Actualités Exoplanètes et Exobiologie : 2012

Ces actualités de l'année 2012 ne prétendent pas couvrir toute l'actualité des découvertes cosmologiques, mais ont plutôt pour but de mettre en évidence certains faits qui prouvent que l'Exobiologie progresse à grand pas :-)

L'Exobiologie est une science interdisciplinaire qui a pour objet l'étude des facteurs et processus, notamment géochimiques et biochimiques, pouvant mener à l'apparition de la vie, d'une manière générale, et à son évolution. Cette science a pour objet la possibilité de vie dans le système solaire (en particulier sur les astres suivants : Mars, Europe, Titan ou Encelade), mais aussi sur les exo-planètes i.e. les planètes extrasolaires.

L'Exobiologie concerne la recherche de vie extraterrestre sous quelque forme que ce soit, y compris intelligente (Cf : Le programme SETI)

Découverte d'exoplanètes, mise en évidence d'eau et de méthane sur Mars, découverte de matière organique sur certains corps célestes, probabilité de l'apparition de la Vie, nouvelles définitions de ce qu'est la Vie, sont les principaux axes de ce chapître du site Theudericus





Actualités Exobiologie 2012 :





Tau Ceti : une planète habitable vient d'être découverte.

Lundi 24 Décembre 2012.

Des scientifiques ont fait la découverte d'un système solaire proche du notre à 12 années-lumière de la Terre.

Ce n'est pas de la science-fiction : une planète possédant les conditions nécessaires pour supporter la vie a été découverte récemment. Elle tourne en orbite autour d'un soleil très similaire au notre. Cette étoile, appelée Tau Ceti, n'est éloignée "que" de 12 années-lumière de notre système solaire.

Les astronomes estiment que les différentes planètes qui tournent autour de ce soleil sont de 2 à 6 fois la taille de notre Terre. Une d'entre elle – cinq fois la masse de la Terre – serait placée dans la "zone habitable" de l'étoile : c'est la région orbitale qui n'est ni trop chaude ni trop froide et qui permet donc l'existence de l'eau liquide, et donc, potentiellement, de la vie. Des détails de la découverte de cette "grande sœur" de la Terre devraient apparaître dans le journal "Astronomy & Astrophysics".

Constellation de la Baleine (

Constellation de la Baleine ("Ceti").



Du fait de la difficulté inhérente à la détection des planètes extrasolaires, la plupart de celles qui ont été découvertes étaient jusqu'alors très lourdes. Les planètes du système solaire de Tau Ceti seraient les plus "légères" jamais détectées. Le docteur James Jenkins, un membre de l'équipe internationale de l'Université de Hertfordshire, a ainsi déclaré : "Tau Ceti est un de nos plus proches voisins cosmiques et il est tellement brillant que nous pourrions étudier l'atmosphère de ces planètes dans un futur proche."

Plus de 800 planètes ont été découvertes en orbite autour de soleils depuis les années 1990. Les dernières découvertes autour de l'étoile la plus proche de notre soleil sont les plus intéressantes pour les astronomes.

Source : www.atlantico.fr


















Mercure : de la glace découverte par Messenger.

Mercredi 05 Décembre 2012.

Lorsque l'on évoque Mercure, on part souvent d'un principe. Etant la planète la plus proche du soleil, il doit y faire une chaleur incroyable. C'est vrai et c'est faux à la fois. La température à sa surface s’élève en effet à près de 400°C côté jour mais retombe à -170°C quand elle n’est plus sous le feu solaire. Il existe même près des pôles quelques recoins, au fond de cratères, qui ne reçoivent jamais de lumière et où la température ne dépasse jamais -180°C.

Et c'est là que Messenger a fait une découverte de taille. La sonde qui est en orbite depuis 20 ans y a trouvé de la glace. Une étude conjointe menée avec les radiotélescopes d’Arecibo, de Goldstone et du Very Large Array (VLA) avait déjà montré dans les années 70 que des régions des pôles de Mercure possédaient une réflectivité anormale. C'est pour cela principalement que Messenger était partie en 2004. Après plusieurs années de travail, elle a rendu possible une cartographie de toute la surface de la planète et surtout un survol de ses pôles. Les planétologues ont ainsi constaté que ces zones se trouvaient effectivement associées à des fonds de cratères perpétuellement dans l’ombre depuis de nombreuses années-lumière.

La surface de Mercure (Fausses Couleurs).

La surface de Mercure (Fausses Couleurs).



Des millions de flashs laser ont servi à dresser une carte de la topographie de Mercure, laquelle a permis de déduire le champ des températures de surface de la planète. Ensuite, les flashs ont confirmé l’existence de zones anormalement brillantes précisément là où une signature de la présence de glace en surface avait été obtenue avec les ondes radar. Mais c’est la mesure du flux de neutrons en provenance de la surface des pôles qui a levé les derniers doutes. Il y a bien de la glace sur Mercure. Il s’agirait d’une fine couche d’une dizaine de centimètres de matière organique résiduelle (du carbone à priori). L’eau et la matière proviendraient des comètes et des astéroïdes qui ont bombardé la planète depuis sa formation.

Cette découverte restera en tout cas une avancée majeure pour la science.

Source : www.atlantico.fr


















Curiosity: Ce qu'a vraiment trouvé le robot sur Mars.

Mardi 04 Décembre 2012.

La Nasa a fait le point sur la mission, après deux semaines intenses de spéculations...

La chasse au carbone continue. Lundi, la Nasa a annoncé que Curiosity avait trouvé des «signes» de composés carbonés –ces briques élémentaires clés dans la chimie de la vie– mais pas encore de «preuves définitives» de leur présence dans le sable martien. Il est possible que ces traces soient de la pollution terrestre et d'autres analyses seront nécessaires pour en savoir plus.

La conférence intervenait après deux semaines de spéculations. Le Web et la communauté s'étaient enflammés après les mots de John Gortzinger, le scientifique en chef de la mission Curiosity, qui avait évoqué une découverte «pour les livres d'histoire» le 22 novembre. Lundi, il a expliqué avoir été «mal compris».

Curiosity.

Le Rover Curiosity en action (Photo by Nasa/JPL)



S'il semble que le sable martien ne soit pas riche en composés organiques, ce n'est «pas une surprise», selon la Nasa. Le niveau de radiations sur une planète à l'atmosphère quasi-inexistante est en effet élevé et a tendance à désintégrer les liens carbonés, transformant les composés en des molécules plus basiques. La présence d'un dérivé du chlore intrigue cependant les scientifiques. Ils veulent désormais déterminer son origine et s'assurer que le robot ne l'a pas transporté lors de son long voyage depuis la Terre.

La Nasa l'a répété à plusieurs reprises, les premiers tests n'avaient pour but que de calibrer les instruments. La bonne nouvelle, c'est qu'ils fonctionnent tous comme prévu. Curiosity doit encore essayer de creuser à une dizaine de centimètres de profondeur dans le sol martien d'ici la fin de l'année, avant de mettre le cap sur les flancs du Mont Sharp, pour une mission qui doit durer 18 mois.

Là, ils espèrent espère bien trouver des couches sédimentaires riches en matière organique, et pourquoi pas des poches protégées ayant abrité de l'eau. La découverte de ces deux composés sur Mercure, annoncée la semaine dernière, semble indiquer que l'eau et la matière organique ont été disséminés sur les planètes du système solaire lors de leur bombardement par des météorites.


















Des traces de carbone découvertes sur Mars.

Mardi 04 Décembre 2012

SAN FRANCISCO (Reuters) - Le robot Curiosity, envoyé sur Mars à la recherche de substances et d'environnements propices à la vie, a découvert des traces de carbone, élément essentiel à son apparition, ont annoncé lundi les responsables de la mission.

On ignore pour le moment si ce carbone est arrivé avec une comète ou un astéroïde, ou s'il est le produit d'une activité géologique ou organique.

"Découvrir du carbone quelque part ne veut pas dire qu'il y a un rapport avec la vie, ni qu'on a découvert un environnement habitable", a souligné John Grotzinger, responsable des recherches à l'Institut de technologie de Californie.

"Si on a du carbone organique mais pas d'eau, il ne s'agit pas d'un environnement habitable", a-t-il ajouté, s'adressant à la presse en marge d'une conférence de l'American Geophysical Union.

Le carbone et l'eau ne sont d'ailleurs pas suffisants. Souffre, phosphore, oxygène et azote sont également nécessaires à l'apparition de la vie.

"Ce n'est pas une surprise que ce tas de sable ne soit pas riche en substances organiques. Il a été exposé à un environnement martien très dur", a poursuivi Paul Mahaffy, du Goddard Space Flight Center de la Nasa.

"Ce sera vraiment excitant pendant cette mission de traquer les environnements primordiaux qui auraient pu être protégés des conditions de la surface de Mars et de voir ce qu'on pourra ajouter à cette histoire de carbone."

Curiosity, "rover" d'une tonne se déplaçant sur six roues qui s'est posé en août dans un cratère de 150 km de diamètre proche de l'équateur, a déjà permis de confirmer que de l'eau se trouvait autrefois sur ce site. Sa mission doit durer deux ans.


















Pas d'autres constituants de la vie découverts sur Mars.

Vendredi 30 Novembre 2012

CAP CANAVERAL, Floride (Reuters) - Le robot Curiosity a achevé ses premières analyses sur Mars sans avoir trouvé trace d'autres constituants de la vie que l'eau sur la Planète rouge, a annoncé jeudi la Nasa.

"Les rumeurs et spéculations laissant entendre que des découvertes majeures avaient été faites à ce stade sont inexactes", indique l'agence spatiale américaine dans un communiqué.

"Pour l'instant, les instruments du rover n'ont détecté aucune preuve catégorique de l'existence de constituants de la vie martiens", ajoute-t-elle.

Le robot Curiosity s'est posé début août sur Mars au terme d'un voyage de plus de huit mois et après avoir parcouru 567 millions de kilomètres dans l'espace.

Curiosity, mastodonte d'une tonne se déplaçant sur six roues, doit, au cours de sa mission de deux ans, vérifier si la Planète rouge n'abrite pas des traces de constituants de la vie autre que l'eau recherchée lors des précédentes missions.


















Plus de 150 nouvelles étoiles cibles pour les chasseurs de planètes.

Mercredi 28 Novembre 2012

Une équipe internationale d’astronomes vient de publier une liste de 165 jeunes étoiles et naines brunes de faible masse situées dans un rayon de 100 années-lumière autour du Soleil. Cette liste fournit de nouvelles cibles pour la recherche d'exoplanètes.

Alors que de nouvelles planètes sont régulièrement découvertes, la liste pourrait prochainement s'allonger encore grâce aux travaux d'une équipe internationale de scientifiques. Celle-ci s'est en effet intéressée à près de 8.700 étoiles situées dans un rayon de 100 années-lumière autour du Soleil. Leur objectif premier était alors d’identifier les jeunes étoiles de faible masse. Pour cela, ils ont utilisé des données collectées par le W. M. Keck Observatory, par le télescope d’Hawaii et les ont ajoutées à des mesures réalisées par le télescope de l’agence spatiale européenne (ESA) au Chili.

Les scientifiques ont ainsi pu déterminer l’âge de chacune des étoiles observées. Or, dans la mesure où ces étoiles sont petites et plutôt sombres, elles sont de bonnes candidates pour observer directement des planètes potentielles orbitant autour d'elles. Et plus les étoiles sont jeunes, plus les jeunes planètes sont chaudes et brillantes, donc plus faciles à scruter. "Etant donné que ces étoiles de masse peu élevée sont le type le plus commun d'étoiles dans notre galaxie, la plupart des planètes résident probablement dans ces environnements", a expliqué Brendan Bowler, de l’Université de Hawaii.

De jeunes spécimens de ces étoiles fournit donc des cibles de choix dans la quête de nouvelles exoplanètes. Et parmi les 8.700 étoiles observées, 165 se sont pour le moment détachées du lot, dont 20 sont considérées comme de très bonnes candidates pour abriter un système planétaire. De quoi donner du travail aux chasseurs d'exoplanètes. "Trouver des versions jeunes de ces étoiles pour chercher des planètes est fondamentale pour comprendre le recensement galactique des exoplanètes", a ajouté Brendan Browler.

"Ces jeunes étoiles nous montrent le chemin. Et si des planètes ayant la masse de Jupiter se trouvent par là, nous les trouveront", a précisé de son côté Evgenya Shkolnik du Lowell Observatory et principale auteur de l’étude publiée dans la revue Astrophysical Journal.

Source : www.maxisciences.com
















Dans le passé, Mars aurait eu une atmosphère plus propice à la Vie.

Vendredi 16 Novembre 2012.

Les premières analyses conduites sur l'air ambiant suggèrent que l'atmosphère ténue de la planète a autrefois été bien plus épaisse.

Après s'être penché sur le sol de la planète rouge, pierres et poussières, le robot Curiosity vient de livrer ses premières informations sur "l'air martien". Des éléments qui confortent les scientifiques dans l'idée que l'atmosphère de Mars a considérablement évolué depuis sa formation. Les mesures effectuées au cours des dernières semaines, sur le site d'exploration baptisé Rocknest, grâce à l'outil SAM (Sample Analysis at Mars), ont d'abord permis de déterminer que l'atmosphère actuelle était précisément composée à 95,9 % de dioxyde de carbone (CO2) ainsi que de 2 % d'argon (Ar), de 1,9 % de diazote (N2), de 0,14 % de dioxygène (O2) et de 0,06 % de monoxyde de carbone (CO). Mais ce n'est pas tout...





Composition de l'atmosphère Martienne.

Composition de l'atmosphère Martienne.



L'équipe de la mission Curiosity a aussi relevé une concentration relativement forte en isotopes lourds - atome d'un élément possédant un grand nombre de neutrons - du carbone (5 %) et de l'argon. Des proportions en tout cas plus importantes que celles présentes lors de la formation de Mars, précédemment estimées par les scientifiques grâce à des météorites tombées. Cette différence notable laisse penser qu'un phénomène physique de rétention des isotopes lourds s'est produit alors que la partie haute de l'atmosphère de la planète rouge, chargée en isotopes légers, se dissipait dans l'espace interplanétaire.

L'existence d'une atmosphère plus épaisse sur Mars par le passé est un bon point qui suggère que la planète a pu être autrefois plus hospitalière pour la vie.

Car, aujourd'hui, celle-ci est cent fois plus fine que celle de la Terre, ce qui signifie notamment qu'elle offre une très faible protection au rayonnement UV et rend la surface de Mars parfaitement stérile. Des résultats prometteurs donc, même si, par ailleurs, le robot n'a pour l'instant pas détecté de méthane, au niveau du cratère Gale. La présence de ce gaz intéresse beaucoup les scientifiques dans la mesure où il pourrait signaler soit la présence de bactéries méthanogènes, soit l'existence dans le sous-sol de Mars d'eau chauffée par d'anciens volcans en sommeil.

Source : http://www.lepoint.fr


















HD 40307g, une nouvelle exoplanète potentiellement habitable ?

Mercredi 14 Novembre 2012.

Des astronomes européens affirment avoir détecté, hors du système solaire, une nouvelle planète où de l'eau pourrait exister sous la forme liquide...

La liste des exoplanètes, comprenez orbitant autour d'une autre étoile que le Soleil, ne cesse de s'allonger... La dernière recrue, baptisée HD 40307g et récemment détectée par une équipe internationale d'astronomes, pourrait même faire son entrée dans le cercle très restreint des exoplanètes potentiellement habitables (au nombre de six à ce jour). Cela signifie, en clair, qu'elle se situerait dans la zone habitable de son étoile, à savoir à une distance convenable pour qu'elle puisse abriter de l'eau liquide, précieux catalyseur jugé essentiel au développement de la vie.

L'équipe, dirigée par les astronomes Mikko Tuomi de l'université britannique de Hertfordshire, et Guillem Anglada-Escudé de l'université allemande de Göttingen, indique être parvenue à ce résultat en retravaillant à partir de données provenant du spectromètre à haute résolution Harps (High Accuracy Radial Velocity Planetary Search) et récemment tombées dans le domaine public.

Selon les résultats de leurs travaux publiés dans la revue spécialisée Astronomy and Astrophysics, la planète HD 40307g, en orbite autour d'une naine rouge, appelée HD 40307 et moins chaude que notre Soleil, aurait une masse sept fois supérieure à celle de la Terre et tournerait autour de son étoile en plus ou moins 200 jours. On ignore cependant encore tout de sa composition et de son atmosphère.

En revanche, les astronomes estiment qu'elle bénéficie d'un ensoleillement relativement comparable à celui de la Terre, d'autant qu'ils soupçonnent qu'elle tourne sur elle-même, autour d'un axe, exposant alternativement ses faces au rayonnement orangé de son étoile, tout comme notre planète. Mais, le plus intéressant, si l'hypothèse se confirme, c'est que cette nouvelle cible de recherche ne se trouve qu'à environ 42 années-lumière de nous (une année-lumière équivalant à 9 460 milliards de kilomètres).

Pour autant, la détection de HD 40307g, réalisée grâce à la méthode des vitesses radiales, qui s'attache à la mesure de la légère perturbation périodique qu'une planète en orbite induite dans le mouvement de son étoile, devra être confirmée pour être absolument certaine. Car les équipes scientifiques qui ont travaillé antérieurement sur les données de Harps n'avaient, elles, rien vu de particulier...

De plus, l'hypothèse que la planète se situe en zone habitable devra également être mise à l'épreuve via de nouvelles observations. "Car si l'on peut calculer une zone habitable facilement, les frontières de celle-ci sont bien plus difficiles à établir. Le risque est alors que la planète se situe justement au voisinage de ses limites", souligne Roger Ferlet, spécialiste des exoplanètes à l'Institut d'astrophysique de Paris.

Source : http://www.lepoint.fr


















Pourquoi découvre-t-on autant de nouvelles planètes en ce moment ?



Dimanche 21 Octobre 2012.

Trois nouvelles planètes ont été identifiées ces dernières semaines, l’une recouverte de diamant, une autre entourée de quatre soleils et une qui se rapproche d’une Terre bien que sa température de surface soit proche des 1200°C.

Comment expliquer cette incroyable série de découvertes ?

François Forget : Ces trois planètes ont été très médiatisées à cause de leurs natures très particulières et de la courte période qui a séparé leurs découvertes. En réalité, dans le monde scientifique, il y a des découvertes très régulièrement qui sont peu connues du grand public mais il faut dire qu’un certain nombre d’améliorations scientifiques ont permis d’en augmenter le rythme.

En effet, le télescope spatial américain Kepler scrute environ 150 000 étoiles pour y trouver d’éventuelles planètes gravitant autour. L’idée est d’observer le passage des planètes devant les étoiles, on observe des milliers de "candidats-exoplanètes" dont à peu près 15% ne sont que des artefacts. Afin de confirmer le statut d’exoplanète de ces candidats, l’équipe de Kepler utilise une deuxième méthode que l’on appelle la vélocité radiale. En des termes moins barbares, cela veut dire que l’on regarde si l’étoile est perturbée par la présence de planètes alentour.

Tout a commencé en 1995 quand une équipe franco-suisse a découvert la première planète extrasolaire. On en a ensuite progressivement identifié de plus en plus grâce au spectroscope Harps qui est la superstar européenne de la discipline. C’est un projet franco-suisse qui est installé sur un télescope géant au Chili où l’atmosphère est particulièrement claire.

Pourtant la planète aux quatre soleils qui évoque immédiatement les plus grands standards de la Science-Fiction a été découverte par des amateurs, comment est-ce possible ?

Ce qu’il faut comprendre c’est que Kepler observe plus de 100 000 étoiles et les chercheurs qui travaillent sur le projet n’ont pas le temps d’observer et de confirmer "manuellement" le statut de planète de chaque candidat. Ce sont évidemment des programmes informatiques qui listent et qui surveillent toutes ces étoiles. Les scientifiques ont alors décidé de lancer le programme "planet hunters", chasseurs de planète qui est une base de données à partir de laquelle les amateurs d’astronomie du monde entier peuvent essayer, en suivant une méthodologie, de vérifier ce que les scientifiques et les programmes n’auraient pas vu. La planète en elle-même n’a rien de très original. On peut imaginer que si on regardait un coucher de soleils depuis cette planète, on verrait deux magnifiques soleils et deux grosses étoiles très brillantes. Pas quatre soleils.

La diversité surprenante de ces planètes peut-elle ranimer les rêves de la colonisation de l’espace et de la vie extraterrestre ?

D’une part, toutes ces planètes sont extrêmement éloignées de la Terre. Même dans le cas de la planète qui gravite autour de Proxima du Centaure (l’étoile la plus proche du système solaire), nous sommes encore totalement incapables d’y aller dans un délai raisonnable. Bien que ce soit une petite planète ayant une taille proche de la Terre, ce qui est rare, c’est une petite rocheuse brulante beaucoup trop proche de son soleil pour être habitable. L’année sur cette planète, donc le temps qu’elle met à faire le tour de son étoile, est de 3,2 jours standards soit environ 100 fois moins que la Terre. Toutes ces observations nous ont appris quelque chose d’essentiel, c’est qu’une immense fraction des étoiles de notre galaxie possède des planètes qui pourraient contenir ou avoir contenu de l’eau liquide et donc potentiellement de la Vie. C’est une véritable révolution scientifique.

Source : http://www.altlantico.fr


















De l'eau sur Mars : Historique.

Samedi 29 septembre 2012.

Même si Curiosity a transmis des images montrant des pierres arrondies qui proviennent vraisemblablement d'une ancienne rivière, l'idée de la présence d'eau sur Mars date de plusieurs décennies.

De l'eau sur Mars ? Voilà une supposition qui ne date pas d'aujourd'hui. En dépit des images montrées ce vendredi par Curiosity représentant des pierres et des cailloux issus d'une rivière, les chercheurs n'ont rien appris de nouveau.

Ainsi, dans les années 70, les sondes Mariner et Viking avaient déjà révélé d'énormes chenaux d'écoulement et des vallées sinueuses qui formaient de vastes réseaux. Bruno Bézard, du département de recherche spatiale à l'Observatoire de Paris-Meudon, rappelle sur le site du CNRS qu'à cette période, les scientifiques dans leur ensemble s'accordaient déjà sur l'idée que ces "canyons martiens ont été creusés par de l'eau liquide, il a des milliards d'années". Ce dernier rajoute que "certaines vallées semblent résulter d'un écoulement d'eau souterrain ayant produit l'effondrement du sol et permis le transport des sédiments".

Si la décennie 1980-1989 n'a pas été déterminante au niveau de ces recherches, les années 90 ont apporté bien des avancées. Ainsi, l'idée que Mars était froide, aride et inactive depuis des milliards d'années a été largement remise en cause par des photographies prises par la sonde MGS, en orbite autour de la planète rouge depuis 1997.

En 2004, les astromobiles, ou rover, Spirit et Opportunity ont déjà pu établir de nombreux indices de la présence de glace sur la planète rouge. Pour information, des astromobiles sont des véhicules conçus afin d'explorer la surface d'une autre planète ou d'un corps célestes. Sur la même lignée, en 2007, la sonde Phoenix, envoyée par la NASA dans le cadre de la mission Scout a confirmé la présence d'eau.

Grâce aux découvertes de ses prédécesseurs, Curiosity peut donc continuer à pousser un peu plus loin l'hypothèse de la présence d'eau sur Mars. En attendant, le robot poursuit sa mission. "Nous allons toujours vers le mont Sharp, mais nous avons maintenant l'assurance d'avoir trouvé notre premier environnement habitable potentiel", a déclaré John Grotzinger, le responsable de la mission Mars Science Laboratory, de l'Institut californien de technologuie de Pasadena.

Source : www.atlantico.fr


















Des traces d'un ancien cours d'eau découvertes sur Mars.

Vendredi 28 Septembre 2012.

CAP CANAVERAL (Reuters) - Le robot Curiosity envoyé par la Nasa sur la planète Mars a découvert des traces attestant d'un ancien écoulement d'eau, a annoncé jeudi l'Agence spatiale américaine.

Ces révélations découlent d'images relayées par Curiosity, qui a atterri sur la planète rouge le 6 août dernier. Elles montrent des pierres arrondies, sédimentées dans de la roche, trop grosses pour avoir été transportées par le vent.

"Le consensus de l'équipe scientifique, c'est qu'il s'agit de graviers transportés par de l'eau à fort courant", a déclaré Rebecca Williams, du Planetary Science Institute de Tucson, dans l'Arizona.

Pour les chercheurs de la Nasa, il s'agit du lit d'un ancien cours d'eau dont la profondeur pouvait atteindre la cheville, voire le genou d'un homme.



Sonde Curiosity : Cours d'eau Martien ?

Sonde Curiosity : Cours d'eau Martien ?



"C'est la première fois que nous voyons vraiment des graviers transportés par de l'eau sur Mars. C'est une transition entre spéculation et observation directe", a dit William Dietrich, de l'université californienne de Berkeley.

Cet endroit pourrait permettre d'avancer dans la recherche de signes d'une vie microbienne sur Mars, même si les responsables de la mission ne privilégient pas le site de cette découverte pour opérer des recherches accrues.

"La question de l'habitabilité (de la planète) va au-delà de la simple observation d'eau sur Mars", a souligné John Grotzinger, du California Institute of Technology.

"Il est évident que de l'eau vive constitue un environnement où des micro-organismes ont pu se développer", a-t-il ajouté


















Exoplanètes : de nouveaux modèles multiplient le nombre de corps habitables.

Samedi 15 Septembre 2012.

De nouveaux modèles informatiques suggèrent qu’un bien plus grand nombre de planètes que ce qu’on imaginait jusqu’ici serait en mesure d’abriter la vie.

Des scientifiques ont mis au point des modèles informatiques leur permettant d’identifier dans les galaxies lointaines les planètes qui seraient susceptibles d’abriter la vie. Or, selon les premières estimations, le nombre de planètes retrouvées comme possédant probablement de l’eau en surface (et donc, logiquement la vie telle que nous la connaissons), c'est-à-dire ne se situant ni trop près (trop de chaleur) ni trop loin (froid extrême) de leur soleil, est beaucoup plus élevé que prévu.

Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques ne se sont pas contentés de ces données jugées simplistes. En effet, l’équipe de l’université d’Aberdeen, emmenée par le professeur Sean McMahon, s’est intéressée à d’autres sources de chaleur potentielles, susceptibles de conserver de l’eau. Ainsi, la chaleur interne des planètes a été prise en compte, la quantité de chaleur produite étant proportionnelle à la taille de la planète.

Comme le souligne le professeur John Parnell, lui aussi professeur à l’université d’Aberdeen, "à plusieurs kilomètres sous la surface de la Terre, se trouve un habitat idéal pour de nombreux micro-organismes". A tel point que "la plupart des chercheurs estiment que la majeure partie de la vie sur Terre pourrait résider dans cette biosphère profonde", précise le scientifique.

En tenant compte de ces informations, l’équipe d’Aberdeen juge que les zones contenant de l’eau et donc étant potentiellement habitables sont donc beaucoup plus importantes que prévu. En effet, même une planète éloignée de son étoile, et donc glacée en surface, pourrait être suffisamment chaude à proximité de son noyau pour contenir de l’eau. Ainsi, il "y a des dizaines de fois plus de planètes habitables" que ce qu’on croyait, estime M. McMahon.

Source : www.maxisciences.com
















Les argiles martiennes n'auraient pas toutes été formées par l'action de l'eau liquide.

Lundi 10 Septembre 2012.

Les argiles de l’hémisphère sud de Mars sont souvent considérées comme une preuve de l’existence d’eau liquide sur la planète rouge à une époque très reculée comprise entre 4,5 et 4 milliards d’années. Les argiles martiennes Mais les travaux d’une équipe franco-américaine menés par des chercheurs de l'Institut de chimie des milieux et matériaux de Poitiers (CNRS/ Université de Poitiers) remettent en cause cette interprétation. Les argiles martiennes Dans un article paru hier sur le site de la revue Nature Geosciences, ils montrent que ces argiles ont vraisemblablement une origine magmatique. Les argiles martiennes Ces travaux pourraient avoir des conséquences sur la recherche de marqueurs de la vie sur Mars.

La présence sur Mars d’argiles riches en fer et en magnésium, considérés comme issus de la décomposition de roches par l’action de l’eau liquide, laissait penser que cette dernière était présente sur la surface martienne dès cette époque reculée. Or, les chercheurs viennent de montrer que l’origine de ces argiles est très probablement magmatique.

Pour étayer leur hypothèse, les chercheurs ont étudié les basaltes de l’atoll de Mururoa (Polynésie Française). Ces basaltes contiennent des argiles ferro-magnésiennes similaires à celles détectées sur Mars. Les chercheurs ont montré que ces argiles se sont formées à partir de liquides magmatiques résiduels riches en eau. La formation de ces argiles ne nécessite pas la présence d’eau liquide dans ce cas. En plus de ces éléments, les scientifiques ont aussi montré que le spectre infrarouge des argiles martiennes mesuré par les orbiteurs Mars Express et Mars Reconnaissance Orbiter, est identique à celui des argiles de Mururoa.



Argiles magmatiques.

Argiles magmatiques.




Si la présence d’eau liquide aux alentours de -3 milliards d’années est avérée par les traces de rivières, lacs et cônes alluviaux, rien ne suggère qu’elle ait pu exister à des périodes aussi reculées que -4,5 ou -4,0 milliards d’années, comme on a pu le croire jusqu’à présent. La période de temps favorable à l’émergence de la vie sur Mars pourrait avoir été beaucoup plus courte que prévu. La mission Curiosity, qui va explorer sur Mars une partie du cratère Gale dont les formations sédimentaires témoignent de la présence de l’eau liquide à une époque beaucoup plus récente, devrait permettre de lever un certain nombre d’incertitudes.



Source : Université de Poitiers
















Des molécules de sucre découvertes autour d'une jeune étoile.

Lundi 03 Septembre 2012.

Des astronomes ont annoncé avoir découvert des molécules de sucre dans le gaz entourant une jeune étoile située à 400 années-lumière de la constellation d'Ophiuchus. Ceci pourrait permettre d'en apprendre plus sur la présence des éléments nécessaires à la formation de vie dans d'autres systèmes.

Si les chercheurs avaient déjà découvert un grand nombre de molécules dans l'espace, c'est une nouvelle trouvaille d'importance que dévoilent des astronomes dans la revue Astrophysical Journal Letters. Ceux-ci sont parvenus à dénicher du sucre dans l'espace mais pas n'importe où. C'est dans le gaz entourant une jeune étoile ressemblant au Soleil que les molécules ont été identifiées. Baptisée IRAS 16293-2422, l'étoile en question appartient à un système binaire (de deux étoiles) et est située à quelque 400 années-lumière de la constellation Ophiuchus. Toutefois, la découverte n'est pas si inédite que cela dans la mesure où des astronomes avaient déjà déniché des molécules de sucre appelées glycoaldéhyde dans l'espace interstellaire.

La nouveauté ici est que celles-ci n'avaient jamais été détectées dans une région aussi proche d'une étoile. D'après les détails dévoilés, les molécules sont autant éloignées d'IRAS 16293-2422 que l'est la planète Uranus de notre Soleil. Ceci suffit pourtant à suggérer que des blocs nécessaires à l'existence de vie existeraient dans l'espace, là même où des systèmes extraterrestres continuent de se former. "Dans le disque de gaz et de poussière entourant cette étoile nouvellement formée, nous avons trouvé du glycoaldéhyde, qui est une forme simple de sucre, pas si différente du sucre que l'on met dans le café", précise dans un communiqué Jes Jørgensen du Niels Bohr Institute au Danemark.

Or, "cette molécule est l'un des ingrédients de la formation d'ARN qui, comme l'ADN auquel il est lié, est l'un des blocs de construction de la vie", ajoute t-il. Le glycoaldéhyde peut en effet réagir avec une molécule appelée propenal pour former du ribose, constituant principal de l'acide ribonucléique (ARN), similaire à l'ADN (acide désoxyribonucléique).

C'est en utilisant le radiotélescope Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA) basé au Chili que les chercheurs ont suivi des molécules de sucre et constaté qu'elles s'aventuraient autour d'une des étoiles du système binaire, explique une autre scientifique impliquée dans l'étude, Cécile Favre de l'Aarhus University. "Les molécules ne sont pas seulement au bon endroit pour trouver leur chemin vers une planète mais elle se dirige également dans la bonne direction", indique t-elle encore dans un communiqué relayé par LiveScience.

Quand de nouvelles étoiles se forment, les nuages de poussière et de gaz à partir desquels elles sont nées sont extrêmement froid. La plupart du gaz se transforme ainsi en glace se déposant sur les particules de poussière et les liant les unes aux autres. Ceci forme alors des molécules complexes, détaillent les chercheurs. La nouvelle étoile se développant, cela réchauffe les parties internes du nuage de gaz et de poussière. A son tour, le processus de réchauffement provoque alors l'évaporation des molécules complexes et forme des gaz qui émettent des radiations. Des émissions que les radiotélescopes performants sont tout à fait aptes à capter.

Néanmoins, "la grande question est : à quel point ces molécules peuvent-elles devenir complexes avant de s'incorporer dans de nouvelles planètes ? Ceci pourrait nous en dire sur comment la vie pourrait apparaitre ailleurs, et les observations d'ALMA vont être vitales pour démêler ce mystère", commente Jørgensen. En effet, IRAS 16293-2422 est localisé relativement près de la Terre, ce qui devrait permettre aux scientifiques d'étudier la constitution chimique et moléculaire des gaz et de la poussière autour d'une jeune étoile. Mieux encore, grâce à ALMA, ils pourront également observer les interactions des molécules lors de la formation d'une nouvelle exoplanète.

Source : www.maxisciences.com
















Deux planètes, dont une habitable, orbitant autour d'une étoile binaire.

Samedi 1er Septembre 2012.

Pour la toute première fois, plusieurs planètes gravitant autour d'un système d'étoile binaire ont été observées.

Une de ces planètes pourrait même présenter des conditions favorables à une forme de vie. Comme les étoiles binaires sont très nombreuses dans l'espace, cette découverte permet de supposer qu'il existe beaucoup d'autres planètes du type de celles observées.

Des astronomes de San Diego en Californie viennent d'annoncer avoir observé pour la première fois deux planètes orbitant autour de deux étoiles mutuellement en orbite ou étoile binaire. Une découverte, dont les détails sont parus dans la revue Science et qui selon les chercheurs, augmenterait les probabilités d'existence de vie extraterrestre.

Avant cette trouvaille, les scientifiques n'étaient pas certains que lorsque deux étoiles tournent ensemble autour d'un centre de gravité commun, plusieurs planètes puissent orbiter autour d'elles en même temps. En effet, les dispositions, interactions et différences de trajectoires en fonction de la position des planètes et de leurs étoiles rendent moins probable l'existence de planètes dans ce type de système.

Comme l'explique Xavier Delfosse de l'Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble (IPAG) : "Des systèmes binaires à une planète avaient déjà été détectés. Le repérage délicat des planètes en fonction de leur position par rapport aux étoiles n'avait pas permis de trouver un système à plusieurs planètes jusqu'alors". Mais les chercheurs auraient observé deux, voire trois planètes, tournant autour des étoiles Kepler-47 et sa partenaire. Tandis que Kepler-47 aurait environ le même volume que notre Soleil, sa compagne serait trois fois plus petite.

Une planète habitable ?

Les deux planètes orbitant autour, baptisées Kepler-47b et Kepler-47c, seraient respectivement 3 et 4,6 fois plus grandes que la Terre, c'est-à-dire à peu près de la taille de Neptune. Elles seraient essentiellement formées de gaz.

La plus éloignée des deux, Kepler-47c, graviterait autour des étoiles en 302 jours et se trouverait dans la "zone habitable" de ce système solaire à deux étoiles. En effet, elle est exactement à la bonne distance de ses soleils et se situe donc dans une zone tempérée, idéale pour des conditions de vie. William Welsh de la San Diego State University précise : "Elle reçoit environ 88% de la quantité d'énergie que la Terre reçoit du soleil". De l'eau liquide aurait même pu être présente en surface.

Cette observation exceptionnelle a été permise grâce au télescope spatial de la NASA Kepler, qui traque exoplanètes et objets célestes de la Voie Lactée.

Depuis 2009, plus de 2.300 planètes candidates et 2.100 systèmes d'étoiles binaires ont été analysés. Les données du télescope ont été utilisées par les chercheurs américains, afin de mettre au jour le fameux système binaire, situé à 4 900 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Cygne. Le télescope Kepler a l'avantage de capter la lumière issue du système solaire lorsqu'elle diminue périodiquement, c'est-à-dire lors d'éclipses. Ces dernières signifient en effet qu'un corps en rotation autour d'une ou plusieurs étoiles passe devant elles et peut ainsi être observé.

L'astronome de San Diego Jérôme Orosz précise que "la moitié des étoiles que vous voyez la nuit dans le ciel sont des étoiles binaires". Ainsi, "le fait que l'on puisse trouver des planètes dans leurs zones habitables signifie qu'il y a beaucoup plus d'endroits potentiels pour une vie extraterrestre".

Parmi ces lieux, six sont actuellement considérés comme potentiellement habitables. Le petit dernier, nommé Gliese 163c et découvert par une équipe européenne, est une super-Terre, de 1,8 à 2,4 fois plus grosse que la notre. Cette planète, visiblement composée de roches et de glaces, pourrait abriter des formes de vie microscopiques.

Source : www.maxisciences.com
















Des aliens pourraient vivre sur Encelade.

Mardi 31 Juillet 2012.

Oubliez Mars et faites connaissance avec Encelade. Cette petite lune glacée tournant autour de Saturne passionne les scientifiques. D’à peine 500km de diamètre, elle pourrait abriter une forme de vie.

Pour le professeur astrobiologiste Charles Cockell de l'université d'Edimbourg, aucune hésitation : "Si quelqu'un me donnait plusieurs milliards de dollars pour construire la sonde spatiale que je voulais, je n'aurais aucune hésitation, je voudrais en construire une qui puisse aller jusqu’à Saturne et recueillir des échantillons à partir d'Encelade."

Les bactéries et autres formes de vie pourraient exister sur d'autres planètes mais sont probablement enfouies profondément sous la surface et seraient donc difficile d'accès. Pour l'astrobiologiste, "sur Encelade, s'il y a une forme de vie, elle sera plus facile à prélever."

Découverte en 1789 par William Herschel, elle a été l’objet d’analyse de la sonde Cassini pendant huit ans. Les résultats sont édifiants: la petite lune a non seulement une mince atmosphère constituée de vapeur d'eau, de dioxyde de carbone, de méthane et d'azote, mais également des geysers d’eau contenant des composés organiques complexes, avec du propane, de l'éthane, et de l'acétylène.

Selon Futura Sciences, ces immenses geysers (ils s’élèvent à une hauteur équivalente à trois fois le diamètre d'Encelade) prouveraient l’existence d’un immense lac souterrain maintenu liquide grâce à la chaleur interne de la lune.

Cité par The Guardian, Chris McKay, astrobiologiste de la Nasa, ne peut rêver meilleure situation: "Il y a de l'eau liquide, de la matière organique et une source de chaleur. Il est difficile de penser à quelque chose de plus séduisant excepté recevoir un signal radio à des habitants d'Encelade qui nous disent de venir les chercher."





Encelade : Photo de Voyager (Crédit Nasa)

Encelade : Photo de Voyager (Crédit Nasa)




Mais pour l'instant, une difficulté, et pas des moindres, empêche les chercheurs de récupérer des échantillons: la distance. La sonde Cassini a pris près de sept ans pour rejoindre Encelade après son lancement de Cap Canaveral en 1997.

Une fois sur place, plusieurs années seraient nécessaires pour recueillir des échantillons d'eau et de matières organiques. Puis la navette mettrait sept ans à nouveau pour revenir sur Terre. En comptant les dix années permettant de planifier, construire et lancer la sonde, une telle mission impliquerait trente ans, soit une carrière entière de scientifique.

Et les martiens dans tout ça?Si cette planète enthousiasme les chercheurs, Mars est celle qui, depuis toujours, retient leur attention. Beaucoup de scientifiques sont persuadés que la vie a bel et bien existé sur cette planète il y a des milliards d’années. The Philadelphia Enquirer cite notamment des lits de rivières asséchés et des plaines inondables observés à la surface de la planète.

La mission Mars Pathfinder en 1997 a trouvé des preuves d'inondations passées massives, durant laquelle l'eau a formé des blocs de pierres autour du site d'atterrissage. Les scientifiques ne savent pourtant pas exactement quelle quantité d'eau coulait sur Mars, quelle était la température ou quel genre d'atmosphère existait.

Personne ne sait vraiment ce qui a rendu Mars aussi sèche. Pour John Grotzinger, paléonthologue du Massachusetts Institute of Technology: "Nous ne savons pas ce qui'il s'est passé, mais nous savons que c'était quelque chose de grand."




















Un océan d'eau sur Titan, la plus grosse lune de Saturne ?

Vendredi 29 Juin 2012.

La sonde Cassini, envoyée par la NASA et l'ESA, aurait repéré de l'eau en abondance sur la plus grosse lune de la planète Saturne.

Titan, la plus grosse lune de Saturne abriterait un vaste océan d'eau avec peut-être des poches de méthane, sous son épaisse surface glacée, selon des mesures effectuées par la sonde Cassini lors de plusieurs survols, relayées par Science.

Titan orbite Saturne en seulement 16 jours et les scientifiques ont pu étudier et mesurer la forme de la lune à différents moments de l'orbite.

Puisque Titan n'est pas sphérique mais légèrement ovale, son axe s'allonge quand il s'approche de Saturne et se contracte quand il s'en éloigne pour devenir presque rond. Ces variations s'expliquent par l'effet de la gravité de Saturne et laissent penser que l'intérieur de Titan contient un océan enterré sous la surface de glace d'eau. Si l'intérieur de cette lune était constitué de roches et de glace de telles déformations de Titan ne se produiraient pas, expliquent les auteurs de cette étude.

De grandes marées à sa surface de glace

Ces scientifiques ont pu aussi déterminer que Titan avait de grandes marées à sa surface de glace, preuve encore que de l'eau se trouve à l'intérieur. "L'implication de ces importantes marées c'est qu'il y a une couche à l'intérieur de Titan, très probablement de l'eau, capable de distordre la surface de plus de dix mètres", explique Luciano Iess de l'Université La Sapienza à Rome, le principal auteur de cette étude.

Si cette lune était entièrement rigide, les marées sous l'effet de la force de gravitation de Saturne ne dépasseraient pas un mètre, selon lui.



Titan : Un océan d'eau extra-terrestre ?

Titan : Un océan d'eau extra-terrestre ?




Les marées sur Titan ont été découvertes en traquant minutieusement le cheminement de Cassini lors de six survols rapprochés de cette lune entre 2006 et 2011.

"La quête de l'eau est un objectif important"

Ces mesures viennent aussi conforter des hypothèses des scientifiques qui supputaient déjà la possible présence d'un vaste océan sous la couche de glace de surface.

Ils se basaient alors sur des modèles mathématiques et des mesures du champ électromagnétique effectuées par la sonde européenne Huygens lors de sa descente vers le sol de Titan en 2005.

"La quête de l'eau est un objectif important de l'exploration du système solaire et maintenant nous avons détecté un nouvel endroit où elle est abondante", se félicite Luciano Iess. L'eau est nécessaire au développement de la vie microbienne mais pas suffisante.

Un océan de 250 km de profondeur

Outre Titan, la présence de vaste quantités d'eau est aussi soupçonnée à l'intérieur de Enceladus, une autre lune de Saturne ainsi que dans Europa, une lune de Jupiter.

"Bien que nos mesures ne disent rien quant à la profondeur de l'océan sous la surface de Titan, nos modèles mathématiques montrent qu'il pourrrait descendre 250 km sous la surface de glace dont l'épaisseur pourrait atteindre 50 km", précisent les auteurs de l'étude.

La mission Cassini-Huygens est le fruit d'une coopération entre la NASA, l'Agence Spatiale européenne (ESA) et l'agence spatiale italienne. Le Jet Propulsion Laboratory de la NASA dirige la mission.




















Les astronomes découvrent deux exoplanètes très proches.

Vendredi 22 Juin 2012.

Des astronomes ont pour la première fois découvert deux exoplanètes très proches l’une de l’autre. Celles-ci sont respectivement rocheuse et gazeuse, comme la Terre et Neptune.

C'est une remarquable découverte qu'ont fait les astronomes. Ceux-ci ont déniché dans l'espace deux nouvelles exoplanètes qui sont exceptionnellement proches. En effet, tous les 97 jours en moyenne, leur proximité est à leur maximum. Mais à ce moment là, elles ne sont séparées "que" par une distance inférieure à cinq fois la distance de la Terre à la Lune, soit quelque 1,9 million de kilomètres. Imaginez qu'au lieu de la pleine lune se levant à l'horizon, ce soit une planète gazeuse géante qui apparaît trois fois plus grande, expliquent ainsi des chercheurs pour donner un aperçu de la proximité de ces nouveaux corps.

Publiés hier dans l'édition en ligne de la revue Science, les travaux découlent de l’analyse des données recueillies par le télescope Kepler. Situées dans la constellation du Cygne, à environ 1.200 années-lumière de la Terre (une année-lumière correspond à 9 460 milliards de km) ce système planétaire a été baptisé Kepler-36. "Ces deux planètes passent très près l'une de l'autre", indique Josh Carter, du Centre d'Astophysique de Harvard-Smithsonian, un des principaux auteurs de ces travaux cité par l'AFP. "Elles sont les plus proches que nous ayons jamais observées dans un système planétaire", ajoute de son côté l'astronome Eric Agol, de l'Université de Washington.



Exoplanète : Jupiter chaude.

Exoplanète : "Jupiter Chaude"" (Vision d'artiste.)






D'après l'étude, ce nouveau système planétaire ne contient que ces deux planètes en orbite autour d'une étoile ressemblant à notre soleil. Toutefois, celle-ci est plus vieille de plusieurs milliards d'années. La planète la plus proche de l'étoile, Kepler-36b, est rocheuse comme la Terre et fait 1,5 fois sa taille pour une masse 4,5 fois plus grande. Elle tourne autour de son étoile en 14 jours à une distance moyenne de moins de 17,7 millions de kilomètres. La seconde planète, Kepler-36c, est quant à elle gazeuse. 3,7 fois plus grande que la Terre et d’une masse huit fois supérieure, cette "Neptune chaude" telle qu’elle est surnommée, tourne autour de son étoile en 16 jours à une distance de 36,21 millions de km.

Aujourd'hui, les astronomes cherchent à comprendre pourquoi et comment des planètes aussi différentes ont pu se retrouver dans des orbites aussi rapprochées. Une telle proximité entre ces deux exoplanètes provoque d'énormes forces gravitationnelles qui les compressent et les étirent, relèvent ces astronomes. La particularité de cette découverte réside dans le fait que, dans notre système solaire, les planètes rocheuses comme la Terre, Mars et Mercure sont proches du soleil tandis que celles qui sont gazeuses comme Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune évoluent à une plus grande distance

Source : www.maxisciences.com
















Un lac tropical détecté sur Titan.

Mercredi 20 Juin 2012.

Grâce aux données collectées par Cassini, la NASA a découvert que Titan, une des lunes de Saturne, possédait un oasis grand comme le Grand Lac Salé de l’Utah.

Titan, une des lunes de Saturne, possède un lac de méthane liquide gigantesque et marécageux, situé à proximité de son équateur. C’est ce que révèle de nouvelles images fournies par le vaisseau Cassini de la NASA qui ont permis d'évaluer la taille de ce lac à quelque 2.400 kilomètres carrés.

Titan est la seule lune du système solaire à posséder une importante atmosphère qui pourrait, selon certains scientifiques, abriter les ingrédients nécessaires à la vie sous la forme que nous lui connaissons.

Mais c’est également le seul objet du système solaire (exceptée la Terre) sur lequel se trouvent des étendues liquidiennes à sa surface. Cassini avait déjà révélé que des centaines de lacs se trouvaient aux pôles de Titan. Toutefois, avec une température moyenne de -183 °C, cette lune semble beaucoup trop froide pour avoir de l’eau sous forme liquide. Les lacs observés sont donc constitués d’hydrocarbures sous forme liquide, notamment du méthane et de l’éthane. Le méthane pourrait ainsi, selon certains scientifiques, jouer un rôle identique à celui que joue l’eau sur Terre, participant à un cycle entre l’atmosphère et la surface.

La pluie sur cette lune serait donc possible, d’autant plus que les observations ont montré que des tempêtes y passent.

Néanmoins, si les spécialistes savent expliquer la présence de liquide dans les pôles, ils ne comprennent pas encore comment des lacs peuvent se trouver dans les tropiques de Titan. "Tous les liquides déposés à la surface tropicale s'évaporent rapidement et sont éventuellement transportés par la circulation de Titan jusqu'aux pôles, où les vastes lacs polaires apparaissent. Les lacs des pôles sont faciles à expliquer mais les lacs aux tropiques ne le sont pas", a commenté Caitlin Griffith, chercheur à la University of Arizona de Tucson et principal auteur de l'étude publiée dans la revue Nature.

Aussi, les chercheurs ont d'ores et déjà émis plusieurs hypothèses. "Notre détection de lacs tropicaux suggère qu'une source souterraine de méthane pourrait alimenter la surface et humidifier le sol, créant ainsi des oasis sur Titan", a expliqué la spécialiste citée par le National Geographic. Une hypothèse sur laquelle s'accordent d'autres scientifiques bien qu'ils ignorent depuis combien de temps ces lacs peuvent rester sur cette lune.

Source : www.maxisciences.com
















SETI : Pas de vie extraterrestre autour de l’étoile Gliese 581.

Lundi 04 Juin 2012.

Grâce à un nouveau protocole d’enregistrement, des astronomes Australiens sont parvenus à démontrer que les exoplanètes de l’étoile Gliese 581, bien que potentiellement habitables, semblent dénuées de vie.

S’il existe des extra-terrestres sur les exoplanètes qui gravitent autours de la naine rouge Gliese 581, ceux-ci se font plus que discrets ! Telle est la conclusion d’une étude menée par des astronomes australiens et publiée récemment dans l'Astronomical Journal.

Cela fait un certain temps que Gliese 581 stimule l’imaginaire commun et pour cause, l’étoile située à une vingtaine d’année lumière de la Terre dispose de six planètes dont deux susceptibles d’être habitables et comparables à la Terre. Un couple d’exoplanètes particulièrement intéressant notamment pour le programme américain de recherche d'une intelligence extraterrestre (Search for Extraterrestrial Intelligence, ou SETI).

Dans le cadre de leur recherche, l’équipe australienne a utilisé l’Interférométrie à très longue base (VLBI), un processus basé sur l’utilisation de plusieurs antennes, éloignés les uns des autres et combinant soigneusement leurs signaux comme s’il s’agissait d’un télescope géant, scrutant une infime partie du ciel. Grâce à ce procédé, les astronomes sont à même d’identifier d’éventuelles interférences de fréquences radio, démontrant la présence potentielle d’une vie extraterrestre. Au totale, huit heures d’écoute ont été enregistrées sans aucune interférence.

Si les résultats vont dans le sens d’une absence de vie autours de Gliese 581, l’hypothèse n’a pas encore été abandonnée. Selon les chercheurs, réfuter la présence d’extraterrestre dans l’univers nécessiterait des millions d’observations négatives comme celles-ci. Le protocole des astronomes australiens ayant été réalisés avec succès, il devrait être dans le futur standardisé pour les recherches intégrant le programme SETI.

Source : www.maxisciences.com
















L'Europe compte explorer les lunes glacées de Jupiter.

Vendredi 04 Mai 2012

Un milliard d'euros, c'est la somme que l'Agence spatiale européenne (ESA) va investir pour accomplir une nouvelle mission : l'exploration de Ganymède, Europe et Callisto, trois lunes glacées de la planète Jupiter. Une mission baptisée Juice, sélectionnée parmi plusieurs autres projets dans le cadre du programme Cosmic Vision de l'ESA.

Après cinq ans de réflexion, l'Agence spatiale européenne a sélectionné la prochaine et très ambitieuse mission dans laquelle elle entend se lancer. Comme le rapporte le Figaro, l'ESA investira plus d'un milliard de dollars dans ce projet, préféré aux deux autres qui lui ont été soumis dans le cadre de son programme Cosmic Vision. Baptisée Juice (Jupiter icy moons explorer), cette mission visera, comme son nom l'indique, à explorer les trois principales lunes glacées de la plus grosse planète du système solaire, Ganymède, Europe et Callisto.



Lunes de Jupiter.

Lunes de Jupiter.




L'ESA souhaite étudier les environnements de trois de ces astres, afin de déterminer s'ils abritent des formes de vie, comme le laissent présager les données jusqu'à ce jour recueillies. Europe, Ganymède et Callisto semblent abriter des océans profonds dont les surfaces sont gelées. "Ce sont des environnements passionnants car ils peuvent potentiellement héberger des formes de vie primitive" explique Fabio Favata, responsable du bureau de planification des programmes scientifiques à l'ESA, cité par le Figaro. Des organismes microbiens sont en effet capables de survivre dans la glace. La preuve en est donnée sur Terre en Arctique comme en Antarctique.

Le coup d'envoi de la mission Juice - qui devait à l'origine être menée en partenariat avec la NASA mais a fait les frais des restrictions budgétaires imposées à l'agence américaine - devrait être donnée en 2022. La sonde spatiale Juice, lourde de 5 tonnes, sera lancée par une fusée Ariane 5 depuis la base de Kourou en Guyane. Elle atteindra sa destination après 8 ans de voyage dans l'espace. Placée en orbite autour de Jupiter, Juice survolera Callisto et Europe, puis s'installera autour de Ganymède. Cette lune est avec son diamètre de quelque 5.262 kilomètres, le plus gros satellite naturel jamais observé dans le système solaire.














Encelade, lune de Saturne, pourrait abriter des formes de vie.

Mercredi 28 Mars 2012.

La navette Cassini de la NASA a déjà pris de nombreuses photos de Encelade, une des lunes de Saturne. Selon la NASA, elle pourrait abriter des formes de vie similaires à celles découvertes sur Terre.

En utilisant le spectromètre de la sonde Cassini, les scientifiques ont pu déterminer que les 90 jets de vapeur d'eau s'échappant des "rayures de tigres", situées au pôle sud, contiennent également des matériaux organiques, du sel et des particules gelées. En effet, Encelade est une lune où il neige. Et la composition de la neige est un environnement favorable au développement des microbes. La lune entre ainsi dans le peloton de tête des planètes pouvant abriter des formes de vie.



Encelade : Modèle du Geyser Froid.

Encelade : Modèle du Geyser Froid.




Carolyn Porco, directrice de l'équipe Imaging Science pour la mission de la navette Cassini, précise que "nous sommes capables de nous déplacer à travers les volutes et de prélever des échantillons. Nous pouvons également nous poser à la surface de la lune, jeter un coup d'oeil et repartir avec ce dont nous avions besoin", rapporte le Smithonian Mag.

"Cassini est déjà passé plusieurs fois à travers ces jets et a fait des prélèvements. Nous avons ainsi découvert que leur salinité est identique à celle des océans sur la Terre", ajoute-t-elle au NASA Science News.

De plus, des mesures thermiques ont mis en évidence des température s'approchant des -84°C. Ainsi "environ 16 gigawatts d'énergie thermique sortent de ces fissures", affirme Carolyn Porco. À priori, cette chaleur proviendrait de la force gravitationnelle de Saturne qui forcerait Encelade à changer son orbite régulièrement, provoquant ainsi des flexions internes générant de la chaleur. Pourtant, cela "ne représente pas toute la chaleur libérée. L'énergie libérée aujourd'hui pourrait avoir été générée puis stockée à l'intérieur de la lune dans le passé", explique-t-elle.

Carolyn Porco précise que la lune entre dans des cycles où, lorsque Encelade doit faire face à la pression gravitationnelle, elle stocke de la chaleur en faisant fondre sa glace. Lorsque la pression diminue, la lune élimine plus de chaleur qu'elle n'en produit et donc se refroidit.

"L'eau liquide se transforme de nouveau en glace. Mais elle en gèle jamais en intégralité, afin que la chaleur puisse de nouveau augmenter, et commencer un nouveau cycle", conclue la scientifique.

Donc, avec des océans liquides souterrains, une source d'énergie et des matériaux organiques, Encelade pourrait très bien abriter les mêmes formes de vie que sur la Terre. En revanche, sur la planète bleue, ces zones de développement de la vie se situent majoritairement au fond des océans. Sur Encelade, la zone habitable est beaucoup plus facile d'accès…

"Elle débouche directement dans l'espace, où nous pouvons y accéder facilement. C'est l'endroit le plus prometteur que je connaisse pour effectuer des recherches biologiques. Nous n'aurions même pas besoin de gratter la surface de la lune", s'extasie la chercheuse, repris par NASA Science News.

Ces jets d'eau se frayent ainsi un passage à travers la croûte gelée d'Encelade et pourraient mener à une zone habitable unique dans tout le système solaire.














Y-a t-il une vie dans le nanomonde ?

Mercredi 21 Mars 2012.

Ils vivent dans le grès, 3000 mètres en dessous du fond des océans et leurs découvreurs, des scientifiques en Australie de l'Université du Queensland les appellent les nanobes parce que leur taille se mesure en nanomètres (un nanomètre est égal à un milliardième de mètre ou encore un millième de micron)). Mesurant entre 20 et 150 nanomètres de longueur, ils sont plus petits que nos cellules, plus petits que la plus petite bactérie connue et de la même taille que les virus, qui se situent à la limite du vivant car ils ont besoin d'hôtes pour se reproduire.

Ces nanobes remettent en question les conditions minimales de taille pour la vie terrestre. Ces nanobes sont composés de carbone, d'azote et d'oxygène et contiennent un noyau d'ADN. S'il se confirme que ces nanobes sont bel et bien vivant, ce qui fait encore débat, il s'agirait d'une découverte fondamentale dans le domaine de la biologie car elle voudrait dire que notre planète une biosphère cachée recelant de multiples formes de vie totalement inconnues. Une telle découverte aurait également de grandes conséquences en matière d'exobiologie et ouvrirait de nouvelles perspectives de présence se vie dans notre système solaire, y compris dans les milieux les plus inhospitaliers.

La vie cesserait alors d'être considérée comme le résultat d'un accident très improbable, pour ne pas dire miraculeux, qui n'aurait eu lieu que sur terre.

Source : New York Times : New York Times : Les Nanobes.














Et si la vie était vraiment extraterrestre ?

Mercredi 14 Mars 2012

Le secret des origines de la vie serait-il caché dans l'espace ? C'est une piste qu'il faut désormais prendre très au sérieux. Des chercheurs du CNRS viennent de mettre en évidence la formation spontanée de briques élémentaires de la vie - acides aminés - dans une comète artificielle soumise à un puissant rayonnement ultraviolet, comparable à celui reçu par ces corps célestes en un million d'années. Ce qui pourrait signifier que la vie, qui s'est épanouie sur Terre, est, au commencement, tombée du ciel...

La micro-comète, ou échantillon de glace interstellaire, qui a permis ces analyses a été créée dans un laboratoire parisien de l'Institut d'astrophysique spatiale, par l'équipe de Louis Le Sergeant d'Hendecourt. Dans des conditions similaires à celle de l'espace (- 200 °C et sous vide), les scientifiques ont condensé des éléments présents dans le milieu interstellaire - eau (H2O), ammoniac (NH3) et méthanol (CH3OH) - sur un morceau solide de fluorure de magnésium (MgF2). Une technique importée par l'astrophysicien des Pays-Bas.

"Au départ, nous avons produit ces échantillons et nous les avons soumis aux ultraviolets pour étudier les caractéristiques de la glace interstellaire elle-même. Mais, lorsque nous arrêtions l'expérience, nous retrouvions systématiquement des résidus de matière organique. D'abord, nous n'y avons pas prêté attention. Puis nous avons fini par nous dire que cela avait peut-être son importance...", raconte Louis Le Sergeant d'Hendecourt. Il semble que les chercheurs aient été bien inspirés !

Un lointain ancêtre de l'ADN

De là, les fameux échantillons ont été confiés à l'équipe d'Uwe Meierhenrich et de Cornelia Meinert à l'Institut de chimie de Nice (université Nice-Sophia-Antipolis). Un laboratoire qui dispose, depuis 2008, d'un matériel de pointe pour l'étude de la composition moléculaire de mélange complexe : un chromatographe en phase gaz multidimensionnel... "Cet appareil est capable de détecter dix fois plus de molécules qu'un chromatographe traditionnel", précise Uwe Meierhenrich. "Pour faire simple, on solubilise les échantillons dans l'eau. On les injecte dans quelque chose qui ressemble à une colonne de distillation. Les molécules qui le composent montent le long de la colonne et, en fonction de leurs caractéristiques physiques, s'arrêtent à différents niveaux. On peut ensuite les récupérer et connaître leur masse de manière à les identifier", explique Louis Le Sergeant d'Hendecourt.

Grâce à cette technologie dernier cri, les chimistes ont ainsi pu déceler 26 acides aminés (composant des protéines) dans la comète artificielle. Parmi eux, un composé - la N-(2-aminoethyl)-glycine - serait l'un des constituants majeurs d'un lointain ancêtre de l'ADN : l'acide peptidique nucléique (APN). "Celui-ci serait, en fait, à l'origine des premières molécules capables de s'autorépliquer", indique Louis Le Sergeant d'Hendecourt.

Ces résultats doivent servir la mission spatiale européenne Rosetta qui doit permettre d'étudier la composition de la comète Tchourioumov-Guerassimenko à partir de 2015. "Dans un premier temps, cela va nous permettre de savoir quoi rechercher", déclare Uwe Meierhenrich, également impliqué dans la mission Rosetta. Mais, à terme, les scientifiques espèrent trouver le moyen d'étudier dans quelles conditions (température, pression, acidité, etc.) ces briques élémentaires peuvent avoir formé des systèmes vivants. "Si l'on arrive à faire ça, on aura déjà une bonne idée de comment la vie est apparue sur Terre", estime Louis Le Sergeant d'Hendecourt.


















De l'oxygène détecté dans l'atmosphère d'une lune de Saturne.

Mercredi 7 Mars 2012.

La découverte de cet élément favorable à la vie a été faite en analysant des données rapportées de Dioné par la sonde Cassini.

Comme toutes les découvertes liées à un élément propice au développement de la vie dans l'Univers, la nouvelle a fait sensation.

En analysant les données recueillies par la sonde Cassini en avril 2010, lors d'un survol de l'un des 62 satellites de Saturne, des chercheurs américains du Los Alamos National Laboratory ont découvert des molécules d'oxygène dans l'exosphère (couche lointaine de l'atmosphère) de Dioné. Coïncidence : cette lune, criblée d'impacts et couverte de glace, avait été découverte par Giovanni Domenico Cassini lui-même en 1684.

La présence d'une fine atmosphère entourant Dioné confirme une hypothèse formulée après la découverte par le télescope spatial Hubble d'une couche d'ozone en périphérie de cette lune. Car des doutes subsistaient encore sur la capacité de celle-ci à retenir une atmosphère du fait de sa faible densité. Pour autant, cela ne signifie en aucun cas que l'air de Dioné soit respirable, loin de là.

Selon les calculs de l'équipe de Robert Tokar et de Michelle Thomsen qui publie ses résultats dans la revue scientifique Geophysical Research Letters, sa concentration en oxygène n'excède pas un ion oxygène pour 11 centimètres cubes. Ce qui représente à peu près l'équivalent de ce que l'on trouve à 480 kilomètres de la surface de la Terre.

Quant aux molécules d'oxygène, sans lien avec la présence de vie organique, elles seraient le fruit du bombardement de la surface de Dioné par des ions produits par le champ magnétique de Saturne ou encore par des photons solaires. Les chercheurs pensent qu'en heurtant la glace qui recouvre le satellite ces particules libéreraient des ions oxygène. Pourquoi alors tant d'enthousiasme ?

Parce que le même phénomène pourrait bien se produire sur d'autres lunes de Saturne, telle Encelade, sur laquelle les scientifiques espèrent trouver, sous une épaisse couche de glace, un océan où aurait pu se développer une forme de vie comparable à celle que l'on trouve dans l'Antarctique.














Une nouvelle technique pour chercher la vie extraterrestre.

Lundi 5 Mars 2012.

Une étude de l'Observatoire européen austral (ESO), publiée dans la revue Nature, annonce la mise au point d'une technique qui permettrait de déterminer s'il y a de la vie sur d'autres planètes que la Terre.

Ce nouveau système se fonde sur l'analyse du reflet de la lumière de la Terre sur la Lune effectuée sur deux jours, le 25 avril et le 10 juin 2011:

"La faible résolution de l'intensité du spectre de l'atmosphère terrestre obtenu de l'espace révèle de forts signes de vie (biosignatures), tels que l'oxygène moléculaire ou le méthane."

L'équipe se sert du Very Large Telescope (VLT), situé dans le désert d'Atacama au Chili, pour observer la Lune qui agit "comme un miroir géant" en renvoyant la lumière de notre planète. Cela dans le but de trouver des indicateurs, comme certaines combinaisons de gaz dans l'atmosphère, considérés comme étant des signes de vie, explique El Mundo.

Le site Physics World raconte également que les astronomes se sont chargés d'étudier le "bord rouge" c'est-à-dire le changement de réflectivité de la planète en fonction de la longueur d'onde émise.

Cette observation a permis de montrer que quand l'onde est élevée, un changement brusque de la réflectivité de la planète se produit, ce qui est le signe d'une présence végétale:

"Aux plus courtes longueurs d'ondes, la chlorophylle absorbe très fortement et donc les plantes reflètent peu de lumière. Au-dessus de 700 nm, la chlorophylle n'absorbe pas la lumière, ce qui signifie que les feuilles sont capables de réfléchir la lumière du soleil de façon plus importante dans l'espace."

L'objectif est de faire de la Terre une référence, un point de comparaison, pour trouver de la vie sur d'autres planètes dans notre système solaire et au-delà de celui-ci.

On connaît à ce jour 760 de ces fameuses exoplanètes. L'analyse de la lumière qu'elles émettent ou absorbent pourrait permettre de retrouver ou non ces marqueurs présent dans le cas de la Terre et donc de définir si elles portent elles aussi la vie, aussi bien humaine que végétale.

Physics World précise que des mises à jour sur les télescopes devraient notamment permettre d'étudier la polarisation de la planète Jupiter, la plus grosse planète de notre système solaire, d'ici une dizaine d'années dit Nature.

Source : www.slate.fr














Un ancien océan Martien détecté par radar.

Jeudi 1er Mars 2012.

Le radar embarqué à bord de la sonde spatiale européenne Mars Express vient d'apporter de nouveaux éléments laissant à penser que la planète Mars a connu un passé bien plus humide qu'aujourd'hui, avec un immense océan recouvrant une grande partie de son hémisphère Nord.

Les dernières missions spatiales, de la Nasa comme de l'Agence spatiale européenne (ESA), ont toutes montré que de l'eau a coulé en abondance à la surface de Mars, avec notamment de nombreuses traces de ravinement et la présence de sédiments. Mais l'existence passée d'un ou plusieurs océans pendant des périodes de temps assez longues fait encore l'objet de débats. "La question de l'océan est assez primordiale, car s'il y a eu de l'eau en grande quantité et pendant longtemps, cela rend possible l'apparition de la vie", résume Olivier Witasse, responsable scientifique de la mission Mars Express à l'ESA.

"Avant la couverture radar de la surface martienne, toutes les observations précédentes ne regardaient en fait que la surface visible de la planète, explique Wlodek Kofman, de l'institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble." Ce chercheur travaille avec le radar Marsis, qui a participé aux dernières observations de la sonde Mars Express. "Le radar est unique, car il nous permet de sonder ce qu'il y a sous la surface, en profondeur", précise-t-il. Les grandes antennes de la sonde, d'une envergure totale de 40 mètres, envoient des ondes radio vers Mars et récupèrent celles qui sont réfléchies par la planète, certaines longueurs d'onde pénétrant jusqu'à des centaines de mètres de profondeur.



Un ancien Océan Martien découvert.

Un ancien Océan Martien découvert.


Pour la présente étude, publiée en janvier 2012 dans la revue Geophysical Research Letters, l'engin a notamment caractérisé les propriétés des roches jusqu'à une profondeur d'une centaine de mètres. Les chercheurs en ont déduit que presque tout l'hémisphère Nord de la planète est aujourd'hui recouvert par ce qui semble être des sédiments contenant de grandes quantités de glace. Autrement dit des roches qui correspondent parfaitement à la signature d'anciennes grandes étendues d'eau.

La différence est en tout cas très marquée avec l'hémisphère Sud, où le même signal n'est visible qu'autour du pôle Sud, là où il trahit la présence de glace comprise dans les roches de la calotte polaire. Vus de manière isolée, ces seuls signaux radar ne prouvent pas l'existence d'un ancien océan, mais ils se superposent presque parfaitement avec les contours des lignes de rivages repérés depuis des décennies sur des vues de Mars. "Le radar est un élément de plus qui vient renforcer l'hypothèse d'un océan ancien sur Mars, résume Wlodek Kofman. Mais pour en être absolument sûr, il faudra aller faire un forage sur Mars pour vérifier la nature des roches…"

"Cette nouvelle étude est vraiment intéressante et apporte de nouveaux éléments au dossier des océans martiens", estime Nicolas Mangold, spécialiste de la géologie martienne au laboratoire de planétologie et géodynamique de Nantes. En revanche, et les auteurs le reconnaissent, ces mesures indiquent la présence d'un océan assez tardif, il y a plus de 3 milliards d'années, dont on sait parfaitement qu'il n'a pas pu durer très longtemps, en tout cas pas assez longtemps pour que la vie puisse apparaître. Les traces d'un océan plus ancien et plus durable, signe d'une planète Mars chaude et humide à l'époque géologique du noachien, il y a 4 milliards d'années, sont encore introuvables. Les roches qui pourraient en porter les traces ont depuis été recouvertes par une forte activité volcanique.














GJ1214b : Un nouveau type de planète essentiellement composée d’eau.

Mercredi 22 Février 2012.

Hier, des astrophysiciens ont confirmé la découverte d’une exoplanète d’un nouveau genre. Celle-ci serait principalement composée d'eau et entourée d'une atmosphère épaisse et humide.

C’est en se basant sur des données récoltées par le télescope Hubble que des astrophysiciens ont annoncé hier avoir découvert un nouveau type d’exoplanètes. Initialement repérée en 2009, GJ1214b, située à 40 années-lumière de la Terre, serait un monde aquatique enveloppé d'une atmosphère épaisse et chaude.

Des caractéristiques qui empêchent ce nouveau type d'être classée dans les planètes dites telluriques (ou rocheuses) telles que la Terre, Vénus, Mercure ou Mars, dans les géantes gazeuses comme Jupiter et Saturne, ou encore dans les géantes glacées que sont Uranus et Neptune.

"GJ1214b ne ressemble à aucune planète que nous connaissons. Une importante fraction de sa masse est composée d'eau", explique ainsi un astronome du centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian. D'après les observations, son diamètre équivaudrait à 2,7 fois celui de la Terre et son poids serait sept fois plus important. Quant à sa température, elle devrait avoisiner les 232 °C. Toutefois, sa densité est moitié moins importante que celle de la Terre, ce qui suggère qu'elle a plus d'eau que la Terre et moins de roche.

"Les hautes températures et les hautes pressions pourraient former des matières exotiques comme de la 'glace chaude', ou de 'l'eau superfluide', substances qui sont complètement étrangères à notre expérience quotidienne", a déclaré l'astronome cité par l'AFP.

Source : www.maxisciences.com












Des milliards d'exoplanètes ont la masse de la Terre.

Jeudi 26 Janvier 2012.

Une équipe internationale d’astronomes a observé pendant 6 ans des millions d’étoiles ; Ils sont arrivés à la conclusion que les planètes en orbites autour des étoiles étaient la règle et non l'exception.

Au cours des 16 dernières années, les astronomes ont détecté et confirmé la présence de plus de 700 exoplanètes (planètes situées hors du système solaire). La plupart des exoplanètes connues ont été découvertes en détectant les effets de leur attraction gravitationnelle sur leur étoile ou en détectant le moment où la planète passe devant son étoile. Ces deux techniques permettent de repérer les planètes massives ou proches de leur étoile, voire les deux mais de nombreuses autres planètes ne peuvent pas être trouvées de la sorte.

Une équipe internationale d'astronomes a cherché pendant 6 ans des exoplanètes en utilisant une méthode totalement différente : les microlentilles gravitationnelles. Cette technique permet d’amplifier la lumière d'une étoile d'arrière-plan. Il faut toutefois avoir la chance de tomber sur un alignement très rare de l'étoile d'arrière-plan et de l'étoile « loupe » pour qu'un événement de microlentille puisse être vu. De plus, il faut que le plan de l'orbite de la planète soit vu par la tranche.

C’est la raison pour laquelle 6 années de recherche se sont avérés nécessaires pour finalement arriver à la conclusion que les planètes en orbites autour des étoiles sont la règle et non l'exception. Comme l’explique Arnaud Cassan (Institut d'Astrophysique de Paris), premier auteur de l'article publié hier dans Nature, "les données que nous avons obtenues montrent de manière remarquable que les planètes sont plus courantes que les étoiles dans notre galaxie. Nous avons également trouvé que les planètes les moins massives, comme les superTerres ou les Neptunes peu massifs, doivent être plus courantes que les planètes les plus massives."



Super-Terre (vision d'artiste).

Super-Terre (vision d'artiste).


Jean-Philippe Beaulieu (Institut d'Astrophysique de Paris), responsable de la collaboration PLANET ajoute : "La collaboration PLANET a été mise en place pour faire le suivi d'événements de microlentilles avec un réseau de télescopes situés tout autour du globe terrestre dans l'hémisphère sud, de l'Australie et de l'Afrique du Sud au Chili. Les télescopes de l'ESO ont fortement contribué à ces observations."

En détectant trois planètes, soit les astronomes ont eu une chance exceptionnelle (puisque la probabilité de passer à côté de ces planètes avec cette méthode est phénoménale), soit les planètes sont tellement abondantes dans la Voie Lactée que la chose était pratiquement inévitable. En combinant les informations concernant les trois exoplanètes confirmées avec celles de sept autres exoplanètes détectées au cours d'une précédente étude la conclusion est qu'une étoile étudiée sur six héberge une planète dont la masse est semblable à celle de Jupiter.

De plus, la moitié des étoiles ont des planètes de la masse de Neptune et deux tiers ont des super-Terres. Le programme d'observation permet de détecter des planètes situées à une distance de leur étoile comprise entre 75 millions de kilomètres et 1,5 milliard de kilomètres (dans le système solaire cet intervalle comprendrait toutes les planètes de Vénus à Saturne) et ayant une masse allant de cinq masses terrestres à 10 fois celle de Jupiter. "Nous avions l'habitude de penser que la Terre doit être unique dans notre Galaxie. Mais, maintenant, il semble qu'il y ait littéralement des milliards de planètes ayant une masse similaire à celle de la Terre en orbite autour des étoiles dans la Voie Lactée,"conclut Daniel Kubas, coauteur principal de cet article, rapporte notre-planete.info.

Source : www.maxisciences.com












Il y a plus de planètes que d'étoiles dans notre galaxie.

Jeudi 12 Janvier 2012

Il y a plus de planètes que d'étoiles dans notre galaxie, où le système solaire a pourtant été longtemps considéré comme une exception, selon une étude publiée mercredi 11 janvier par une équipe internationale d'astronomes. Des étoiles entourées de planètes, c'est donc "la règle, plutôt que l'exception" au sein de la Voie lactée, résume Arnaud Cassan, de l'Institut d'astrophysique de Paris, principal auteur de l'article qui paraît dans la revue scientifique britannique Nature. Selon les calculs statistiques de son équipe, il y a en moyenne 1,6 planète par étoile dans notre galaxie.

"Les planètes sont d'autant plus nombreuses qu'elles sont petites", précise M. Cassan. D'après les estimations de ces astronomes, 17 % des étoiles ont une planète d'une masse comparable à celle de Jupiter, 52 % des planètes de la taille de Neptune et 62 % des "super-Terre", des planètes cinq à dix fois plus massives que la Terre. "Il semble qu'il y a littéralement des milliards de planètes ayant des masses similaires à la Terre en orbite autour d'étoiles dans la Voie lactée", relève son collègue Daniel Kubas dans un communiqué de l'Observatoire austral européen (ESO), installé au Chili.

Plus de sept cents exoplanètes ont été découvertes en seize ans, dont seulement une douzaine par "microlentille", la technique utilisée par l'équipe d'Arnaud Cassan, qui a étudié pendant six ans des millions d'étoiles, en recherchant de tels effets de loupe. Il s'agit d'un phénomène rare qui se produit lorsque deux étoiles sont parfaitement alignées dans notre ligne de visée : la masse de la plus proche va amplifier la lumière de la plus éloignée. L'intérêt : "Par la technique de microlentille, même une planète de très faible masse sera détectable", relève M. Cassan.

Alors que l'équipe d'Arnaud Cassan s'est intéressée aux étoiles solitaires, une autre étude également publiée mercredi dans Nature montre que 1 % des étoiles étroitement associées par paire ("étoiles binaires") pourraient avoir une exoplanète géante en orbite autour du couple. Notre galaxie compterait des millions d'exoplanètes de ce type, ayant plusieurs soleils, selon William Welsh (université de San Diego














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