces données, la NASA envisage donc d’envoyer sur place un engin tout spécialement conçu pour sonder la glace et qui pourra peut-être accéder à ces lacs enfouis et cachés à l'oeil du satellite.










Une "super Terre" découverte.

Mardi 13 Septembre 2011.

La possibilité de coloniser une nouvelle planète parce que la Terre n'est plus habitable car surpeuplée, un des grands thèmes des ouvrages de science-fiction, se rapproche désormais un peu plus de la science que de la fiction : des astronomes ont découvert une nouvelle planète (au doux nom de HD85512b), qui fait 3,5 fois la masse de la Terre et pourrait être assez proche de son étoile pour contenir de l'eau.

Mais ne faites pas vos valises de suite, les scientifiques ont prévenu qu'il restait encore de nombreuses questions auxquelles il fallait répondre afin de déterminer si cette planète est habitable, rapporte le Guardian.

Déjà, HD85512b est-elle rocheuse comme la Terre ou faite de plasma ou de gaz comme les autres planètes? Et puis elle est pile à la limite de la "zone habitable" de son étoile –une plus petite et moins chaude version de notre soleil–, ce qui veut dire que la température à sa surface pourrait être aussi chaude que celle ressentie "à côté d'un feu de joie", explique un des astronomes. Avec de hautes températures, il faut suffisamment de nuages pour empêcher l'eau à la surface de la planète de bouillir.

La scientifique qui a mené l'étude explique qu'il faudrait qu'au moins 60% de la planète soit couverte de nuages pour qu'elle soit potentiellement habitable (contre 50% sur Terre). Elle précise que l'atmosphère doit y être extrêmement humide: "Ça va être très étouffant, pensez au jour le plus moite dont vous pouvez vous rappeler. On ne dit pas qu'elle est habitable pour vous et moi."

Mais elle pourrait être tout ce qu'il y a d'habitable pour d'autres formes de vie, probablement plus proches du sol que des humains parce que la gravité de la planète est 1,4 fois plus élevée que celle que nous connaissons.

HD85512b est l'une des 50 nouvelles planètes que ces scientifiques ont découvert, précise le Washington Post. Parmi celles-ci, 16 d'entre elles ont des masses suffisantes pour pouvoir être faites de roches. Mais la "super Terre" est la seule à se trouver dans la zone propice à la vie (surnommée la "Goldilocks zone", la "zone Boucles d'or" parce qu'elle n'est ni trop froide, ni trop chaude). Une seule autre "super Terre" potentielle a été découverte jusque-là, en 2007.

La prochaine étape est de parvenir à obtenir une image des planètes pour déterminer lesquelles ont une atmosphère. Aucun télescope n'en est actuellement capable, mais un nouveau modèle doit être construit l'an prochain, qui s'attèlera à la tâche.










La Nasa a choisi le cratère de Mars pour l'atterrissage de Curiosity.

Mardi 26 Juillet 2011

Après plusieurs années d'hésitation, la Nasa a enfin choisi le cratère de Mars sur lequel elle enverra son rover Curiosity. Le véhicule d'exploration muni d'un laboratoire partira en mission dès la fin de l'année et atterrira sur la planète rouge en août 2012.

Fin du suspense, la Nasa a dévoilé le dernier élément de sa future mission martienne. Après plusieurs années de calculs et d'observation, les scientifiques sont enfin parvenus à choisir le meilleur point d'atterrissage pour leur véhicule d'exploration : ce sera le cratère Gale. Un site qui selon Jim Green, directeur de la division de la Nasa chargée de l'étude des planètes, offre "un grand potentiel de découvertes scientifiques importantes".

D'un diamètre de 154 kilomètres, Gale n'est pas un cratère comme les autres. Il abrite une montagne qui culmine à près de 5.000 mètres d'altitude, mais heureusement celle-ci est en forme de dôme. Ce qui devrait permettre à l'engin de la Nasa d'en gravir au moins la moitié, rapporte Science et avenir. D'où le choix du cratère Gale face à celui dénommé Eberswalde qui abrite le delta desséché d'une rivière. "C'est peut-être la plus haute montagne du système solaire que nous puissions gravir à l'aide d'un rover", a ainsi expliqué John Grotzinger, partie prenante du projet et membre du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa.

Une planète habitable ?

Car en effet, ce n'est pas non plus n'importe quel véhicule qui se chargera de l'exploration de la planète rouge, mais bien le rover Curiosity, robot monté sur six roues et doté d'une caméra ventrale capable de prendre des photos haute résolution du paysage environnant. Transportant également divers instruments scientifiques, le véhicule a pour mission d'explorer le terrain à la recherche de composés organiques ou de traces de vie potentielles.

Evidemment, les chercheurs ne s'attendent pas à que Curiosity rencontre des êtres vivants, mais ils espèrent trouver des signes montrant qu'une vie microbienne a pu exister dans les profondeurs du cratère, qui a peut-être contenu de l'eau, rapporte l'AFP.

La montagne choisie est "un énorme tas (...) de matériaux disposés en couches, qui donnent la possibilité de lire les chapitres d'un livre sur les dépôts anciens de Mars", explique John Grant, géologue au musée de l'Air et de l'Espace de Washington. Des dépôts contenant des minéraux qui peuvent révéler de précieuses informations : "Nous espérons trouver des variations dans ces minéraux qui nous donneront des informations sur l'eau, sa concentration, son évaporation éventuelle et ses sources", explique Dawn Sumner, géologue à l'Université de Californie à Davis. Avec ces analyses, les chercheurs espèrent alors pouvoir évaluer "l'habitabilité de la planète".

Curiosity est le troisième rover, après Spirit et Opportunity, à partir sur la planète rouge. Selon les prévisions, il devrait décoller à la fin de l'année pour atterrir sur le cratère Gale en août 2012. Si tout se passe bien, sa mission devrait alors durer deux ans, voire plus si le robot résiste bien.










Nous rencontrerons des extraterrestres d'ici "20 ans", estime Andreï Finkelstein.

Mardi 28 Juin 2011

Un astronome russe réputé a déclaré qu'il s'attendait à ce que les hommes rencontrent des civilisations extraterrestres dans "les vingt années" à venir.

"La genèse de la vie est aussi inévitable que la formation d'atomes... La vie existe sur d'autres planètes et nous la trouverons d'ici 20 ans", a déclaré Andreï Finkelstein, directeur de l'Institut d'astronomie à l'Académie russe des sciences appliquées, cité par l'agence de presse Interfax.

L'astronome s'exprimait à l'occasion d'un forum international dédié à la recherche de vie extraterrestre.

Selon lui, 10% des planètes connues gravitant autour de soleils seraient similaires à la Terre. Andreï Finkelstein estime que si l'on peut trouver de l'eau sur ces planètes, alors on peut trouver une forme de vie, et ajoute que des extraterrestres ressembleraient probablement à des humains avec deux bras, deux jambes et une tête, rapporte le Guardian.

L'Institut d'astronomie que dirige Finkelstein participe à un programme lancé dans les années 1960, à l'apogée de la course à l'espace, qui vise à écouter les signaux radio en provenance du cosmos. "Durant tout le temps consacré à la recherche de civilisations extraterrestres, nous avons surtout été dans l'attente de messages de l'espace et non l'inverse", a t-il déclaré.

En mars dernier, un scientifique de la Nasa a suscité la polémique après avoir déclaré qu'il avait trouvé des fossiles d'insectes extraterrestres minuscules à l'intérieur de météorites tombées sur la Terre. L'exobiologiste Richard Hoover avait alors déclaré que les filaments et autres structures présentes dans les météorites semblaient être des fossiles microscopiques de vie extraterrestre ressemblant à des algues connues comme les cyanobactéries.










Le cosmos serait plein de planètes escortées d'une lune, comme la Terre.

Mardi 14 Juin 2011.

Amenés à être publiés prochainement dans la revue Icarus, les résultats d'une étude américano-suisse suggèrent que de nombreuses planètes pourraient être accompagnées d'une lune semblable à la nôtre.

Ryuja Morishima, du Laboratoire de l'atmosphère et de l'espace physique à l'Université du Colorado (États-Unis) et les chercheurs de l'Université de l'Institut de Physique Théorique de Zurich (Suisse), ont entrepris l'année dernière une série de simulations pour étudier la façon dont les planètes se forment à partir de gaz et de petits morceaux de roche dits planétésimaux.

Ils en ont déduit, entre autres résultats, qu'environ 1/10 des planètes rocheuses gravitant autour d'étoiles comme le Soleil peuvent posséder un satellite naturel proportionnellement aussi important que le nôtre, la Lune, dont le diamètre représente le quart de celui de la Terre.

En effet, il est généralement admis qu'un impact survenu il y a bien longtemps entre notre planète et une autre, de la taille de Mars, a formé un disque de matière en fusion qui a fini par s'agréger pour former notre Lune. Or, ces simulations ont montré que ce genre d'impact était relativement fréquent dans l'Univers.

Des données qui pourraient affiner la chasse aux planètes extrasolaires : savoir que nombre d'entre elles sont susceptibles d'être escortées d'une "lune" peut permettre d'anticiper d'éventuelles perturbations ou incohérences dans les mesures effectuées lors de la recherche d'exoplanètes. De plus, le rôle stabilisateur de la Lune sur l'axe de rotation de la Terre rendant cette dernière plus propice au développement de la vie, cibler des conditions analogues pourrait s'avérer pertinent dans la recherche astronomique.












Découverte d’une exoplanète potentiellement habitable.

Mardi 17 mai 2011.

L’exoplanète Gliese 581d, découverte en 2007 dans le système planétaire de l'étoile Gliese 581, pourrait être propice à la vie telle que nous la connaissons sur Terre, selon une équipe du Laboratoire de météorologie dynamique de l’Institut Pierre-Simon Laplace à Paris. Des résultats publiés dans The Astrophysical Journal Letters.

Les astrophysiciens sont depuis plusieurs années en quête d’autres planètes habitables (voire habitées) dans l’univers. Ils se concentrent pour cela sur les planètes rocheuses se trouvant dans les "zones habitables" des étoiles, à savoir là où la distance entre les planètes en orbite et leur étoile permet des températures clémentes, compatibles avec la présence d’eau liquide en surface, et donc potentiellement avec la vie, explique le CNRS.

Ainsi, les scientifiques s’intéressent depuis un moment déjà au système planétaire de l’étoile naine Gliese 581, l’une des plus proches voisines du Soleil. Après avoir découvert en 2007 deux planètes rocheuses à la limite de la zone habitable (Gliese 581d et Gliese 581c), les scientifiques annoncent aujourd’hui que Gliese 581d pourrait être "la première planète potentiellement habitable jamais découverte". Celle-ci avait été rapidement jugée comme trop froide il y a quatre ans, mais l’équipe de Robin Wordsworth et François Forget du Laboratoire de météorologie dynamique à l’Institut Pierre Simon Laplace en collaboration avec un chercheur du Laboratoire d’astrophysique de Bordeaux, ont rééexaminé l’exoplanète. Gliese 581d reçoit trois fois moins d'énergie de son soleil que la Terre mais elle pourrait bénéficier d'un effet de serre lui offrant un climat chaud, propice à la vie.

Le climat simulé de Gliese 581 d.

Le climat simulé de Gliese 581 d.

Un climat chaud propice à la formation d'océans, de nuages et de pluie ?

Pour vérifier cette hypothèse, ils ont développé un modèle numérique capable de simuler les climats possibles sur les exoplanètes, et ont ainsi découvert que dans le cas d’une atmosphère dense de dioxyde de carbone (un scénario très probable), Gliese 581d pouvait éviter la condensation de son atmosphère et présenter un climat chaud au point de permettre la formation d’océans, de nuages et de pluie.

L’exoplanète est située à seulement 20 années-lumière (9.500 milliards de km) de la Terre, ce qui fait d’elle une de nos plus proches voisines hors du système solaire. Une distance qui permettrait aux télescopes de demain de détecter directement l’atmosphère de Gliese 581d, assure le CNRS.

Si l’exoplanète était effectivement habitable, le centre de recherche scientifique précise que l’endroit serait très étrange à visiter : l’atmosphère y est dense et son épaisse couche nuageuse plongerait la surface dans une pénombre rougeâtre. Par ailleurs, la gravité serait double par rapport à celle que nous connaissons.

Le cas de Gliese 581d nous montre que pour être propice à la vie, une planète ne doit pas forcément ressembler à notre Terre.








Recherche de vie extra-terrestre : où sont les mineurs du cosmos ?

Mardi 03 Mai 2011

Deux astrophysiciens ont proposé récemment, sur le site scientifique arxiv.org, une nouvelle approche pour tenter de découvrir l'existence de civilisations extraterrestres : détecter les indices d'exploitation minière dans les astéroïdes entourant d'autres

Partant du principe - énoncé par le célèbre radioastronome russe Nikolaï Kardashev - qu'une civilisation extraterrestre, à partir d'un certain stade, devrait impérativement exploiter les ressources minières et énergétiques de son système stellaire, les astrophysiciens Martin Elvis, du Smithsonian Center de Harvard, et Duncan Forgan, de l'Observatoire royal d'Édimbourg, ont évalué quels signaux observables depuis la Terre de tels 'chantiers' cosmiques laisseraient.

Selon eux, une exploitation intense des richesses minières des ceintures d'astéroïdes se traduirait par leur appauvrissement en métaux (fer, platine...), et par une modification de la granulométrie des corps qui les composent. Or, on sait aujourd'hui analyser - via des observations dans l'infrarouge, couramment effectuées - la composition chimique et la granulométrie de tels disques de débris... dans le système solaire. Pourquoi pas, bientôt, dans d'autres systèmes d'étoiles ?

Les chercheurs concluent que, si de tels phénomènes peuvent aussi être dus à des causes naturelles, leur présence associée à d'autres signes - tels que des émissions laser - serait un indice sérieux de la présence d'une activité intelligente, ailleurs.








Une nouvelle exo-planète détectée à proximité de l'étoile 55 Cancri.

Lundi 02 Mai 2011.

Détectée conjointement par plusieurs télescopes, l'existence d'une 4e exo-planète près de l'étoile 55 Cancri, à 40 années-lumière de la Terre, a été récemment annoncée par les astronomes.

De masse comparable à celle de Neptune, en orbite proche autour de son soleil (plus proche que Mercure ne l'est de notre Soleil), une nouvelle planète extrasolaire a été recensée à proximité de l'étoile 55 Cancri, située à 40 années-lumière de nous dans la constellation du Cancer. Elle s'ajoute aux 3 exo-planètes - chacune de masse analogue à Jupiter - déjà connues autour de cet astre.

Comme souvent en astronomie, c'est l'analyse des changements subtils provoqués par le mouvement orbital de la planète sur la vitesse de son étoile-mère qui a permis cette détection. Une analyse faite à partir des données fournies par le télescope Hobby-Eberly au Texas, l'Observatoire Lick en Californie, et le télescope spatial Hubble. Cette découverte confirme que des systèmes planétaires aussi complexes que le nôtre existent ailleurs...








L'écoute des extraterrestres en suspens aux Etats-Unis.

Mercredi 27 Avril 2011.

SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) est une organisation à but non lucratif américaine qui a pour mission de détecter et de capter d'éventuelles communications extraterrestres. Faute de fonds, ce système s'est arrêté le 15 avril.

Fondé en 1984, le SETI est installé en Californie. L'organisation dispose de 42 radiotélescopes ("Allen Telescope Array" ou ATA) qui cherchent à capter d'éventuels messages extraterrestres. Depuis le 15 avril dernier, "l'ATA a été placé en hibernation à cause d'un manque de financement pour le fonctionnement des radiotélescopes de Hat Creek (HCRO) où ils sont situés", a indiqué le patron du SETI dans un courrier adressé à d'éventuels mécènes.

L'écoute des extraterrestres en suspens aux Etats-Unis.

L'écoute des extraterrestres en suspens aux Etats-Unis.



Tom Pierson précise que "la mise en hibernation signifie qu'à partir de cette semaine, les équipements ne sont plus disponibles pour des observations de routine et leur maintenance est assurée par des équipes fortement réduites".

Selon le patron du SETI, 1,5 million de dollars par an sont nécessaires au fonctionnement de l'organisation, rapporte l'AFP. Un million supplémentaire devrait couvrir les coûts de la recherche scientifique. Tom Pierson indique qu'il tente "d'obtenir des donations d'un montant de cinq millions de dollars pour couvrir la recherche des mondes de Kepler".

Il s'agit-là des 1235 exoplanètes potentiellement habitables détectées par le télescope spatial américain Kepler.








La matière noire pourrait rendre des planètes habitables.

Jeudi 31 mars 2011.

La matière noire pourrait être une source d'énergie pour les planètes hostiles à la vie. C'est ce que révèle une étude menée par Dan Hooper et Jason Steffen, deux chercheurs du Fermilab, un laboratoire de physique des particules des hautes énergies situé près de Chicago, aux États-Unis.

L'étude de Dan Hooper et Jason Steffen est surprenante. Elle révèle que des planètes inhabitables pourraient le devenir grâce à la matière noire. Ces planètes bien au delà de notre système solaire sont dépourvues d'une étoile leur fournissant de la chaleur, ce qui explique que toute forme de vie soit actuellement incapable de s'y développer.

Toutefois, ces planètes possèdent un avantage : elles sont situées au centre de la galaxie, un lieu qui recèle une importante quantité de matière noire. Cette matière hypothétique est fréquemment utilisée par les chercheurs pour expliquer certains phénomènes astronomiques méconnus. Mais elle n'a jusqu'à présent pas été détectée et est totalement invisible à l'œil humain.

La matière noire pourrait rendre des planètes habitables.

La matière noire pourrait rendre des planètes habitables.



Pour beaucoup d'astronomes, la matière noire est composée de particules appelées WIMPs (acronyme anglais pour "particules massives interagissant faiblement"). Ces éléments sont capables de libérer un fort potentiel énergétique dès lors qu'ils se heurtent entre eux. L'énergie devient alors chaleur quand les WIMPs se retrouvent absorbés par la matière normale environnante.

Dans leur étude, Dan Hooper et Jason Steffen ont tenté de déterminer la quantité de chaleur qui pourrait être produite à l'intérieur des planètes occupant un environnement riche en matière noire, à savoir : le centre de la galaxie. D'après leurs calculs, la matière noire pourrait être capturée par la gravitation exercée par une planète. L'apport calorifique serait environ égal à la chaleur que la Terre reçoit du soleil.

Selon les physiciens, une planète dont la masse serait un peu plus importante que celle de la Terre et située à environ 30 années-lumière du centre galactique, pourrait recevoir avec la matière noire, assez de chaleur pour maintenir l'eau liquide à sa surface. Le chauffage pourrait perdurer pendant des milliards d'années. Dan Hooper, cité par le New Scientist, estime que "c'est la forme ultime de l'énergie durable".

La Terre, quant à elle ne pourra jamais bénéficier de cette source de chaleur puisqu'elle se trouve à environ 26.000 années-lumière du centre de la galaxie et que par conséquent la concentration de matière noire environnante est trop faible pour avoir assez d'effets. Cependant, les estimations des deux physiciens ouvrent la voie à de nouveaux scénarios futuristes selon lesquels, dans un avenir lointain, des restes de civilisations avancées pourraient migrer vers de nouvelles planètes au-delà de leur système solaire.

L'étude ne fait toutefois pas l'unanimité au sein de la communauté scientifique. James Kasting de l'Université de Pennsylvanie souligne que "c'est une idée très créative, mais ce n'est pas vraiment vérifiable". En effet, les zones riches en matière noire sont situées beaucoup trop loin pour visualiser d'éventuels planètes environnantes et savoir si celles-ci possèdent des traces d'eau. Pour Gregory Laughlin, de l'Université de Californie, l'étude restera "une curiosité strictement théorique pendant un bon moment".








Une quatrième forme de vie identifiée ?

Lundi 28 mars 20111.

Jusqu'à présent, l'arbre du vivant se divise à sa base en trois branches : les eucaryotes (dont nous faisons partie), les bactéries et les archées (distinctes des bactéries depuis la fin du 20e siècle). A travers une étude publiée dans PLOS One, Jonathan Eisen, de l’Université de Californie suggère qu’il pourrait exister une quatrième forme de vie.

Avec ses collègues de l'Université de Californie, Johatan Eisen a analysé génétiquement des échantillons d'eau prélevés dans les mers du monde. Parmi les dizaines de millions de séquences relevées, certaines sont inhabituelles et semblent provenir d'organismes différents de ceux appartenant à la vie cellulaire jusqu'à présent identifiés. Mais alors qui sont-ils ? L'équipe de chercheur n'a pour l'heure pas encore élucidé ce mystère. Pour, Jonathan Eisen il y a deux possibilités : "Ils pourraient appartenir à un groupe de virus rare, ce qui est assez intéressant. Plus intéressant encore, ils pourraient représenter une branche tout à fait nouvelle dans l'arbre de vie."

L'audacieuse déclaration est soutenue par une équipe française dirigée par Didier Raoult de l’Université de la Méditerranée à Marseille. Selon, l'Agence Science Presse, celle-ci avait déjà publié dans PLOS One un article dans lequel elle introduisait la notion de "4e domaine de vie". L'équipe travaille maintenant depuis 20 ans sur des premières observations de ces "virus géants".

Ces organismes en question possèdent des caractéristiques uniques. Outre leur grande taille, une centaine de fois plus grande qu'un virus normal, ils possèdent également un bagage génétique plus complexe. Or, de façon générale, les virus ne peuvent subsister qu'en infectant un autre organisme, ils n'ont donc pas besoin de gènes aussi complexes.








Les planètes errantes pourraient abriter la vie.

Vendredi 11 Mars 2011.

Des scientifiques américains ont découvert que les planètes errantes pouvaient accueillir des océans sous-glaciaires et pourquoi pas de la vie.

Isolées de toute étoile, les planètes interstellaires seraient selon les scientifiques, des astres éjectés de leur système planétaire. Devenues indépendantes, elles erreraient alors totalement seules dans l'espace. Jusqu'ici, on pensait qu'un tel environnement ne pouvait abriter ni eau, ni vie. Mais les recherches soumises le mois dernier à la revue Astrophysical Journal Letters semblent indiquer le contraire.

En comparant ces planètes à la Terre, des physiciens de l'Université de Chicago se sont en effet aperçus qu'il était tout à fait possible que celles-ci abritent des océans liquides cachés sous la glace. Pour arriver à une telle conclusion, ils ont usé de simulation par ordinateur pour savoir si un océan pouvait rester liquide sans la chaleur d'une étoile. "L'idée était de considérer des types extrêmes d'environnements.

Que se passe t-il si l'on prend un astre semblable à la Terre et que l'on "éteint" le Soleil ? Peut-on imaginer que ces environnements puissent être habitables ?", a expliqué le géophysicien Dorian Abbot, co-auteur de l'étude.

Selon leurs résultats, les restes de chaleur provenant de la formation de l'astre et la désintégration d'éléments radioactifs de la roche suffiraient à réchauffer un océan sous une couche de glace. De l'eau liquide qui resterait protégée pendant des milliards d'années tant que la glace ne gèle pas jusqu'au noyau de la planète. Pour cela, il faudrait tout de même que la masse de la planète errante soit au moins 3,5 fois supérieure à celle de la Terre selon les calculs des chercheurs. Mais seulement 0,3 fois si la planète possède une épaisse couche de CO2.

Sur Terre, les conduits hydrothermiques permettent de subvenir aux besoins de bactéries et d'autres organismes capables de vivre sans lumière. Un processus qui pourrait aussi avoir lieu dans les océans des planètes errantes selon les physiciens américains, qui n'ont pour l'instant émis aucune hypothèse sur ce à quoi pourraient ressembler ces formes de vie. "Si l'on commence à étendre les éléments que nous pensons pouvoir abriter la vie, et si cette vie peut évoluer et se développer dans ces types d'habitats alors elle peut être partout, flottant entre les étoiles", a indiqué Dorian Abbot.








Une étrange forme de vie retrouvée sur des météorites.

Lundi 07 Mars 2011

Un scientifique de la Nasa affirme avoir découvert des traces de vie extraterrestre fossilisées dans les fragments de plusieurs météorites.

La communauté scientifique est partagée entre enthousiasme et scepticisme. Et pour cause, de telles recherches sur la vie extraterrestre ne sont pas nouvelles et provoquent toujours de vifs débats.

Ainsi, Richard Hoover, un scientifique de l’Agence spatiale américaine, affirme avoir la preuve qu’une vie extraterrestre existe bel et bien. C’est après l'étude de fragments de différents types de météorites (dites chondrites carbonnées) que le chercheur en est venu à cette conclusion. Il a donc publié un article le 4 mars dernier dans le Journal de cosmologie américain, accompagné de photos prises au microscope de petites créatures semblables à des vers.

Une étrange forme de vie retrouvée sur des météorites.

Une étrange forme de vie retrouvée sur des météorites.



Richard Hoover dit avoir trouvé ce qui ressemble à des bactéries qu’il a appelées "fossiles autochtones". Selon lui, ces dernières proviennent de l’espace et d’organismes vivants contenus dans les comètes, et non d’une contamination une fois que la météorite a frappé la Terre. Ces structures microscopiques renferment du carbone, un marqueur de la vie de type terrestre, et pratiquement pas de trace d’azote, a précisé le professeur Hoover.

"La vie est partout (...) et la vie sur Terre pourrait venir d’autres planètes", a-t-il écrit dans son article.

Une découverte controversée :

Si les conclusions de Richard Hoover sont confirmées, l'étude marquerait une avancée majeure dans l'exobiologie et tendrait à démontrer que la vie s'est développée ailleurs dans l'Univers. Elle pourrait aussi suggérer que la vie apparue sur Terre venait d'ailleurs et qu'elle a été "transportée" par des comètes ou d'autres objets célestes.

Rudy Schild, du Centre pour l’astrophysique au Harvard-Smithsonian et rédacteur en chef de la revue scientifique a précisé dans un communiqué que Richard Hoover était un "scientifique très respecté et un astrobiologiste à la réputation exemplaire à la Nasa", avant de poursuivre : "Etant donné la nature controversée de cette découverte, nous avons convié 100 experts et convié plus de 5.000 personnes de la communauté scientifique à étudier cet article et proposer leur analyse critique". Leurs commentaires seront publiés cette semaine.

En attendant, il convient de rester prudent. Car ce n'est pas la première fois que la Nasa annonce des découvertes mirobolantes....








Les météorites auraient fourni les éléments essentiels à l'apparition de la vie sur Terre.

Mardi 1er Mars 2011

Des chercheurs américains ont découvert qu'une météorite carbonée et retrouvée en Antarctique comportait de l'ammoniac, un précurseur essentiel des molécules biologiques.

Les météorites auraient joué un rôle clé dans le développement de la vie sur Terre. C'est ce que suggère l'étude réalisée par des scientifiques de l'Université d'Arizona aux Etats-Unis et publiée hier dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. En analysant une météorite carbonée, les chercheurs américains se sont aperçus que celle-ci libérait de l'ammoniac, des éléments de formule NH3 également contenus dans les molécules biologiques complexes comme les acides aminés ou l'ADN.

On savait déjà que ce genre d'astéroïdes était très riche en matériaux organiques mais leur rôle dans l'apparition des premiers éléments tels que l'ammoniac n'avait jusqu'ici pas été établi. Pour tester la présence du composé, les chercheurs américains ont alors collecté de la poudre d'une météorite déjà très étudiée, CR2 Grave Nunataks (GRA) 95229 et retrouvée en 1995 en Antarctique.

Ils l'ont ensuite traitée avec de l'eau sous pression et à très haute température avant d'analyser la poudre ainsi hydratée et l'eau restante. Cette dernière s'est avérée contenir d'abondantes quantités d'ammoniac ainsi que des hydrocarbones.

"Sachant que les météorites et les comètes ont frappé la Terre depuis sa formation, il a été suggéré que les influx exogènes provenant de ces corps avaient pu fournir l'inventaire organique nécessaire à l'émergence de la vie", ont expliqué les chercheurs dans leur publication.

Une hypothèse que semble confirmer leur étude, même si l'origine de la vie sur Terre reste encore un mystère. "On trouve des matériaux extraterrestres qui possèdent ce dont on a besoin. Mais on ignore tout sur le comment, le quand, dans quels environnements et par quels moyens ont-ils interagis avec la Terre", a indiqué à BBC News le Dr Sandra Pizzarello qui a conduit les recherches.








50 milliards de planètes dans la Voie lactée.

Lundi 21 février 2011.

Les scientifiques viennent d'effectuer un recensement du nombre de planètes présentes dans la Voie lactée. Les premières estimations évaluent ce nombre à au moins 50 milliards.

Le télescope spatial Kepler de la Nasa a permis de calculer le nombre de planètes présentes dans notre Voie lactée. C'est en se servant des données de la première année de fonctionnement du télescope que le chiffre a pu être estimé. Les scientifiques ont simplement pris en compte le nombre de planètes tournant autour des étoiles brillant dans notre galaxie.

Ainsi, 500 millions des 50 milliards dénombrées pourraient abriter une forme de vie étant donné qu'elles sont situées dans des zones jugées ni trop chaudes ni trop froides, rapporte Cyberpresse.ca. Pour le moment, Kepler a découvert les planètes situées à proximité de leur étoile, sa portée ne permet pas de détecter les autres.

Le chiffre de 50 milliards de planète ne concerne que notre galaxie et les scientifiques pensent qu'il existe environ 100 milliards de galaxies dans l'Univers.








Exploration de Mars : après l'eau, la recherche de traces de traces de vie.

Mardi 15 Février 2011

Ces dix dernières années, la preuve de la présence d'eau sur Mars a pu être apportée. Les nouvelles missions vont tenter de savoir à présent si le sol martien contient les traces d'une vie passée. Lire la suite l'article

Le mois dernier, la Nasa et plusieurs universités se sont réunies pour faire le point sur les connaissances humaines au sujet de la planète Mars. Les nouvelles données concernant la géologie martienne ont été exposées et les futures missions d'exploration ont été évoquées.

Car si l'étude de Mars a débuté en 1964 avec la sonde Mariner 4, deux tiers des missions qui lui ont succédé ont été un échec, rappelle Bulletins-Electroniques.com.

Après la découverte d'eau dans le sol de la planète rouge et de traces laissées par celle-ci, les scientifiques pensent que des conditions nécessaires à la vie auraient pu être réunies par le passé. Des "molécules fossiles", résidus de membranes organiques, vont être recherchées grâce à un nouveau matériel.

C'est à partir de cette hypothèse de travail que le rover Curiosity, équipé d'une caméra chimique, procédera sur place à des analyses et à des prélèvements d'échantillons jugés intéressants. Toutefois, même si des molécules étaient retrouvées, elles n'apporteraient pas pour autant une preuve définitive d'une vie passée sur la planète puisque ces cellules pourraient provenir d'un météorite.

Dans un second temps, le rover Exomars devrait débarquer sur Mars en 2019. Conçu par les agences spatiales européenne et américaine, il aura pour mission de creuser le sol afin d'inspecter le sous-sol martien, susceptible de contenir lui aussi des traces de vie qui auraient été protégées des rayonnements cosmiques nocifs qui baignent la planète.








Un système solaire complet découvert par Kepler.

Dimanche 06 Février 2011

C’est une découverte de premier ordre dans le domaine de l’astronomie et elle vient de faire la couverture du prestigieux journal scientifique Nature : la sonde spatiale Kepler a révélé l'existence d'un système stellaire doté d'une étoile comparable à notre Soleil, appelée Kepler-11, autour de laquelle orbitent six exoplanètes. Cette étoile se situe à 2 000 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne.

Conçue par la NASA, Kepler a été lancée en 2009 dans le but de détecter des exoplanètes. Cet outil très performant est capable d’évaluer la taille des planètes en se focalisant sur les variations périodiques de luminosités couplées à la distance de cette planète avec son étoile.

Kepler-11 serait composé de cinq planètes possédant une masse allant de 2,3 à 13,5 fois celle de la Terre. Les orbites de ces planètes s'échelonnent de 10 à 47 jours. Ces cinq planètes sont les plus petites exoplanètes jamais observées. La sixième planète est plus éloignée et possède une masse équivalant à 300 fois celle de la Terre et une période de 118 jours.

Cette découverte majeure porte à 1 235 le nombre de "candidats-planètes" identifiées par Kepler à ce jour.

Parmi elles, 68 sont à peu près de la taille de la Terre, 288 sont un peu plus grosses, 662 sont de la taille de Neptune, 165 sont de la taille de Jupiter et 19 sont plus grosses que Jupiter.

Ces résultats sont fondés sur des observations effectuées de mai à septembre 2009 sur plus de 156 000 étoiles couvrant environ 1 / 400 de la voûte céleste.

Cette découverte est très importante dans le domaine des exoplanètes car peu d'étoiles possèdent un système composé de plus d'une planète.

Kepler va continuer à collecter des données sur Kepler-11 mais il est peu probable qu’une forme de vie extraterrestre puisse être détectée compte tenu des températures élevées qui règnent sur ces planètes.








La Nasa découvre 54 planètes potentiellement habitables.

Samedi 05 février 2011.

Un télescope de la Nasa en orbite a trouvé plus de 50 planètes qui pourraient être habitables. En tout juste un an, le télescope Kepler a déjà repéré 1.235 possibles planètes hors de notre système solaire. Et 54 d'entre elles semblent être dans la zone propice à la vie (surnommée la "Goldilocks zone", la «zone Boucles d'or» parce qu'elle n'est ni trop froide, ni trop chaude.), explique le chef du projet Kepler à l'Associated Press.

Pour l'instant, on pensait qu'il existait seulement deux planètes hors de notre système solaire dans la zone habitable, et même ces deux découvertes sont très discutées. Alors 54... C'est une quantité énorme, une quantité inconcevable. C'est extraordinaire de voir un nombre aussi élevé parce que jusqu'à maintenant, on en avait zéro".

Il n'est pas encore confirmé que ces 1.200 corps astrals découverts soient des planètes. Pour le chef du projet Kepler, ça arrivera pour 80% d'entre eux. Il s'agira ensuite de prouver qu'une planète confirmée recueille bien les conditions basiques pour accueillir des organismes vivants: au niveau de sa taille, sa composition, sa température et la distance à laquelle elle se trouve de son étoile. Et c'est sans compter des aspects plus spécifiques, comme les conditions atmosphériques ou la présence d'eau et de carbone, pour lesquels il faut des télescopes qui n'ont pas encore été fabriqués.

Et si ces planètes sont habitables, ne vous attendez pas pour autant à 54 types de bonhommes verts différents: quand les scientifiques parlent de chercher des organismes vivants, ils incluent aussi bactéries, moisissures ou même des formes de vie qu'on ne connaît absolument pas.








La Nasa découvre la plus petite exoplanète jamais observée.

Lundi 10 Janvier 2011.

La sonde Kepler de la Nasa a découvert une exoplanète rocheuse qui serait la plus petite jamais trouvée en dehors du système solaire.

Si en 2009 le télescope Corot avait détecté une planète d'un rayon de 1,8 fois celui de la Terre, Kepler-10b, qui vient d'être découverte par une sonde de la Nasa, serait la plus petite jamais observée.

Mesurant 1,4 fois le diamètre de la Terre Kepler-10b se trouve dans la constellation du Cygne à 560 années-lumière (soit 560 x 9460 milliards de kilomètres). Une étude publiée dans l'Astrophysical Journal rapporte cette découverte et indique que la composition rocheuse et la taille de cette exoplanète la rendent particulièrement susceptible de contenir de l'eau sous forme liquide, voire une forme de vie.

Seule sa proximité avec son étoile (autour de laquelle elle gravite) pourrait aller à l'encontre de cette possibilité. En effet, elle est actuellement 20 fois plus proche de son étoile que Mercure ne l'est de notre Soleil. Malgré tout, les scientifiques de la Nasa restent confiants : "Les découvertes rendues possibles par cette mission promettent de nombreuses autres à venir".

La mission de la sonde Kepler, lancée en 2009, est prévue pour durer 3 ans et demi. D'un coût total de 600 millions de dollars (463,5 millions d'euros), son télescope est doté de détecteurs de 95 millions de pixels qui ont permis de repérer les variations lumineuses extrêmement ténues qui signent le passage d'une planète devant son étoile.

C'est ainsi qu'a été découverte cette exoplanète.










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