Actualités Exoplanètes et Exobiologie : 2013

Ces actualités de l'année 2013 ne prétendent pas couvrir toute l'actualité des découvertes cosmologiques, mais ont plutôt pour but de mettre en évidence certains faits qui prouvent que l'Exobiologie progresse à grand pas :-)

L'Exobiologie est une science interdisciplinaire qui a pour objet l'étude des facteurs et processus, notamment géochimiques et biochimiques, pouvant mener à l'apparition de la vie, d'une manière générale, et à son évolution. Cette science a pour objet la possibilité de vie dans le système solaire (en particulier sur les astres suivants : Mars, Europe, Titan ou Encelade), mais aussi sur les exo-planètes i.e. les planètes extrasolaires.

L'Exobiologie concerne la recherche de vie extraterrestre sous quelque forme que ce soit, y compris intelligente (Cf : Le programme SETI)

Découverte d'exoplanètes, mise en évidence d'eau et de méthane sur Mars, découverte de matière organique sur certains corps célestes, probabilité de l'apparition de la Vie, nouvelles définitions de ce qu'est la Vie, sont les principaux axes de ce chapître du site Theudericus









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Actualités Exobiologie 2013 :





De l'eau dans l'atmosphère de cinq exoplanètes.

04 Décembre 2013

Deux équipes sont parvenues à déceler, avec une précision inégalée, la présence de vapeur d'eau autour de géantes gazeuses hors du système solaire.

C'est un pas de plus vers la découverte de ces mondes mystérieux et lointains que constituent les exoplanètes. Deux équipes de chercheurs distinctes - l'une dirigée par Drake Deming, de l'Université du Maryland, l'autre par Avi Mandell, de la Nasa - viennent de réussir à déceler, de manière concluante et relativement précise, la présence de molécules d'eau dans l'atmosphère de cinq planètes en orbite autour d'autres étoiles que le Soleil.

Toutes ces planètes sont des Jupiter chauds (des géantes gazeuses) relativement proches de leur étoile et relativement peu éloignées de notre Terre. Il s'agit de WASP-17b (située à 1 000 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Scorpion), de HD209458b (150 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Pégase), de WASP-12b (600 années-lumière, dans la constellation du Cocher), de WASP-19b (800 années-lumière, dans la constellation des Voiles) et de XO-1b (600 années-lumière de la Terre, dans la Couronne boréale). La signature des molécules d'eau a pu être repérée grâce à la Wide Field Camera 3 du télescope Hubble.

En pratique, ce que les scientifiques observent, c'est le spectre lumineux des exoplanètes. Ils regardent de quelle manière l'atmosphère d'une planète donnée absorbe la lumière émise par son étoile, c'est-à-dire la manière dont elle la restitue. Certaines longueurs d'onde peuvent, par exemple, avoir disparu et signer la présence de tel ou tel élément. À partir de là, les chercheurs parviennent, peu à peu, à déduire la composition des atmosphères des exoplanètes. Dans le cas présent, la signature de l'eau s'est révélée plus forte pour Wasp-17b et HD209458b que pour les autres. "Ces travaux ouvrent la porte à des comparaisons sur la quantité d'eau présente dans les atmosphères de différents types d'exoplanètes, par exemple entre les plus chaudes et les plus froides d'entre elles", a expliqué Avi Mandell, planétologue de la Nasa et auteur principal de l'une des deux études.

Les indications concernant la présence d'eau sont toujours précieuses dans la mesure où, pour les exobiologistes, ces scientifiques qui traquent la vie extraterrestre, l'eau est une sorte de sésame. Sa présence, sous forme liquide, est synonyme de possibilité d'une vie. Alors, même s'il ne s'agit ici que de vapeur, l'exploit vaut son pesant d'or. D'autant que la distance qui sépare les chercheurs de leur objet d'étude exclut, pour l'heure et pour longtemps encore, toute mission d'exploration directe. Les astronomes rivalisent donc d'efforts afin d'élaborer des outils et des techniques d'études innovants.














Notre Galaxie pourrait abriter des milliards de planètes habitables.

Lundi 04 Novembre 2013.

Et si la Voie Lactée était une grande colocation? Des milliards de planètes de taille terrestre en orbite autour d'étoiles similaires au Soleil dans notre galaxie seraient potentiellement habitables, ont estimé lundi des astronomes.

Une étoile sur cinq similaire au soleil dans la Voie Lactée, qui en compte quelque 55 milliards, a en orbite une planète, dont la taille est similaire ou proche de celle de la Terre, qui se trouve ni trop éloignée ni trop rapprochée de leur astre, ce qui permet des températures sous lesquelles l'eau peut exister et les rend potentiellement habitables.

Les scientifiques se sont basés sur les données des trois premières années d'observation par le télescope Kepler, aujourd'hui hors service.

Des milliards de planètes habitables !

Des milliards de planètes habitables !



"Des planètes comme la Terre sont relativement fréquentes dans toute la Voie Lactée. Cela signifie que, parmi les milliers d'étoiles que l'on voit dans le ciel la nuit, la plus proche, similaire au Soleil avec une planète en orbite autour d'elle d'une masse comparable à la Terre dans la zone (où elle serait) habitable, se trouve probablement à seulement douze années lumière (une année-lumière équivaut à 9.461 milliards de km) et est visible à l'oeil nu", a relevé l'astronome Erick Petigura, de l'Université de Californie à Berkeley, principal auteur de ces travaux.

L'étude est publiée dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS) et a été présentée à la conférence sur Kepler qui se tient cette semaine à Moffett Field, en Californie. "Ces résultats font penser que des planètes comme la Terre sont relativement fréquentes dans toute la Voie Lactée", relève Andrew Howard, un astronome à l'Institut d'Astronomie de Hawaii, coauteur.

Sur la base des trois premières années de données collectées par Kepler, les astronomes ont détecté 3.538 exoplanètes potentielles, dont 833 confirmées. Parmi ces dernières, 647 sont de taille terrestre, dont seulement 104 se trouvent dans une zone leur permettent d'être habitables, et dix paraissent être rocheuses comme la Terre, a indiqué Jason Rowe, de l'Institut SETI, lors d'une conférence de presse.

Après les deux premières années d'analyses des données de Kepler, les astronomes n'avaient trouvé que 351 exoplanètes de taille terrestre.

Mais le fait qu'une planète de masse comparable à la Terre, et qui se trouve dans une zone où elle pourrait être habitable, ne la rend pas forcément propice à la vie, insistent ces scientifiques. "Certaines pourraient par exemple avoir des atmosphères trop épaisses, rendant les températures à sa surface trop chaudes pour des organismes vivants", a noté Geoffrey Marcy. "En fait nous ignorons encore l'étendue des types de planètes et de leurs environnements où la vie pourrait exister", a-t-il dit.














La barre des 1000 exoplanètes découvertes est franchie.



Mercredi 24 Octobre 2013.

Les astronomes ont franchi une barre symbolique mardi 22 octobre, celle des 1000 exoplanètes découvertes. Sur le site internet qui leur est consacré, Exoplanet.eu, on en dénombre désormais 1010.

La 1000e s'appelle WASP-99 b, du nom de l'observatoire WASP-South (Wide Angle Search for Planets) situé en Afrique du Sud. Malheureusement, il n'en existe aucune photo, car ces mondes sont trop lointains pour être observés. Ils ne sont détectés qu'indirectement, en observant les variations qu'ils font subir à leur étoile.

Les exoplanètes sont des planètes lointaines, situées hors de notre Système solaire. La première a été découverte en 1995 par le Suisse Michel Mayor et Didier Queloz. La plupart sont des planètes constituées de gaz, comme Jupiter. Aucune, pour l'instant, n'a été qualifiée d'habitable.














Le sol de Mars renferme plus d'eau que prévu !

Vendredi 27 Septembre 2013

LOS ANGELES, Californie (Reuters) - Le sol de Mars contient une quantité surprenante d'eau, révèlent les analyses d'échantillons prélevés par le robot "Curiosity" qui s'est posé sur la "planète rouge" en août 2012.

"Cela a été pour nous une surprise", a commenté jeudi Laurie Leshin, spécialiste de Mars à l'Institut polytechnique Rennselaer. "Le sol à la surface ressemble un peu à une éponge qui aspire tout de l'atmosphère".

Un échantillon de sable fin recueilli par "Curiosity" peu après son arrivée sur Mars montre que le sol de la planète, que l'on croyait jusqu'ici sèche, contient environ deux pour cent d'eau.

Le sol de Mars renferme plus d'eau que prévu !

Le sol de Mars renferme plus d'eau que prévu !



L'eau a été mesurée en chauffant une infime fraction du sol à la température de 835°C à l'intérieur du laboratoire de chimie du "rover" et en analysant les vapeurs de gaz émises.

Les scientifiques ont également découvert, outre de l'eau et du CO2, que les sables de Mars renfermaient des réactifs chimiques appelés perchlorates.

La semaine dernière, les scientifiques avaient annoncé que l'atmosphère de Mars ne renfermait jusqu'ici pas de méthane, un gaz lié sur la Terre à la vie.














Peu de chances de trouver de la vie sur Mars selon Curiosity.

Vendredi 20 Septembre 2013

CAP CANAVERAL, Floride (Reuters) - Le robot de la NASA Curiosity n'a pas détecté de méthane sur la planète Mars, un gaz qui indique la présence d'activités biologiques, ont annoncé jeudi des responsables.

Curiosity s'est posé sur la planète rouge en août 2012 pour tenter de déterminer si Mars, comme la planète Terre, abrite ou a abrité les ingrédients de base de la vie.

Depuis dix ans, des scientifiques avaient indiqué avoir observé des panaches de méthane dans l'atmosphère martienne.

Les chercheurs avaient ainsi espéré trouver jusqu'à six fois plus de méthane que les quantités détectées par Curiosity.

"C'est contradictoire", a déclaré à Reuters Christopher Webster, chercheur au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa.

"Subitement, toute l'interprétation basée sur de précédentes observations est faussée".

Christopher Webster a indiqué qu'il était possible mais peu probable que le manque de méthane soit lié à l'endroit où s'est posé le robot explorateur, près de l'équateur martien.

"Bien sur, c'est décevant", a confié le scientifique. "Nous aurions aimé trouver des quantités importantes de méthane", a-t-il dit.

Curiosity va continuer d'analyser des échantillons d'air pour tenter de déterminer si le gaz est présent sur la planète rouge et poursuivre ses analyses géologiques.














Combien de temps la Terre sera-t-elle encore habitable ?

Jeudi 19 Septembre 2013

Ensuite, l'eau liquide disparaîtra en raison de l'augmentation de la température à la surface de notre planète. Et la vie s'éteindra. L'homme, lui, aura disparu depuis bien longtemps.

La Terre est née du Soleil. Et le Soleil détruira la Terre. Oui mais quand? Surtout, combien de temps reste-t-il à la vie sur notre planète? Une question essentielle pour l’homme mais aussi pour déterminer les possibilités d’apparition d’une vie extraterrestre. Il apparaît en effet que peu de planètes, parmi le millier d’exoplanètes découvert en dehors du système solaire, se trouve dans une situation, vis-à-vis de leur étoile, compatible avec l’émergence d’une forme de vie telle que nous la concevons.

Une étude dirigée par Andrew Rushby, de l’école des sciences de l’environnement de l’université d’East Anglia (UEA) en Grande-Bretagne, conclut à une période d’habitabilité restante comprise entre 1,75 et 3,25 milliards d’années. "Le concept de “zone habitable” utilisée pour ces estimations définit la distance entre une planète et son étoile compatible avec la présence d’eau liquide à sa surface" explique le chercheur dont les résultats doivent été publiés dans le journal Astrobiology du 19 septembre 2013.

L’équipe de l’UEA a fait appel aux modèles d’évolution des étoiles pour obtenir ce résultat. Zone et période habitable se confondent dans la mesure où elles représentent la distance qui nous sépare, dans le temps, de la «zone chaude» qui verra les océans commencer à s’évaporer sous l’effet de la chaleur du Soleil devenu trop proche. «Nous devrions voir alors une extinction catastrophique et finale de toute vie», indique Andrew Rushby. Le « nous » est, bien entendu, une façon de parler...

"Les conditions pour les formes complexes de vie, dont l’homme, deviendront impossible bien avant et le phénomène sera accéléré par le changement climatique anthropique", précise le chercheur. "Les humains auront des problèmes dès que la température augmentera et, à la fin, il ne restera que des microbes dans quelques niches pour supporter la chaleur".

A l’inverse, projetons-nous dans le passé. La vie sur Terre pourrait être apparue il y a 3,5 à 3,8 milliards d’années, soit environ un milliard d’années après la formation de notre planète à partir de la nébuleuse solaire. Bien après, il y a 400 millions d’années, des insectes existaient. Puis des dinosaures, il y a 300 millions d’années, des fleurs il y a 130 millions d’années. Et des hommes modernes il y a seulement 200.000 ans.

C’est dire le délai nécessaire pour d’une vie intelligente apparaisse sur une planète, même lorsque les conditions requises sont rassemblées. Il faudrait donc une période habitable d’une longueur similaire pour qu’une vie évoluée se soit développée ailleurs dans notre galaxie. Andrew Rushby souligne que nous avons évolué pendant 75% de la période habitable pour aboutir à ce que nous sommes aujourd’hui.

L’étude du millier d’exoplanètes connues à ce jour montre qu’il en existe fort peu. «Nous avons comparé la Terre à huit autres planètes qui se trouve actuellement dans leur zone d’habitabilité, y compris Mars et nous avons découvert que celles que plus la masse de l’étoile autour de laquelle elles sont en orbite est faible plus la période d’habitabilité a tendance à être longue», indique Andrew Rushby.

Le modèle des chercheurs a été appliqué à l’exoplanète Kepler 22b dont la période habitable s’est révélée comprise entre 4,3 et 6,1 milliards. Celle de Gliese 581d apparaît comprise entre 42,4 et 54,7 milliards d’années... "Cette planète pourrait rester tiède et agréable pendant une durée dix fois supérieure à celle de l’existence de l’ensemble du système solaire..."

Formidable! Il suffira donc de changer de planète dès qu’il commencera à faire trop chaud sur la nôtre! En fait, l’exode posera un petit problème. Même si l’on découvrait une exoplanète habitable à moins de 10 années-lumière de la Terre, il faudrait à l’homme des centaines de milliers d’années pour s’y rendre avec la technologie actuelle des vaisseaux spatiaux.

Pour Andrew Rushby, si nous devions émigrer vers une autre planète, Mars resterait le meilleur choix. Plus éloignée du Soleil, la planète rouge restera habitable jusqu’à la fin de la vie de notre étoile, soit dans environ 6 milliards d’années. Un constat qui peut nous faire apprécier différemment les missions des robots qui arpentent Mars actuellement. Déjà, il est clair que notre prochaine planète ne sera pas aussi confortable que l’actuelle. A moins de réaliser de considérables travaux d’aménagement...














Gliese 1214 b, une exoplanète à l'atmosphère riche en eau ?

Lundi 09 Septembre 2013

Des chercheurs japonais viennent de mettre en évidence la présence d'eau dans l'atmosphère de l'exoplanète GJ 1214 b, située à environ 40 années-lumière du Soleil, dans la constellation d'Ophiuchus.

Découverte en 2009, Gliese 1214 b (ou GJ 1214 b) est une super-terre située à un peu plus de 40 années-lumières de nous. Les scientifiques avaient déjà émis l'hypothèse que cette planète était riche en eau, voire même recouverte d'un gigantesque océan de glace. Mais aucune donnée n'avait permis de l'affirmer, du moins jusqu'ici.

Grâce à une nouvelle étude publiée dans la revue "The Astrophysical Journal", des scientifiques japonais viennent de démontrer que l'atmosphère de la planète contient bel et bien de l'eau.

Les super-terres sont des exoplanètes rocheuses, à l'instar de la Terre, mais beaucoup plus massives. Ainsi, Gliese 1214 b a un diamètre 2,6 fois plus important que notre planète et une masse 5,5 à 7,5 fois supérieure. Pour en savoir plus sur elle, les scientifiques japonais ont utilisé deux caméras optiques équipant le télescope Subaru afin d'analyser la composition de son atmosphère. Pour cela, les scientifiques attendent que la planète passe devant son étoile puis analyse la lumière qui a traversé l'atmosphère.

Une atmosphère riche en eau ou chargée de nuages ?

Dans le cas présent, les chercheurs se sont servis du phénomène de diffusion Rayleigh. Cette dispersion de la lumière se produit lorsque les particules lumineuses se dispersent dans un milieu sans qu'il y ait de changement dans la longueur d'onde. Grâce à ce phénomène, les astronomes sont en mesure de déterminer de quoi est composé l'atmosphère traversé par la lumière.

Pour GJ 1214 b, ils ont installé un filtre bleu sur les caméras du télescope, afin de déterminer l'intensité de la diffusion Rayleigh. La planète s'est alors révélée présenter une faible diffusion, indiquant une atmosphère riche en eau. Néanmoins, il existe une autre possibilité expliquant un tel résultat : que l'atmosphère dominée par de l'hydrogène soit très nuageuse. Les astronomes prévoient donc d'autres mesures pour savoir exactement ce qu'il en est.

Peu propice à la vie

En tout cas, il est peu probable que l'exoplanète abrite de la vie telle qu'on la connait. En effet, elle orbite extrêmement près de son étoile, une naine rouge, sa température de surface atteint ainsi les 200°C, et son épaisse atmosphère, de même que la pression atmosphérique énorme qui y règne, font que toute son eau est probablement sous forme de glace à haute pression. Pas vraiment une destination de rêve donc.














Mars : des chutes de neige auraient façonné les vallées de la planète rouge !

Jeudi 25 Juillet 2013

Des chercheurs américains et français proposent une explication pour la formation de certaines vallées martiennes : celles-ci auraient été creusées par des chutes de pluie et de neige.

Les preuves d'une présence ancienne d'eau liquide sur Mars ne manquent pas : canyons, lits de rivières, traces d'érosions. Les pôles martiens sont même recouverts par une calotte glaciaire. Mais quant à savoir si cette eau tombait sous forme de précipitations ou restait sagement au sol, la question fait toujours débat.

Des chercheurs de l'université de Brown, de Chicago et du Laboratoire de Météorologie Dynamique à Paris viennent peut être de trouver la réponse. Non seulement, ils affirment que de la pluie et de la neige sont tombées sur Mars, mais aussi que celles-ci auraient façonné ses vallées !

L'effet de "foehn" :

Leur étude, parue dans Geophysical Research Letters, met en évidence quatre zones où des vallées auraient été creusées par des précipitations. L'explication implique l'effet de "foehn", un phénomène bien connu des météorologues. En présence de montagnes, les vents chargés en humidité montent sur un des flancs et se dessèchent en arrivant au sommet, causant des précipitations.

Des neiges sur Mars !

Des neiges sur Mars !



Arrivés en haut, ces vents devenus chauds et secs redescendent de l'autre côté. On peut observer ce phénomène notamment dans la cordillère des Andes, en Amérique du Sud : les vents venant de l'océan pacifique à l'Ouest remontent les montagnes, créant un climat tropical humide. De l'autre côté, les vents extrêmement secs descendent et s'abattent sur les déserts, comme celui d'Atacama au Chili.

Dans une moindre mesure, on observe ce phénomène en France dans les Alpes. On appelle ces vents les "mangeurs de neige", car ils peuvent faire fondre le couvert neigeux en très peu de temps.

Des chutes de neige :

Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont eu recours à une simulation informatique nouvellement développée, le GCM (general circulation model), qui prend en compte les vents et la composition de la jeune atmosphère martienne.

En y ajoutant les précipitations, le modèle décrit de manière efficace la formation de ces vallées, avec des traces de précipitations sur les flancs des montagnes. Le modèle utilisé suppose un climat froid, ce sont donc des chutes de neige qui ont été modélisées. Mais les chercheurs indiquent que des périodes de réchauffement étaient très fréquentes, faisant fondre les neiges et écouler l'eau le long des pentes.

La prochaine étape consiste à modéliser la fonte des neiges et analyser son effet. Est-ce l'eau qui a érodé ces vallées, ou la couche de neige aurait pu s'en charger toute seule ? Dans les deux cas, cette étude apporte déjà de précieuses informations sur le climat de la planète rouge il y a des milliards d'années, et aide à mieux comprendre la formation de ses paysages.



Source : Le site MaxiSciences.












60 milliards de planètes pourraient être habitables dans la Voie lactée.

Jeudi 04 Juillet 2013

Selon une nouvelle étude menée par des astronomes, les planètes orbitant autour de naine rouge et présentant une atmosphère nuageuse pourraient aussi être habitables. Ceci porte à quelque 60 milliards le nombre de planètes qui pourraient abriter de la vie dans notre galaxie, la Voie lactée.

Alors que la quête de vie extraterrestre motive depuis des décennies de nombreux astronomes, on ne saura bientôt plus où donner de la tête pour la rechercher. En effet, les spécialistes viennent une nouvelle fois de revoir à la hausse le nombre de planètes susceptibles d'abriter la vie. Selon l'étude publiée dans la revue Astrophysical Journal Letters, ce serait en réalité 60 milliards de planètes qui pourraient être habitables dans notre Voie lactée.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs se sont concentrés sur l'étude de planètes orbitant autour d'étoiles appelées naines rouges. Il s'agit des étoiles les plus nombreuses dans l'Univers. Aussi, "la plupart des planètes de la Voie lactée orbitent autour de naines rouges", explique Nicolas Cowan, du Northwestern's Center for Interdisciplinary Exploration and Research in Astrophysics. Mais ces étoiles sont plus petites et moins chaudes que le Soleil. Ceci implique que pour qu'une telle planète soit habitable, elle doit se situer plus près de son étoile que les autres.

Des exoplanètes autour des Naines Rouges.

Des exoplanètes autour des Naines Rouges.



Jusqu'ici, les spécialistes supposaient donc que chaque naine rouge abritait au moins une planète habitable, c'est-à-dire un objet se trouvant ni trop loin, ni trop près, ce qui autorise la présence d'eau à l'état liquide à sa surface. Toutefois, ce chiffre serait bien sous-estimé, selon les auteurs de l'étude qui soulignent l'importance d'un facteur trop négligé : les nuages. En effet, "les nuages causent à la fois le réchauffement et le refroidissement de la Terre", précise Dorian Abbot, co-auteur de l'étude et professeur assistant en sciences géophysiques à l'UChicago.

"Ils reflètent la lumière du soleil pour refroidir les choses et ils absorbent les radiations infrarouges depuis la surface pour provoquer un effet de serre. C'est ce qui contribue à garder la Terre suffisamment chaude pour abriter la vie", ajoute t-il. Au vu d'un tel effet, la zone habitable située autour des naines rouges pourrait donc être bien plus étendue qu'on ne pensait jusqu'ici. Un facteur confirmé par les simulations informatiques réalisées par les chercheurs.

Les résultats ont montré que s'il n'y a pas d'eau à la surface d'une planète, des nuages d'eau se forment. Ces derniers ont alors un effet de refroidissement significatif sur la portion interne de la zone habitable, qui permet aux planètes de maintenir de l'eau à leur surface, même à des distances réduites de leur étoile. Une telle découverte double ainsi le nombre de planètes habitables que pourrait abriter chaque naine rouge et a une importance cruciale dans la quête de vie sur d'autres mondes.

"Un thermostat qui rend de telles planètes plus clémentes implique que nous n'avons pas à chercher aussi loin pour trouver une planète habitable", souligne Nicolas Cowan dans un communiqué. Reste que la découverte et le rôle des nuages demeurent encore à confirmer. Pour cela, les chercheurs prévoient d'utiliser le télescope spatial James Webb qui sera mis en orbite en 2018 afin de mesurer la température des planètes à différents points de leur orbite.

"Si une exoplanète manque de couverture nuageuse significative, les astronomes mesureront les températures les plus élevées lorsque l'hémisphère 'jour' de la planète fera face au télescope, ce qui se produit lorsque la planète est du côté le plus éloigné de son étoile. Dès que la planète reviendra pour montrer son hémisphère sombre au télescope, les températures atteindront leur point le plus bas", détaille Jun Yang, autre co-auteur de l'étude.

"Mais si des nuages hautement réfléchissants dominent le côté 'jour' de l'exoplanète, ils bloqueront une grande partie des radiations infrarouges. Dans cette situation, vous mesurerez les températures les plus basses lorsque la planète est sur son côté opposé, et les plus chaudes lorsque vous observez le côté 'nuit'", ajoute t-il encore. Cowan et ses collègues attendent donc avec impatience de pouvoir continuer les observations afin de confirmer leur découverte et de peut-être ouvrir une nouvelle voie dans la quête des planètes habitables.












A quoi sert la recherche sur les exoplanètes ?

Lundi 22 Avril 2013

Deux nouvelles planètes hors du système solaire, des exoplanètes, viennent d'être découvertes, bien qu'elles ne pourront sans doute jamais faire l'objet d'une mission spatiale. Quel intérêt dès lors d'étudier ces confins de l'univers ?

Atlantico : Deux nouvelles planètes ont été découvertes en dehors du système solaire. Elles ressembleraient à la Terre: que signifie cette découverte ? Comment les scientifiques en sont arrivés à ces conclusions ?

François Forget : Depuis plusieurs années plusieurs méthodes ont été développées pour détecter la présence de planètes. Parmi celle ci, la méthode utilisée par le télescope Spatial Kepler consiste à détecter la légère baisse de luminosité lorsque une planète passe devant son étoile vue de la Terre. On appelle cela un "transit". Pour cela il faut avoir la chance de voir le système par la tranche depuis la Terre. Il faut donc un peu de chance mais Kepler scrute depuis plusieurs années une même partie du ciel contenant plus de 150 000 étoiles.

Kepler a détecté plus de 2000 planètes candidates, mais une fraction pourrait n'être des illusions dues à d'autres étoiles dans le champ. Lorsqu'il y a un système multiple ou lorsque l'on peut confirmer la présence de l'étoile avec une autre méthode ("vélocimétrie radiale", voir ci-dessous), la planète est confirmée, et c'est le cas des dernières planètes annoncées par la NASA.

Cette méthode permet aussi d'estimer la taille des planètes, parfois leur masse, et la distance entre l'étoile et la planète (à partir de la durée de la révolution). A partir de ces informations, connaissant l'étoile on peut estimer si la planète a une chance d’être propice à l'eau liquide, la condition nécessaire pour la vie telle que nous la connaissons et telle que nous pouvons l'imaginer.

Si elle est trop près de son étoile, l'eau ne peut être présente que sous forme de vapeur, et si elle est trop loin, sous forme de glace (tout au moins en surface). Pour une certaine gamme d'orbite ("la zone habitable"), on peut dire qu'il n'est pas impossible que de l'eau liquide (lacs, océans) soit présente à la surface. Mais attention, détecter des planètes de taille proche de la Terre et dans la zone habitable ne veut absolument pas dire que ces planètes sont réellement propice à la vie. Cela signifie simplement qu'il n'est pas impossible qu'il y ait de l'eau liquide en surface...

L’éloignement de ces planètes rend impossible une quelconque mission : du coup, à quoi peut bien servir cette découverte ?

En effet il faut au moins des centaines de milliers d'années pour rejoindre les étoiles les plus proches. Découvrir de telles étoiles qui ressemblent à la Terre (par leur taille et la quantité d'énergie stellaire qu'elles reçoivent) a deux grands intérêts.

D'une part chaque découverte confirme peu à peu que les planètes de ce type sont communes et que une grande fraction d'étoiles dans notre galaxie possède ce type de planète. Nous n'en savions rien il y a quelques années, et cela nous dit que la probabilité de trouver des planètes propices à l'eau liquide en surface (et donc peut-être à la vie) est haute.

Imaginez les conclusions si nous découvrions que les planètes comme la Terre sont exceptionnelles ! D'autre part, pour les planètes les plus proche du soleil (a quelques dizaines d'années-lumière), on peut envisager dans un avenir pas si lointain de détecter et caractériser la présence d'une atmosphère, sa composition, le climat, etc...

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/quoi-sert-recherche-exoplanetes-francois-forget-703975.html#frKi6JhEp8Ii5eBo.99












Le télescope Kepler repère deux exoplanètes en "zone habitable".

Vendredi 19 Avril 2013

CAP CANAVERAL, Floride (Reuters) - Le télescope spatial Kepler de la Nasa a détecté deux exoplanètes situées dans une "zone habitable" par rapport à leur étoile, et donc susceptibles d'abriter une forme de vie, ont rapporté jeudi des scientifiques américains.

Au total, environ 700 planètes ont été découvertes en dehors de notre système solaire depuis 1995.

Parmi les nouvelles à avoir été détectées figurent deux planètes en orbite autour d'une étoile appelée Kepler-62, à 1.200 années lumière de nous, dans la constellation de la Lyre.

Les deux planètes de Kepler-62, qui ont 1,5 fois la taille de la Terre, sont situées à la bonne distance de leur étoile pour avoir à leur surface une eau liquide, élément capital pour l'apparition et le développement de la vie.

"Ces deux planètes-là sont les meilleures candidates pour être habitables(...)", a expliqué un des scientifiques suivant le télescope Kepler, William Borucki, du Centre de recherches Ames de la Nasa, lors d'une conférence de presse.

Selon les modélisations, ces deux planètes, désignées sous les noms de Kepler-62e et Kepler-62f, sont vraisemblablement telluriques, composées de roches, de glace et d'un mélange de roche et de glace.

Le système solaire de Kepler-62 comporte trois autres planètes, mais situées trop près de leur étoile pour abriter une forme de vie.

Le télescope Kepler mesure les infimes oscillations de lumière venant des étoiles. Ces oscillations peuvent être causées par le passage d'une planète devant l'étoile, qui diminue brièvement le rayonnement émis par l'astre.

Les scientifiques ont également découvert tout récemment deux planètes en orbite autour d'une autre étoile, Kepler-69, située à 2.700 années lumière de nous dans la constellation du Cygne. L'une des deux se trouve en lisière de la "zone habitable".

Il faudra à l'avenir des télescopes plus puissants que Kepler pour recueillir des données permettant de dire si les exoplanètes situées en "zone habitable" recèlent véritablement de l'eau.

"Nous progressons vers la découverte des premiers mondes comparables à la Terre", a expliqué l'astronome Thomas Barclay, de l'institut de recherche sur l'environnement












Cent milliards de planètes semblables a la Terre dans notre Galaxie.

Jeudi 04 Avril 2013

Des chercheurs de l'Université d'Auckland ont publié un nouveau mode de calcul pour inventorier le nombre de planètes semblables à notre Terre et, selon leur méthode, ce nombre serait de l'ordre de 100 milliards. Ce nouvel outil utilise une technique appelée microlentille gravitationnelle, actuellement développée dans le cadre d'une collaboration scientifique entre le Japon et la Nouvelle-Zélande.

L'auteur principal de ces travaux, le Professeur Phil Yock, de l'Université d'Auckland, souligne que ce calcul repose sur l'analyse des données cosmologiques provenant de la NASA et du télescope spatial Kepler.

Ces travaux rappellent que le télescope Kepler a permis d'estimer à 17 milliards le nombre de planètes qui peuplent notre Voie lactée. Ces planètes sont généralement plus chaudes que la Terre, mais certaines pourraient être d'une température similaire et s'avérer propices à la vie, notamment si elles sont en orbite autour d'une étoile basse température, comme une naine rouge.

Cette étude propose donc d'évaluer le nombre de planètes semblables à la Terre en prenant en compte les orbites allant jusqu'à une distance deux fois supérieure à celle qui séparent la Terre du Soleil.

Cent milliards de Terre !

Cent milliards de Terre !



"Sous réserve de confirmation de nos estimations par recoupement à l'aide de différentes méthodes de nos observations, nous avons de bonnes raisons de penser qu'il existe au moins 100 milliards de planètes habitables dans notre seule galaxie" Souligne le professeur Yock.

La première planète extra solaire n'a été détectée qu'en 1995 car il est très difficile de repérer un minuscule objet sombre orbitant autour d'une étoile brillante. Mais grâce aux mesures de déviation de la lumière résultant du phénomène de microlentille gravitationnelle prévu par Einstein en 1936, des astrophysiciens peuvent à présent espérer détecter dans un futur proche une multitude de planètes de la taille de la Terre en utilisant un réseau mondial de télescopes robotisés.












Et si les extraterrestres n'étaient pas comme nous l'imaginons ?

Jeudi 14 Mars 2013

L'intelligence humaine se basant sur des choses connues sur Terre, comment imaginer une forme de vie n'existant pas sur la Planète bleue ? Cette limite de l'espèce humaine est certainement un frein à la reconnaissance d'une forme de vie extraterrestre.

La vie extraterrestre a toujours réussi à interroger des centaines de milliers de personnes, et plus particulièrement les scientifiques. Cependant, une vie dans le Cosmos est très peu probable comme le sous-entend Charles Cockell, Directeur du Centre d’Astrobiologie à l’Université d’Edimbourg, en Ecosse. "L’omniprésence de la vie sur Terre nous laissent à croire qu’une vie extraterrestre existe. Sur notre Planète, le carbone a permis aux micro-organismes d’avoir de l’énergie et de vivre. Ceci s’est déroulé sur Terre et il est très peu probable que ces évènements se soient produits sur d’autres planètes" a-t-il déclaré relayé par Space.com.

L'absence de vie est l'origine de la vie

En effet, la théorie de l’évolution de Charles Darwin en est une preuve. Toutes les formes de vies actuelles en sont arrivées à ce point à la suite d’évènements naturels propre à la Terre. Pour qu’une vie extraterrestre puisse exister, il faudrait que la planète en question ait vécu les mêmes évènements, ce qui semble peu probable. "Il est dangereux de supposer que la vie est commune à tout l’Univers. Cela conforte les gens à penser que l’absence de vie est une erreur alors qu’en réalité ceci serait normal et, justement, à l’origine de la vie" a ajouté Charles Cockell.

Le vide permettrait donc la vie. Il a été démontré que l'Univers est une entité infinie. Une chose assez difficile à assimiler pour le cerveau humain. Comment une chose peut-elle être infinie ? L'imagination humaine a besoin d'une limite, d'une frontière. Alors quand il a été expliqué que cet infini était en réalité en pleine expansion, ceci a été doublement plus difficile à comprendre par l'Homme. Tout a besoin d'être pensé, identifié, imagé, matérialisé. Prenons l'exemple-type des mathématiques. Dans ce domaine, tout est expliqué et explicable grâce à des chiffres, des nombres, des lettres et des courbes. Tout est matérialisé alors qu'en réalité les mathématiques sont immatérielles.

Les représentations faussées des extraterrestres

L'erreur de l’espèce humaine est donc de se contenter d’imaginer des choses à partir de ce qu’elle connaît. Effectivement, il est assez difficile de pouvoir imaginer quelque chose sans se baser sur un élément connu. Toutes les créations sont issues de choses communes. Ainsi, lorsque les extraterrestres sont représentés dans les films, ils ont un semblant de caractère humain – des yeux, une bouche, des membres inférieurs et supérieurs, etc. -. Et s’ils n’y ressemblent pas alors ils prennent une image d’insectes géants. Voici donc une preuve que l’Humain a du mal à penser qu’une vie extraterrestre puisse ressembler à autre chose. Le professeur Cockell explique que si vie extraterrestre il y a, celle-ci serait différente de ce que l’on connaît sur Terre. En effet, si l’oxygène et l’eau sont indispensables à toutes formes de vie, peut-être que sur une autre planète ces besoins sont différents et n’existent même pas sur Terre. Et si nos télescopes ont été confectionnés pour voir si une vie extraterrestre est présente dans l’Univers, peut-être qu’elle n’est même pas visible.

Un sentiment de danger contrôlé

En d’autres termes, "notre vision est fortement influencée par notre connaissance de la vie sur Terre". Et, cette limite est certainement un frein à notre découverte d’une vie extraterrestre. En effet, l’Humain a besoin de se conforter avec une identification de l’inconnu. Ainsi, pouvoir imaginer ou identifier une vie extraterrestre est quelque chose de réconfortant pour l’Homme. Car l’inconnu effraie, l’inconnu fait peur et augmente le sentiment de danger. Identifier, imaginer les extraterrestres permettrait alors de se sentir en sécurité et de pouvoir, ainsi, anticiper un quelconque danger.

En conclusion, la vie extraterrestre ne sera certainement jamais reconnue par l’Homme. Notre intelligence ne nous permet pas de percevoir les signes de vie inconnus à la Terre. Un semblant d’humain, animal, végétal ou bien même une molécule ne sont certainement pas les bonnes représentations d’une vie extraterrestre car celle-ci dépasse certainement notre entendement et notre imaginaire.












Le satellite de Saturne Europe pourrait être bien plus intéressant que Mars.

Dimanche 24 Février 2013.

Certains planétologues sont convaincus que la lune de Saturne, dotée d'un océan, a bien plus de chances d'abriter la vie que la planète rouge.

Dans la quête de la vie dans le système solaire, Europe, une lune de Jupiter avec un océan, est bien plus prometteuse que Mars, un grand désert, où les États-Unis concentrent pourtant leurs efforts limités par les contraintes budgétaires, regrettent des planétologues. "Hormis la Terre, Europe est l'endroit dans notre système solaire où il y a la plus grande probabilité de trouver aujourd'hui la vie et nous devrions l'explorer", a souligné Robert Pappalardo, un responsable scientifique au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa. "Europe est recouverte d'une couche de glace relativement fine, possède un océan (liquide sous la glace) en contact avec des roches en profondeur, est géologiquement active et est bombardée de radiations qui créent des oxydants et forment en se mélangeant à l'eau une énergie idéale pour alimenter la vie", a-t-il expliqué.

À la demande de la Nasa, la mission initialement proposée pour explorer Europe a été revue pour en réduire nettement le coût, a indiqué à la presse le planétologue, en marge de la conférence annuelle de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Boston (Massachusetts, nord-est) du 14 au 18 février. Le JPL en collaboration avec le laboratoire de physique appliquée de l'université Johns-Hopkins dans le Maryland (est) ont alors conçu un nouveau projet d'exploration baptisé Clipper pour un montant de deux milliards de dollars au total sans le lancement.

L'engin se mettrait en orbite de Jupiter et effectuerait de nombreux survols rapprochés d'Europe suivant l'exemple réussi de la sonde Cassini pour Titan, une lune de Saturne. "De cette manière, on peut couvrir efficacement toute la surface d'Europe... pour la moitié du coût initial", a assuré Robert Pappalardo. S'il était approuvé, Clipper pourrait être lancé vers 2021 et prendrait de trois à six ans pour atteindre Europe. En comparaison il faut six mois pour atteindre Mars. Toutefois la Nasa a déjà fait savoir fin 2012 qu'il n'y aurait pas de fonds pour la mission Clipper dans le contexte actuel de restrictions budgétaires, a-t-il dit.

Une très grande priorité scientifique... négligée Cependant l'agence spatiale avait annoncé en décembre l'envoi d'un nouveau robot sur Mars en 2020 sur le modèle de Curiosity, un projet de 2,5 milliards de dollars. Arrivé sur la planète rouge en août 2012, le robot va chercher à déterminer si la vie a été possible dans le passé martien. Selon les projets actuels d'exploration robotique de la Nasa, les États-Unis n'auront plus de sonde dans le système solaire éloigné après l'arrivée du vaisseau Juno dans l'orbite de Jupiter en 2016, programmé pour s'écraser sur la planète un an après. La Nasa pourrait toutefois participer modestement à la mission de l'Agence spatiale européenne (ESA) vers Jupiter et ses lunes, baptisée "Jupiter Icy Moon Explorer", où le vaisseau devrait arriver vers 2030.

Constatant que Mars représente la plus grande part de l'exploration du système solaire de la Nasa, Robert Pappalardo a estimé que "l'agence devrait aussi explorer des endroits qui constituent une très grande priorité scientifique". "L'une des questions les plus fondamentales est celle de savoir si la vie existe ailleurs dans le système solaire", a-t-il ajouté. Mars pourrait avoir été habitable il y a plusieurs milliards d'années, mais Europe pourrait bien être propice à la vie aujourd'hui, a insisté le planétologue. "Si Europe est le meilleur endroit dans le système solaire après la Terre pour abriter la vie, Encelade, une lune de Saturne, vient juste après", a souligné Amanda Hendrix, une planétologue du Planetary Science Institute à Tucson (Arizona, sud-ouest). "Elle a une mer sinon un océan d'eau liquide sous une couche de glace et est géologiquement active avec une source de chaleur au pôle sud et un geiser éjectant des particules d'eau", a-t-elle précisé lors de la même conférence de presse.

Europe avait été observée de près pour la première fois par les sondes jumelles américaines Voyager en 1979 et ensuite avec plus de détails par Galileo dans les années 90.












D'autres terres bien plus proches que prévu.

Vendredi 15 Février 2013

Selon une étude réalisée par les astronomes du centre d'astrophysique de l'université d'Harvard et basée sur les observations du téléscope Kepler, 6 % des naines rouges ont des planètes d'une taille similaire à la Terre et potentiellement habitables.

Dans la mesure où ces naines rouges sont les étoiles les plus fréquentes dans notre galaxie, l'exoplanète sœur de la Terre la plus proche se trouverait à seulement 13 années-lumière (une année lumière correspond à 9460 milliards de kilomètres), selon ces travaux.

Comme le souligne Courtney Dressing, astronome de l'université de Harvard, et principal auteur de cette étude, "Jusqu'à présent, nous étions convaincus que nous devrions explorer de vastes distances pour trouver une planète qui ressemble à la Terre, mais il n'en est rien et il existe très probablement une autre planète comme la Terre à quelques années-lumière de chez nous."

L'étude souligne que les naines rouges, très répandues dans notre galaxie et bien qu'elles soient plus petites et moins chaudes que les autres étoiles du type de notre soleil, offrent des conditions tout à fait compatibles avec l'existence de planètes comme la Terre.

Selon ces chercheurs, comme les naines rouges sont en moyenne un millier de fois moins brillantes que notre soleil, elles ne sont pas visibles de la Terre sans télescope. Mais, dans notre "proximité cosmique", il existerait une centaine de planètes en orbite autour de ces naines rouges.

"Ces nouvelles données montrent que la recherche d'une forme de vie extra-terrestre sera plus facile que prévu" souligne David Charbonneau, co-auteur de l'étude.

Néanmoins, d'éventuelles formes de vie sur ces exoplanètes, très proches de leur soleil, seraient sans doute très différentes de la vie sur Terre. En outre, les naines rouges ayant une durée de vie bien plus longues que les étoiles comme notre soleil, la vie aurait eu beaucoup plus de temps pour se développer sur les planètes de ces systèmes solaires














Des planètes-sœurs de la Terre repérées à seulement 13 années-lumière de notre planète.

Lundi 11 Février 2013

SCIENCES – Ces planètes gravitent autour d’étoiles, baptisées «naines rouges», très nombreuses dans notre galaxie... Des astronomes de l’université d’Harvard ont dévoilé ce mercredi une étude bientôt publiée dans la revue The Astrophysical Journal, dévoilant 95 nouvelles planètes dont trois potentiellement habitables situées dans notre galaxie, comme le rapporte le site Science Daily..

Elles gravitent autour de 64 «naines rouges», des étoiles plus petites, moins lumineuses et moins chaudes que le Soleil, très fréquentes dans notre galaxie.

Parmi ces exo-planètes, trois seraient de la même taille et de climat comparable à la Terre, autrement dit potentiellement habitables.

A seulement 13 années-lumière

Mieux, la plus proche se trouverait à «seulement» 13 années-lumière de notre planète, soit quelque 9.460 milliards de kilomètres.

Si une planète-jumelle était découverte, il n’est pas exclu que, malgré ses différences, la vie puisse y exister, avec une atmosphère et des océans qui distribueraient la chaleur à sa surface. En outre, comme les naines rouges ont une existence plus longue que celles d'étoiles comme le Soleil, les planètes qui les entourent sont beaucoup plus vieilles, et la vie pourrait y être plus ancienne.














Notre galaxie compterait au moins 17 milliards de planètes comparables à la Terre.

Jeudi 10 Janvier 2013.

Selon une étude de la NASA reposant sur les observations du télescope Kepler, une étoile sur six dans notre galaxie possède une planète de la taille de la Terre sur une orbite proche, soit un total de plus de 17 milliards de planètes comparables à la nôtre dans notre galaxie.

Depuis son lancement en orbite en 2009, Kepler a observé 150.000 étoiles.

Le site Kepler de la NASA : Kepler.nasa.gov

Kepler : Zone d'observation.

Kepler : Zone d'observation.



Selon cette étude, presque toutes les étoiles similaires à notre Soleil dans la Voie lactée possèdent des planètes en orbites.

Ces exoplanètes ont été regroupées en cinq catégories. Il y a d'abord les planètes (17 % du total) qui font de 0,8 à 1,25 fois la taille de la Terre dans une orbite de 85 jours ou moins autour de leur étoile.

Ensuite, environ un quart des étoiles ont des planètes d’une taille de 1,25 à deux fois celle de la Terre.

Troisième catégorie, les planètes "Neptune", qui ont une taille grande comme deux à quatre fois la Terre.

Quatrième catégorie, les planètes géantes, de quatre à six fois la Terre, qu'on ne trouve qu'autour de 3 % des étoiles de notre galaxie.

Enfin, 5 % des étoiles de la voie lactée ont des planètes gazeuses géantes, type Jupiter.

Depuis un an, Kepler a identifié 2740 planètes en orbite autour de 2036 étoiles.














Black Beauty, une météorite martienne pas comme les autres.

Mardi 8 Janvier 2013.

La roche extraterrestre découverte en Afrique du Nord, exceptionnellement riche en eau, pourrait éclairer l'histoire de la planète rouge.

Une météorite martienne de 2,1 milliards d'années découverte en 2011 dans le désert marocain diffère de toutes celles trouvées jusqu'alors par sa richesse en eau et sa similitude des roches analysées par les sondes de la Nasa sur Mars, selon une étude récemment publiée. "La roche basaltique - lave refroidie - contenue dans cette météorite est similaire à la composition de la croûte martienne", explique Carl Agee, de l'université du Nouveau Mexique (sud-ouest des États-Unis), un des auteurs de cette recherche parue dans la revue Science datée du 4 janvier. Et l'abondance de molécules d'eau dans cette météorite, qui en contient environ dix fois plus que dans les autres météorites martiennes connues, fait penser qu'elle se trouvait sur la surface de Mars il y a 2,1 milliards d'années, selon ce scientifique.

Black Beauty : Météorite Martienne.

Black Beauty : Météorite Martienne.



La météorite, appelée NWA (Northwest Africa) 7034 et surnommée "Beauté noire" (Black Beauty), qui pèse 320 grammes, "raconte comment étaient les volcans sur Mars il y a 2 milliards d'années", résume Carl Agee. "Elle nous donne aussi un aperçu de l'ancienne surface et des conditions d'environnement sur Mars comme jamais ne l'a fait une autre météorite", poursuit-il dans un communiqué de l'Agence spatiale américaine (Nasa). La météorite contient notamment des isotopes de l'oxygène dont le mélange est "différent" de celui trouvé sur les autres météorites martiennes et "qui pourrait provenir d'une interaction avec l'atmosphère de Mars", explique la Nasa. L'eau a pu provenir d'une source volcanique ou d'un aquifère proche de la surface, ce qui laisse penser qu'une activité aqueuse a persisté à la surface de Mars au début de sa première période géologique - l'ère de l'amazonien, qui a débuté il y a 3 milliards d'années.

"Nos analyses du carbone montrent également que la météorite a subi une seconde transformation à la surface de Mars, ce qui explique la présence de macro-molécules de carbone organique", relève Andrew Steele, de la Carnegie Institution, autre auteur de l'étude. Pour ce scientifique, "il s'agit de la météorite martienne la plus riche géochimiquement jamais trouvée et les analyses qui se poursuivent vont probablement révéler d'autres surprises". "Le contenu de cette météorite pourrait remettre en question beaucoup de notions connues de la géologie sur Mars" et peut être "une référence importante pour le robot Curiosity" actuellement en mission sur Mars, avance John Grunsfeld, à la direction des sciences de la Nasa.

Au total, une centaine de météorites d'origine martienne ont été retrouvées à ce jour. Il a fallu attendre les années 1980 pour que la science puisse déterminer l'origine de ces météorites à partir de l'étude des gaz atmosphériques piégés à l'intérieur des roches. Curiosity, la sonde la plus sophistiquée jamais envoyée sur une autre planète, se trouve depuis début août dans le cratère de Gale sur l'équateur martien pour déterminer si la planète Rouge a été propice à la vie microbienne dans son passé. Les météorites d'origine martienne et lunaire sont rares. La plupart proviennent de la ceinture d'astéroïdes, région du système solaire située entre Mars et Jupiter. En 2012, la Meteoritical Society avait répertorié plus de 42 000 météorites, un nombre qui augmente d'environ 1 500 chaque année.

Source : www.Lepoint.fr
















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